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Henri-Léon Willette

militaire français
Henri-Léon Willette
Colonel Willette (Willette, 1886).jpeg
Portrait du colonel Willette dessiné par son fils, Adolphe Willette, en 1886.
Biographie
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MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
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Henri-Léon Willette, né à Bastia le et mort à Paris le , est un militaire français.

Sommaire

BiographieModifier

Entré à l’École militaire en octobre 1841, Henri-Léon Willette est officier-élève à l’École d'état-major en octobre 1846[1]. Lieutenant depuis le 30 décembre 1848, il est en 1851 l'aide de camp du général Desperais de Neuilly au 9e régiment de cuirassiers[2]. Le 10 mai 1852, il est nommé capitaine et attaché à l'état-major de la 2e division[3]. En 1858, il devient l'aide de camp du général Bazaine, qu'il sert ainsi pendant une douzaine d'années[4].

Au cours de la campagne d'Italie, sa participation à la bataille de Melegnano (1859) lui vaut d'être nommé chevalier de la Légion d'honneur. Il est promu officier de cet ordre après la bataille de San Lorenzo (1863), pendant l'expédition du Mexique[4].

Lors de la Guerre franco-allemande de 1870, le chef d'escadron Willette est toujours aux côtés du maréchal Bazaine (en tant que deuxième aide de camp, le premier étant le colonel Boyer)[5] quand celui-ci capitule à Metz. Prisonnier en Allemagne, à Cassel, Willette est élevé au grade de lieutenant-colonel en 1873[6].

Malgré les accusations de trahison à l'encontre du maréchal, son aide de camp lui reste fidèle, témoigne à sa décharge lors de son procès et partage sa captivité sur l'île Sainte-Marguerite. En raison de ce dévouement, le colonel Willette est immédiatement suspecté de complicité après l'évasion du maréchal, le 10 août 1874. Arrêté à Marseille, écroué au fort Saint-Nicolas puis transféré à la prison de Grasse, il est condamné à six mois de prison en septembre. Incarcéré au fort Lamalgue[7] puis libéré le 17 mars 1875, il est placé en disponibilité avant d'être mis d'office à la retraite quelques mois plus tard[4].

Revenu à la vie civile, il se reconvertit sans grand succès dans le commerce du vin. Lors de l'Exposition universelle de 1878, il obtient une place au Figaro grâce à la bienveillance d'Hippolyte de Villemessant. Par la suite, il est pendant quelque temps le secrétaire d'un cercle parisien[4].

Admis à l'hôtel des Invalides en 1882[1], il y meurt le 23 juillet 1892[8]. Le surlendemain, après une cérémonie religieuse avec les honneurs militaires en l'église Saint-Louis-des-Invalides, il est inhumé au cimetière du Montparnasse[9].

Marié à Marie-Claire-Elisabeth Junck de Blankenheim (vers 1831-1908), fille d'un aide de camp du général Molitor, Willette a eu quatre enfants[1], dont l'artiste Adolphe Willette (1857-1926). Ce dernier a peint son portrait en pied, grandeur nature (2,17 × 1,30 m)[10], et l'a exposé au Salon de 1887 sous le titre Portrait de mon père (no 2486)[11].

RéférencesModifier

  1. a b et c Le Courrier français, 5 septembre 1886, p. 6.
  2. Annuaire militaire de la République française pour l'année 1851, Paris, Berger-Levrault, 1er juin 1851, p. 49.
  3. Annuaire militaire de l'Empire français pour l'année 1853, Paris, Berger-Levrault, 1853, p. 50 et 68.
  4. a b c et d De Beauvoir, p. 2.
  5. Annuaire militaire de l'Empire français pour l'année 1870, Paris, Berger-Levrault, 31 janvier 1870, p. 139.
  6. Almanach national : annuaire officiel de la République française pour 1873, Paris, Berger-Levrault, 1873, p. 702.
  7. Le Gaulois, 25 novembre 1874, p. 3.
  8. Archives de Paris, état civil du 7e arrondissement, registre des décès de l'année 1892, acte no 1344 du 24 juillet (vue 8 sur 31).
  9. Le Gaulois, 26 juillet 1892, p. 2.
  10. Catalogue des tableaux, aquarelles et dessins provenant de l'atelier de feu A. Willette (1857-1926), Paris, 1927, no 57.
  11. Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture et lithographie des artistes vivants exposés au Palais des Champs-Élysées le 1er mai 1887, Paris, Paul Dupont, 1887, p. 205.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Henri Roger de Beauvoir, « Les Disparus », Le Figaro, 22 août 1886, p. 2.

Liens externesModifier

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