Henri de Massue de Ruvigny

diplomate français

Henri de Massue, marquis de Ruvigny (également écrit Massué), né vers 1605, mort en Angleterre en 1689, est un général français huguenot, qui a été ambassadeur extraordinaire du royaume de France en Angleterre.

BiographieModifier

Henri de Massue est le fils aîné de Daniel de Massue, seigneur de Ruvigny et de Madeleine de Pinot des Fontaines. Son père est commandant de la Bastille sous Sully.

Il sert dans le régiment des Gardes dès 1627. Il est grand fauconnier de Monsieur.

Le , il lève un régiment d’infanterie qui prend part à la campagne de l’armée d’Italie ; son régiment est licencié à la fin de la campagne.

Il est fait maréchal de camp le et mestre de camp du régiment Colonel-Général de la cavalerie le . Il se démet de ce régiment en et obtient le un régiment de cavalerie allemand de son nom dont il se démet en .

Henri de Massue est créé lieutenant général des armées du roi le . En , Mazarin le fait nommer député général des Églises protestantes à la mort du marquis d’Arzilliers.

Le roi le charge de conduire en 1666 la reine du Portugal se rendant à Lisbonne, puis le charge de missions extraordinaires auprès de Charles II en 1667 et 1673.

Il revient à Paris en 1676, se démet de sa fonction de député général au profit de son fils, puis se fait naturaliser en Angleterre dès 1680 en prévision de la révocation de l’édit de Nantes.

Après la Révocation en 1685, il obtient du roi, le , la permission de se retirer en Angleterre avec sa femme et ses deux fils. Il devient membre des conseils de Guillaume d’Orange après la révolution de 1688. Il meurt en 1689 et est enterré le à Greenwich, où il avait fondé une église française.

FamilleModifier

D’après les généalogistes Haudicquer de Blancourt et La Chenaye des Bois, Henri de Massue a pour grand-père paternel Nicolas de Massue († 1585), baron de Raineval qui avait épousé Hélène d’Ailly, fille d’Antoine, écuyer, seigneur de la Mairie et de Pierrepont, vidame d’Amiens et de Charlotte de Famechon.

Henri de Massue épouse en 1647 une sœur consanguine de Tallemant des Réaux.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Pinard, Chronologie historique-militaire, tome 4, Paris, Claude Herissant, 1761, p. 123-124.
  • Saint-Simon, Mémoires de Saint-Simon, tome 4, Paris, librairie Hachette et Cie, 1884, p. 20.
  • John Viénot, Histoire de la Réforme française de l’Édit de Nantes à sa Révocation, Paris, Librairie Fischbacher, 1934.
  • Solange Deyon, Du loyalisme au refus. Les Protestants français et leur député général entre la Fronde et la Révocation, Villeneuve-d'Ascq, Publications de l'université de Lille III, 1977, 200 p. (ISBN 2-85939-059-6)

Article connexeModifier