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Henry Murger

feuilletoniste, poète et auteur dramatique français
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Henry Murger
Description de cette image, également commentée ci-après
Henry Murger en 1854.
Naissance
Paris
Décès (à 38 ans)
Paris
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français

Œuvres principales

Henri-Théophile Bouillon
Monument à Henry Murger (1895, détail), Paris, jardin du Luxembourg[1].

Henry Murger est un écrivain français, né le à Paris, mort le à Paris[2].

BiographieModifier

Fils d'un concierge-tailleur et d'une ouvrière, Louis Henry Murger passe sa jeunesse parmi les « Buveurs d'Eau » (car n'ayant pas assez d'argent pour s'offrir une autre boisson au comptoir), un groupe d'artistes-bohémiens du Quartier latin que fréquentera notamment le photographe Nadar.

Ami avec les grands noms de la littérature, il connaîtra la célébrité en publiant les Scènes de la vie de bohème, un feuilleton de l'école réaliste dans lequel il met en scène ses amis, comme Schanne, sous des noms les masquant à peine.

Les frères Goncourt, dont ils furent également un ami, en font un portrait acide dans leur Journal le 27 décembre 1857 : « C'est merveilleux, la maladie utérine de Murger pour la femme, le besoin qu'il éprouve de se frotter à une de ses peaux, de coucher sa muse erotico-lymphatique dans le giron d'une salope. Ne trouvant personne pour aller au bordel, il s'enfuit au foyer des Variétés. C'est étonnant comme cette intelligence n'est faite pour aucun des plaisirs sérieux de l'intelligence, ni les goûte ni les sent et est depaysée dans une conversation un peu haute, comme une convive de goguette dans un dîner diplomatique. »

Le compositeur italien Giacomo Puccini en a tiré son opéra, La Bohème, en 1896, ainsi que Ruggiero Leoncavallo en 1897. Marcel L'Herbier et Aki Kaurismaki l'ont porté au cinéma.

Secrétaire du comte Tolstoï, collaborateur de différentes revues littéraires dont la Revue des deux Mondes, il fut un auteur dramatique à succès.

Ballades et fantaisies (1854) et Les Nuits d'hiver (1861) sont ses deux recueils de poésie. L'un de ses compères, Théodore de Banville, célèbre les héroïnes de Murger par un poème tout simplement intitulé À Henri Murger (Odelettes, 1856).

Henry Murger est mort à la maison de santé municipale à Paris, 10e (Hôpital Fernand Widal), dite Maison Dubois[3] le 29 janvier 1861. Il est inhumé au cimetière Montmartre (division 5). La statue de pierre qui orne sa sépulture, et qui représente la Jeunesse laissant tomber des roses sur le tombeau, est l'œuvre d’Aimé Millet[4].

ŒuvresModifier

DistinctionModifier

Chevalier de la Légion d'honneur en 1858[5].

NotesModifier

  1. « Monument à Henri Murger – Paris, 6e arr. », notice sur e-monumen.net.
  2. Note : La base Léonore de la Légion d'honneur donne d'autres dates de naissance et de décès, mais la copie de l'acte de naissance confirme la date de naissance. Pour la date de décès, 28 ou 29 janvier.
  3. Depuis Hôpital Fernand-Widal.
  4. « MURGER Henri (1822-1861) - Cimetières de France et d'ailleurs », sur www.landrucimetieres.fr (consulté le 7 août 2019)
  5. « Cote LH/1968/50 », base Léonore, ministère français de la Culture.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Loïc Chottard, préface à Henry Murger, Scènes de la vie de bohème, Paris, Gallimard, 1988.
  • Claude Foucart, « De la conversation romanesque à l'air d'opéra : d'Henry Murger à Giacomo Puccini », in Opera als Text, Romantische Beiträge zur Libretto-Forschung, Heidelberg, Universitätsverlag, 1986.
  • Niklaus Manuel Güdel, « Henri Murger (1822-1861) : réminiscence et fin de la bohème romantique », in Robert Kopp (dir.), Achèvement et dépassement. Romantisme et Révolution(s) III, Paris, Gallimard, coll. « Cahiers de la NRF », 2010, p. 31-75.
  • Vincent Laisney, « De la sociabilité bohémienne à la sociabilité cénaculaire (les Scènes de la vie de bohème de Henry Murger) », in Sarga Moussa (dir.), Le Mythe des Bohémiens dans la littérature et les arts en Europe, Paris, L'Harmattan, 2008, p. 295-314.
  • Georges Montorgueil, Henri Murger, romancier de la bohème, Paris, Grasset, 1928.
  • Takayasu Ōya, « Henry Murger, peintre des grisettes et réaliste sans le savoir », in Études de Langue et Littérature françaises, Tokyo, no  32, 1978, p. 25-45.
  • Jerrold Seigel, Bohemian Paris. Culture, Politics, and the Boundaries of Bourgeois Life, 1830-1930, Baltimore and London, The Johns Hopkins University Press, 1986.
  • Cyprien Tasset, « Construction d'enquête et définition des groupes sociaux. Réflexions à partir de Bohemian Paris, de Jerrold Seigel »

Liens externesModifier