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Hauteville-sur-Fier

commune française du département de la Haute-Savoie
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hauteville.

Hauteville-sur-Fier
Hauteville-sur-Fier
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Annecy
Canton Rumilly
Intercommunalité CC Rumilly Terre de Savoie
Maire
Mandat
Roland Lombard
2014-2020
Code postal 74150
Code commune 74141
Démographie
Gentilé Hautevillois
Population
municipale
922 hab. (2016 en augmentation de 10,29 % par rapport à 2011)
Densité 188 hab./km2
Population
aire urbaine
25 728 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 54′ 16″ nord, 5° 58′ 32″ est
Altitude Min. 320 m
Max. 524 m
Superficie 4,9 km2
Localisation

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Hauteville-sur-Fier
Liens
Site web hautevillesurfier.fr

Hauteville-sur-Fier est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune fait partie du pays de l'Albanais.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune Hauteville-sur-Fier se situe dans la partie haute-savoyarde du pays de l'Albanais. Elle se trouve à 7 km de Rumilly, chef-lieu du canton, et 14 km d'Annecy, la préfecture du département.

La commune est traversée par le Fier.

La commune s'organise autour de six noyaux urbains, le chef-lieu, avec La Croix à l'Est, la Pallud, Hautevillette et Les Onges, au Nord, et Le Vernay, à l'Ouest, tous situés en rive droite. Un noyau s'est développé sur la rive gauche en direction de la plaine de la Champagne (Marcellaz-Albanais - Rumilly).

Communes limitrophesModifier

 
Hauteville-sur-Fier et ses communes voisines.
  Saint-Eusèbe  
Vallières N Vaulx
O    Hauteville-sur-Fier    E
S
Sales Marcellaz-Albanais Étercy

ToponymieModifier

Le toponyme Hauteville-sur-Fier est officiel depuis l'année 1901 (publication au JO du )[1],[2],[3]. Le nom de la commune, afin de ne pas être confondu, est associée à la rivière qui traverse son territoire, le Fier. Elle portait le nom de Hauteville-de-Rumilly jusqu'en 1749, puis simplement Hauteville[1],[2].

Le nom provient du latin Alta villa (Alteville), de alta, signifiant « haute, située en hauteur », et de villa, désignant un domaine agricole de l'époque gallo-romaine. Cette appellation repose peut être sur l'opposition à la rive gauche du Fier, correspondant à la plaine dite de Champagne[4].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Ôtavèla (graphie de Conflans) ou Hôtavela (ORB)[5].

HistoireModifier

Le bourg s'est développé à partir d'un gué permettant de traverser le Fier[3]. Le site semble occupé dés l'Antiquité avec la présence notamment d'un temple dédié au dieu Vintius, au lieu-dit « vigne des Idoles »[3],[6]. En effet, une inscription sur une plaque de calcaire blanc, datant très probablement du règne de l'empereur Tibère, a été découverte sur laquelle est mentionnée le donateur du temple, le préfet du district de Diane (Diarensium) Titus Valerius Crispinus[3],[6],[7]. Celle-ci est exposée au musée de Rumilly[3].

Durant la période médiévale, le passage par le pont de la Champagne est stratégique entre les cités de Genève, au Nord, et Chambéry, au Sud[3],[8]. Il est placé sous la garde de deux châteaux (XIIe siècle) et des saints protecteurs, Christophe et Nicolas[3]. La paroisse accueille aussi à partir du XIIIe siècle un hôpital dit de « Hautevillette » appartenant à l'ordre des Hospitaliers[3].

Les lieux semblent appartenir au domaine de l'abbaye Saint-Maurice d'Agaune avant de passer à la maison de Genève, qui prêtent hommage pour une partie à l'abbaye en 1178[9]. La seconde est entre les mains de la famille dite de Hauteville, mentionnée au cours du XIIe siècle dans l'entourage des comtes de Genève[9]. Les Genève possède le château édifié sur une motte, probablement au cours du XIIe siècle, tandis que les seconds semblent posséder la maison forte de Collonges, remontant au siècle suivant.

Les Hospitaliers s'installent sur la paroisse vers 1227, à la suite de la cessation du fief par l'évêque de Genève, Aymon de Grandson[10], au lieu-dit Hautevillette[11]. Ils édifient un hôpital, placé sous le patronage de saint Christophe[11]. L'établissement fonctionne jusqu'en 1576[11].

