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Henry Bergasse

personnalité politique française
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Henry Bergasse
Fonctions
Ministre des Anciens combattants
-
Conseiller général des Bouches-du-Rhône
-
Député des Bouches-du-Rhône
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 82 ans)
MarseilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Henry Alexandre Emmanuel Marie BergasseVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Parti politique
Distinctions

Henry-Emmanuel Bergasse est un officier, avocat et homme politique français, né le à Marseille et mort le dans sa ville natale.

Sommaire

BiographieModifier

Élève de l’École de Saint-Cyr - promotion de la Croix du Drapeau (1913-1914), il est blessé en 1915 sur le front de l’Est. Attaché militaire en Grèce, il embrasse la profession d’avocat au barreau de Marseille. Il participe à la Résistance et participe en 1944 à la libération de Royan.

Il est élu à la seconde Assemblée nationale constituante en 1946 puis à l’Assemblée nationale sous les étiquettes PRL, RPF, ARS et CNI. Il siège au Palais-Bourbon de 1946 à 1962. . Il est ministre des Anciens combattants et victimes de guerre du 8 janvier au 28 juin 1953 dans le gouvernement René Mayer. L'un des 27 RPF à avoir voté l'investiture d'Antoine Pinay, il préside le groupe parlementaires ARS (gaullistes dissidents) de 1953 à 1955.

Dans son Histoire de la IVe République, Georgette Elgey rapporte le témoignage truculent de Roger Duchet sur les circonstances de l'accession d'Henry Bergasse au ministère des Anciens combattants. Réunis dans le bureau de René Mayer, plusieurs sommités du nouveau gouvernement distribuent les portefeuilles. Par malheur, il s'avère que Paul Ribeyre, député de l'Ardèche, initialement pressenti pour défendre les anciens combattants, n'a pas obtenu la Légion d'honneur au combat. Il convient de toute urgence de le remplacer. On ouvre le trombinoscope des députés, et on le parcourt à partir de la lettre A. Barrachin ? Non, il est brouillé avec de Gaulle. Bergasse ? C'est un « bon gros ». Et voilà comment, selon Roger Duchet, Henry Bergasse devient ministre « choisi non à l'ancienneté, mais à l'ordre alphabétique »[1].

Henry Bergasse a été conseiller municipal à Marseille.

DécorationsModifier

BibliographieModifier

SourcesModifier

  1. Georgette Elgey, La République des contradictions (Histoire de la IVe République), Arthème Fayard, 1993 (ISBN 2213030243) p. 104-106