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Henriette de Belgique
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La « duchesse de Vendôme » dans les années 1900.
Biographie
Titulature Princesse de Belgique, princesse de Saxe-Cobourg et Gotha, duchesse en Saxe
« Duchesse de Vendôme »
Dynastie Maison de Saxe-Cobourg et Gotha (puis, maison de Belgique)
Nom de naissance Henriette Marie Charlotte Antoinette de Saxe-Cobourg et Gotha
Naissance
Palais du comte de Flandre, Bruxelles (Belgique)
Décès (à 77 ans)
Sierre (Suisse)
Sépulture Chapelle royale Saint-Louis de Dreux
Père Philippe de Flandre
Mère Marie de Hohenzollern-Sigmaringen
Conjoint Emmanuel d’Orléans
Enfants Marie-Louise
Sophie
Geneviève
Charles-Philippe
Religion Catholicisme romain
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Henriette Marie Charlotte Antoinette de Belgique, qui portera après son mariage les titres de courtoisie de duchesse de Vendôme et duchesse d’Alençon, est née, ainsi que sa sœur jumelle la princesse Joséphine de Belgique, le à Bruxelles dans le palais que ses parents, le comte Philippe et la comtesse Marie de Flandre (frère et belle-sœur du roi Léopold II de Belgique) possèdent rue de la Régence à Bruxelles, à l'angle de la place Royale, abritant aujourd'hui la Cour des Comptes[1]. La sœur jumelle d'Henriette mourra un mois et demi plus tard, le [2].

BiographieModifier

La princesse Henriette compte parmi ses proches nombre de princes et de souverains. Elle est la sœur cadette du prince Baudouin et l'aînée de la princesse Joséphine et du roi Albert Ier (et donc la tante du roi Léopold III, du régent Charles et de la reine Marie-José d'Italie ). Henriette est également la nièce du roi Léopold II, de l'impératrice Charlotte du Mexique et du roi Carol Ier de Roumanie. Sa mère, née Marie de Hohenzollern-Sigmaringen, est un membre de la Maison de Hohenzollern (branche aînée catholique et une lointaine cousine de l'empereur allemand (le célèbre Kaiser)), tout comme son beau-frère le prince Carl, époux de sa sœur cadette Joséphine.

Après une éducation soignée dispensée dans la demeure de ses parents[3], Henriette aura, le , la douleur de perdre son frère Baudouin auquel une grande complicité la liait[4]. Le , Henriette épouse à Bruxelles Emmanuel d'Orléans (qui porte le titre de courtoisie de duc de Vendôme), fils du duc d'Alençon et de la duchesse née Sophie-Charlotte en Bavière, sœur de l'impératrice d'Autriche (la fameuse « Sissi »).

Les jeunes époux s'installent à Neuilly-sur-Seine. Ils font figures de membres remarqués de la vie mondaine parisienne à la Belle Époque[5].

Le , la duchesse de Vendôme est présente lors de l'incendie du Bazar de la Charité dans lequel sa belle-mère trouve la mort. Aux obsèques de cette dernière, Albert de Belgique rencontre la nièce de la défunte, Elisabeth de Bavière. Les jeunes gens se marieront trois ans plus tard.

Cependant la popularité du couple « Vendôme » inquiète la jeune république française[réf. nécessaire]. Indésirables comme l'étaient, sous la IIIe République, tous les membres de la famille d'Orléans[réf. nécessaire], la « duchesse de Vendôme » obtient néanmoins l'autorisation de se fixer à Lugrin, en territoire français, proche de la frontière suisse, dans le château de Blonay en Chablais dominant le lac Léman. Elle y vit simplement, formant autour d'elle un petit cercle composé de gentilshommes savoyards et de personnalités de passage dans la région. Parmi eux, le vicomte Clément de Maugny qui a inspiré le personnage de Robert de Saint-Loup dans La Recherche et, peut-être, Marcel Proust. Selon toute vraisemblance, la « duchesse de Vendôme » qui était une amie intime de Maugny, pourrait avoir été un des modèles de la marquise de Villeparisis.

La princesse Henriette meurt à Sierre (Valais, Suisse) le ; elle est inhumée auprès de son époux dans la crypte de la chapelle royale de Dreux, le mausolée de la famille d'Orléans.

FamilleModifier

De son mariage avec Emmanuel duc de Vendôme, Henriette aura quatre enfants :

ŒuvresModifier

Aquarelliste de talent, Henriette a illustré plusieurs ouvrages :

  • Fleurs des Alpes, cueillies dans mes excursions, Lausanne, Gonin et Cie, Libraires-Éditeurs, 1928 [1]
  • Notre voyage en Afrique (Algérie, Tunisie, Maroc), Paris, Éditions de la "Gazette des Beaux-Arts", 1928, tiré à 300 exemplaires, 4 volumes in-8 carré; - T.I : Algérie : faux-titre, justification, v, 251 p. / T.II : Tunisie : 206 p. / T.III : Tunis, Carthage, Bizerte Dougga, Alger, Oranais, Sud-Oranais : 198 p. / T.IV : Maroc : 249 p.
  • Les Croix des Alpes, Bruxelles, Éditions de la Société des bibliophiles et des iconophiles de Belgique, 1937

Henriette a également commenté le Journal de Marie-Amélie de Bourbon, duchesse d'Orléans, Paris, Plon, 1938-1943. Elle est aussi l'auteur de Madame Élisabeth de France, Paris, Flammarion, 1942, avant de publier Les Pensées de Marie-Amélie, reine de France, Paris, La Bonne Presse, 1946. Elle a en outre préfacé quelques ouvrages.