En 1308, le fief de Hauteville passe à la maison de Savoie, à la suite du traité signé à Saint-Georges-d'Espéranche entre les comtes de Savoie et de Genève[12]. Le comte Guillaume III de Genève prête hommage pour le château au comte Amédée V de Savoie[8].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
En cours Roland Lombard ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Elle fait partie de la communauté de communes Rumilly Terre de Savoie.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Les habitants de Hauteville-sur-Fier sont appelés les Hautevillois-es[2].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2016, la commune comptait 922 habitants[Note 1], en augmentation de 10,29 % par rapport à 2011 (Haute-Savoie : +7,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
326345423437542526472471515
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
471548531515487463479433433
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
364412418414353371323357349
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016 - -
407500685796796898922--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

La commune de Hauteville-sur-Fier est située dans l'académie de Grenoble. En 2016, elle administre une école maternelle et élémentaire appelée « Christine Janin », regroupant 107 élèves[16].

ÉconomieModifier

  • Élevage laitier.
  • Coopérative laitière.
  • Artisanat.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • le château de Hauteville (ruines), possession des comtes de Genève (v. XIIe siècle)[9].
  • la maison forte de Collonges, au pied du château comtal.
  • le château des Onges, construit au XVIe siècle par le Sénateur Jehan/Jean-Denis d'Anières († 1608), seigneur de Veigié, sans fonction défensive[17]. Il passe ensuite par mariage à la famille Gantelet[18]. Le château est restauré par Charles d'Anières de Gantelet à la fin du XIXe siècle[18].
  • l'ancien hôpital Saint-Christophe de « Hautevillette » (XIIIe siècle), avec sa tour dite la « prison » appartenant aux Hospitaliers de Compesières[11].
  • l'église Saint-Nicolas, construite en 1646 par Fernand Roulier porteur de l’art baroque en Savoie. Fortement modifiée au XIXe siècle[19].
  • le Fier, affluent du Rhône.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Famille de Hauteville (v. XIIe au XIVe siècle), seigneurs d'Hauteville et de Crête, situés dans l'entourage des comtes de Genève et au service du diocèse[20], portant notamment la charge de vidomne de Genève[9],[21].

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et Lac d'Annecy (Tome III), Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 2-7171-0200-0), p. 423-426, « Hauteville-sur-Fier (Hauteville de Rumilly) ».

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. a b et c « Hauteville-sur-Fier », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 26 novembre 2017), Ressources - Les communes.
  3. a b c d e f g et h Histoire des communes savoyardes 1981, p. 423, « Seigneurie et château »
  4. Revue savoisienne, Volume 54, Académie florimontane, Annecy, 1913, p. 50.
  5. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 12
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  6. a et b Christian Sorrel (sous la direction de), Haute-Savoie en images : 1000 ans d'histoire, 1000 images, Les Marches, La Fontaine de Siloé, coll. « Histoire de la Savoie en images : images, récits », , 461 p. (ISBN 978-2-84206-347-4, lire en ligne), p. 88.
  7. Arnaud Vigier, « L’énigmatique Vintius », Dialogues d'histoire ancienne, vol. 35, no 2,‎ , p. 119-132 (lire en ligne).
  8. a et b Louis Blondel, Châteaux de l'ancien diocèse de Genève, vol. 7, Société d'histoire et d'archéologie de Genève (réimpr. 1978) (1re éd. 1956), 486 p., p. 130 et suivantes.
  9. a b c et d Histoire des communes savoyardes 1981, p. 423, « Seigneurie et château »
  10. Paul Lullin et Charles Le Fort, Régeste genevois ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés relatifs à l'histoire de la ville et du diocèse de Genève avant l'année 1312, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, , 542 p. (lire en ligne), p. 168-171, « article n°8 ».
  11. a b c et d Histoire des communes savoyardes 1981, p. 425-426, « Hôpital Saint-Jean de Jérusalem »
  12. Paul Lullin et Charles Le Fort, Régeste genevois : Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés relatifs à l'histoire de la ville et du diocèse de Genève avant l'année 1312, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, , 542 p. (lire en ligne), p. 411, Notes : 1620, 1626 et 1677.
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  16. « Haute-Savoie (74) > Hauteville-sur-Fier > École », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté en novembre 2017).
  17. Histoire des communes savoyardes 1981, p. 424, « Le château des Onges »
  18. a et b A. Rouget, A. Vachez, Monuments historiques de France publiés par départements : Haute-Savoie, Lyon, 1895, 61 planches, 24,5 × 31,5 cm, Archives départementales de la Savoie.
  19. Histoire des communes savoyardes 1981, p. 424-425, « La paroisse et l'église »
  20. Paul Lullin et Charles Le Fort, Régeste genevois ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés relatifs à l'histoire de la ville et du diocèse de Genève avant l'année 1312, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, , 542 p. (lire en ligne), p. 498.
  21. Comte Amédée de Foras, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, vol. 3, Grenoble, Allier Frères, 1863-1910 (lire en ligne), p. 196-201.