Henri Baudin

acteur français
Henri Baudin
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Naissance
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Val-d'OiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Henri Pierre Baudin, né à Lyon 4e dans le Rhône le [1] et mort à Vienne-en-Arthies dans le Val-d'Oise le , est un acteur français

Acteur protéiforme du cinéma muet, il fut surnommé L'homme aux cent visages pour ses remarquables compositions, aussi diverses que Vitalis dans Sans famille, M. Lepic dans Poil de carotte, Spendius dans Salammbô, Henri IV dans La Bouquetière des innocents, Sarati dans Sarati le terrible ou Antoine Macquart dans L'Assommoir. (Réf. Almanach Hachette 1930, page 29)

BiographieModifier

Henri Baudin est le fils du peintre et dessinateur lyonnais Eugène Baudin. Après des études à l'école des Beaux-arts de sa ville natale, il exerce comme sculpteur-décorateur dans différents ateliers. Il fréquente également le Conservatoire et joue les utilités dans plusieurs théâtres avant de se joindre à une troupe de comédiens ambulants. Au début des années 1910, il s’installe à Paris où il rejoint la compagnie de Gabrielle Réjane au théâtre de la rue Blanche.

Henri Baudin fait ses débuts au cinéma dans le film de André Hugon Sous les phares en 1916. Il est le partenaire de Huguette Duflos dans Le Piège de l'amour et de Lina Cavalieri dans L'Idole brisée. En 1920, il donne la réplique à sa femme, Céline James, dans Les Trois Graines noires, film en huit épisodes réalisé en Normandie par Maurice Challiot. Il incarne Antoine Macquart dans L'Assommoir (1921) de Maurice de Marsan et Charles Maudru, tiré du roman d'Émile Zola ; le comte de Rochefort dans Les Trois Mousquetaires d'Henri Diamant-Berger; le rôle principal de Sarati le terrible (1922) tourné en Algérie par René Hervil et Louis Mercanton; le roi Henri IV dans La Bouquetière des innocents (1922) de Jacques Robert ; le professeur Aldrich dans Terreur (1923) de Edward José et Gérard Bourgeois où il est partenaire de la grande vedette américaine Pearl White; l’esclave grec Spendius dans Salammbô (1924) de Pierre Marodon d’après Gustave Flaubert ou le personnage biblique Isaac dans Le Berceau de Dieu (1926) de Fred Leroy-Granville. Sorte de Lon Channey à la française, il peut tout jouer, grâce à sa science du maquillage.

Également apprécié à l’étranger, il tourne dans des productions allemandes avec Lotte Neumann, Olga Engl et Olga Tschechowa, comme partenaires. Le cinéaste russe Yakov Protazanov le dirige dans Le Sens de la mort (1921 et l’Espagnol Benito Perojo dans Toute la vie. Abel Gance lui donne pour le rôle du berger Santo-Ricci dans son Napoléon (1927). Avec l’arrivée du cinéma parlant, Henri Baudin tourne encore quelques films dont La Chanson des nations (1931) de Maurice Gleize et Rudolf Meinert avec Dolly Davis, une seconde version d'Henri Diamant-Berger des Trois Mousquetaires en 1932 et, la même année, un moyen métrage avec Fernandel, La Terreur de la pampa de Maurice Cammage.

En 1929, Henri Baudin achète un moulin de vingt-huit pièces au lieu-dit les Millonets à Vienne-en-Arthies où il se retire définitivement au milieu des années trente. L’acteur est tombé amoureux de cet endroit au cœur du Vexin alors qu'il tournait Le Chemineau de Georges Monca et Maurice Kéroul en 1926. C’est là qu’il meurt le .

Il était marié à l'actrice Céline Potel dite Céline James (1888-1971).

FilmographieModifier

BibliographieModifier

  • Revue Mon Ciné no 26 d'.
  • « Alphonse Baudin, Pierre et les autres... la saga d'une illustre famille de l'Ain » par Dominique Erster - IDC Éditions - Brénod - Ain [lire en ligne] (ISBN 979-10-94302-51-4) pages 148 à 157

Notes et référencesModifier

  1. Acte de naissance n° 164 (vue 29/142) avec mentions marginalles du mariage et du décès. Archives municipales de la Ville de Lyon, état-civil du 4e arrondissement, registre des naissances de 1882.

Lien externeModifier