Actes d'état civil de la princesse HenrietteModifier

Titulature et décorationsModifier

TitulatureModifier

Titres et honneurs
Henriette de Belgique
Prédicat Son Altesse Royale
Style oral Votre Altesse Royale
Style alternatif Madame
  • 30 novembre 1870 — 14 mars 1891 : Son Altesse Royale la princesse Henriette de Saxe-Cobourg et Gotha, duchesse en Saxe
  • 14 mars 1891 — 12 février 1896 : Son Altesse Royale la princesse Henriette de Belgique, princesse de Saxe-Cobourg et Gotha, duchesse en Saxe
  • 12 février 1896 — 28 mars 1948 : Son Altesse Royale la duchesse de Vendôme

À sa naissance, en tant que petite-fille du roi Léopold Ier par son troisième fils, Philippe, comte de Flandre, la princesse Henriette est titrée princesse de Saxe-Cobourg et Gotha et duchesse en Saxe, avec prédicat d’altesse royale, selon les titulatures de sa maison[6],[7], et porte le titre officieux de princesse de Belgique, qui sera régularisé en 1891[8].

DécorationsModifier

  Autriche-Hongrie
  Dame de l’ordre de la Croix étoilée[9]
  Royaume de Bavière
  Dame de première classe de l’ordre de Sainte-Élisabeth (2 octobre 1900)[10]
  République française
  Médaille de la Reconnaissance française (13 juin 1919)[11]
  Ordre souverain de Malte
  Grand-croix d'honneur et de dévotion de l'ordre souverain de Malte (1909)[12]

BibliographieModifier

  • Dominique Paoli, Henriette, Duchesse de Vendôme, éditions Racine, Bruxelles, 2001, 272 pages.
  • Damien Bilteryst, Philippe Comte de Flandre : Frère de Léopold II, Bruxelles, Éditions Racine, , 336 p. (ISBN 978-2-87386-894-9, lire en ligne).
  • Damien Bilteryst, Le prince Baudouin : Frère du Roi-Chevalier, Bruxelles, Éditions Racine, , 336 p. (ISBN 978-2-87386-847-5, lire en ligne).
  • Chantal de Badts de Cugnac et Guy Coutant de Saisseval, Le Petit Gotha, Paris, Éditions Le Petit Gotha, coll. « Petit Gotha », (1re éd. 1993), 989 p. (ISBN 2-9507974-3-1), p. 279 et seq. (section « Maison royale de Belgique »)

Notes et référencesModifier

  1. Damien Bilteryst, Philippe comte de Flandre : Frère de Léopold II, Bruxelles, Éditions Racine, pp.185-90 (ISBN 9782873868475)
  2. Damien Bilteryst, Philippe comte de Flandre : Frère de Léopold II, Bruxelles, Éditions Racine, pp.204-5 (ISBN 9782873868475)
  3. Damien Bilteryst, Le prince Baudouin, frère du Roi-Chevalier, Bruxelles, Éditions Racine, pp.38-41 (ISBN 9782873868475)
  4. Damien Bilteryst, Le prince Baudouin, frère du Roi-Chevalier, Bruxelles, Éditions Racine, pp.259-71 (ISBN 9782873868475)
  5. Dominique Paoli, Henriette - Duchesse de Vendôme, Bruxelles, Éditions Racine, pp.105-23 (ISBN 9782873868475)
  6. Badts de Cugnac et Coutant de Saisseval 2002, p. 280
  7. Badts de Cugnac et Coutant de Saisseval 2002, p. 287
  8. Stéphane Guiot, « Titres royaux en Belgique : Prince de Belgique », sur Heraldica, (consulté le 22 décembre 2018).
  9. « Almanach de Gotha »,
  10. « Almanach de Gotha : contenant diverses connaissances curieuses et utiles pour l'année ... », sur Gallica, (consulté le 13 avril 2019)
  11. Citation parue au Journal officiel de la République française le 19 juin 1919 : « Par décret en date du 13 juin 1919, rendu sur la proposition du garde des sceaux, ministre de la justice : La médaille de vermeil de la Reconnaissance française a été conférée à : MMe la duchesse de Vendôme, née princesse Henriette-Marie-Charlotte-Antoinette de Belgique, à Neuilly-sur-Seine, présidente d'honneur du comité de Neuilly. MMe la duchesse de Vendôme a depuis le début de la guerre, prêté son précieux concours au traitement des blessés de nos armées dans les hôpitaux de l'Association des dames françaises. Sa généreuse et dévouée collaboration est hautement appréciée par le comité central de cette œuvre et le service de santé qui l'ont désignée pour cette distinction. » http://gallicalabs.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63824323/f3.item.r=duc%20de%20Vend%C3%B4me.zoom
  12. « Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe », sur Gallica, (consulté le 24 mai 2019)

AnnexesModifier