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Henri Rambaud

journaliste français
Henri Rambaud
Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
Activités

Henri Rambaud, né le à Lyon et mort le dans la même ville[1], est un professeur de lettres français, journaliste et écrivain spécialiste du roman anglais.

Il épouse le 3 janvier 1924 Suzanne Duquaire, fille du docteur Maurice Duquaire. Ils ont eu 3 enfants, Philippe, Régis et Jacques.

BiographieModifier

Professeur de Lettres aux Facultés Catholiques de Lyon, il était le fils de Joseph Rambaud, professeur à la faculté catholique et économiste, qui fonda en 1879 le quotidien conservateur Le Nouvelliste, qui devait essaimer de Lyon dans plusieurs autres régions françaises.

Après un séjour à Paris où il côtoie notamment Jacques Bainville, Paul Claudel, André Maurois, Paul Valéry et de nombreux autres écrivains, il revient à Lyon en 1932 pour succéder à son frère Régis qui avait pris la direction du Nouvelliste de Lyon. En raison de son âge, il sera nommé rédacteur en chef mais n'aura pas la direction du Groupe de presse. En 1942, alors que Lyon situé en zone libre, est envahi par les allemands, il refuse d'écrire sous censure allemande et propose le sabordage du titre. Mis en minorité au conseil d'administration, il quitte le journal créé par son propre père pour entrer en résistance. Il participe au réseau Témoignage chrétien.

S'il partageait avec Charles Maurras une amitié littéraire qui l'amena à témoigner en faveur du Maître de Martigues lors du procès de ce dernier devant la Haute Cour en 1945, Henri Rambaud n'adhéra jamais à l'Action française, même s'il donna quelques articles de critique littéraire à ce journal.

Il collabora à La Nouvelle Revue Française de 1924 à 1929, La Revue universelle de Jacques Bainville et Henri Massis, au Bulletin des Lettres et à la revue catholique Itinéraires de Jean Madiran.

PublicationsModifier

Il publia avec Pierre Varillon Enquête sur les jeunes maîtres de la littérature en 1923.

Avec François Derais L'envers du journal de Gide en 1951, réédité en 1952.

Son œuvre majeure est La voie sacrée qu'il publia en 1946.

Il préfaça et présenta de nombreuses œuvres: Le rouge et le blanc (Lucien Leuwen) de Stendhal en 1928, les œuvres de La Rochefoucault en 1929, La musique du piano des origines à Ravel de Louis Aguettant en 1954.

Notes et référencesModifier

  1. Archives municipales de Lyon, état civil du 2e arrondissement, année 1899, acte de naissance no 215.