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Hector Gerbaix de Sonnaz

Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille Gerbaix de Sonnaz.
Hector Gerbaix de Sonnaz
Perrin C. lith. - Generale De Sonnaz - litografia - 1860.jpg

Hector de Sonnaz en 1860.

Fonction
Ministre de la Guerre du Royaume de Sardaigne (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 79 ans)
TurinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Ettore de SonnazVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Ettore Gerbaix de SonnazVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Enfant
Autres informations
Distinction

Hector Gerbaix de Sonnaz (en italien Ettore Gerbaix de Sonnaz), né le à Thonon et mort le à Turin[1], est un général, homme politique et sénateur sarde du XIXe siècle, appartenant la famille noble savoyarde de Gerbaix de Sonnaz. Il est comte de Sonnaz, baron d'Aranthon, seigneur d'Habère, de St. Romain et Vernaz.

Sommaire

FamilleModifier

Hector Gerbaix de Sonnaz est le fils du comte Janus Gerbaix de Sonnaz (1736-1814), commandant à compter de 1783 de la Brigade de Savoie, royaliste fidèle qui combattit contre les troupes françaises lors de l’invasion de la Savoie en 1792 et de Christine de Maréchal.

De son mariage avec Maria Teresa Gallone[1], il a trois fils :

BiographieModifier

Sous l'EmpireModifier

Hector Gerbaix de Sonnaz débute comme volontaire dans le 4e régiment de gardes d'honneur de la Garde impériale le . Il reçoit à la Bataille de Dresde le baptême du feu. Il participe aux batailles de Kulm et de Leipzig et prend part à la fameuse charge de Murat, entre Wachau et Gulden-Gossa. Il se battit plus tard sur la Kinzig lors de la bataille de Hanau (28 octobre 1813) sauva la vie à son colonel, M. de Monteil. Cet acte de courage lui valut la croix d'honneur. Il fit ensuite la campagne de 1814. Dès le début, il se distingua par sa belle conduite dans l'Ile d'Allonden, sur le Rhin, qu'il était chargé de défendre avec un faible détachement.

On le voit ensuite à Saint-Dizier, à Brienne, à la Rothière, à Champaubert, à Montmirail, montrant toujours la même bravoure et la même ardeur. Sous les murs de Paris, il fait avec son régiment une charge splendide et reprend la batterie de Charonne qu'avaient perdue les élèves de l'École polytechnique[4].

Au PiémontModifier

À la chute de l'Empire, il rejoint l'armée sarde et participe à l'éducation du Victor-Emmanuel II de Savoie.

Nommé à différents commandements il quitte celui de la division de Gènes pour prendre dans la campagne contre l’Autriche en 1848 le commandement du 2e corps d’armée sarde à la Bataille de Pastrengo et à Custoza. Sa stratégie pendant cette période a fait l'objet de contestation et il demeure une personnalité controversée.

Il est nommé sénateur piémontais le [1].

Du au , il est ministre de la guerre et de la marine du gouvernement Gioberti.

Il est nommé Commissaire extraordinaire pour la Savoie le [5], pour calmer l’éveil politique local et créer une commission d'enquête sur les besoins du duché[6].

Il sera envoyé extraordinaire le auprès du Tsar Alexandre II pour faire reconnaître Victor-Emmanuel II de Savoie comme roi d'Italie.

Il a sa statue Piazza Arbarello à Turin.

CarrièreModifier

DécorationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. a, b et c Gilles Bertrand, Identité et cultures dans les mondes alpin et italien : XVIIIe-XXe siècle, Harmattan, Collection « Logiques historiques », (ISBN 2738498310 et 9782738498311), p. 86.
  2. (it) Sénat de la République (Italie) - Senatori dell'Italia liberale, « GERBAIX DE SONNAZ Giuseppe », notes9.senato.it (consulté le 19 février 2012).
  3. (it) Sénat de la République (Italie) - Senatori dell'Italia liberale, « GERBAIX DE SONNAZ Carlo Alberto », notes9.senato.it (consulté le 19 février 2012).
  4. Le Spectateur militaire: Recueil de science, d'art et d’histoire militaire, 10e Volume octobre, novembre, décembre 1867.
  5. Paul Guichonnet (sous la dir.), Nouvelle Histoire de la Savoie, éd. Privat, (ISBN 2-70891-637-8), p. 275.
  6. Régine Boisier, Adrien : Fils de paysan, appelé l'aristo, La Fontaine de Siloé, , 363 p. (ISBN 2-84206-213-2 et 978-2-8420-6213-2), p. 64.

SourcesModifier

AnnexesModifier