Harry Stradling Sr.

caméraman américain
Harry Stradling Sr.
Description de cette image, également commentée ci-après
Avec Audrey Hepburn, sur le tournage de My Fair Lady (1964, photo promotionnelle)
Naissance
Newark
New Jersey, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès (à 68 ans)
Los Angeles
Californie, États-Unis
Profession Directeur de la photographie
Films notables La Kermesse héroïque (1935)
Pygmalion (1938)
Le Pirate (1948)
Johnny Guitare (1954)
My Fair Lady (1964)

Harry Stradling Sr. (souvent crédité Harry Stradling), né le à Newark (New Jersey), mort le à Los Angeles (Californie), est un directeur de la photographie américain, membre de l'ASC.

BiographieModifier

Harry Stradling Sr. étudie auprès de son oncle Walter Stradling (1875-1918, chef-opérateur de près de trente films muets américains de 1914 à 1918), puis débute lui-même comme directeur de la photographie en 1920, à l'occasion d'un film muet de Kenneth S. Webb — qu'il retrouvera plusieurs fois dans les années 1920 —. En 1930, alors qu'il est sous-employé à Hollywood sur des courts métrages principalement, il vient travailler en France et, de 1931 à 1933, photographie des films produits par la Paramount Pictures, tournés le plus souvent aux Studios Paramount à Joinville-le-Pont et en français, mais également en d'autres langues (ainsi, deux films en espagnol avec Carlos Gardel, sortis en 1933). Puis, en 1934 et 1935, il collabore à plusieurs films français ou coproductions, notamment deux réalisés par Jacques Feyder (dont La Kermesse héroïque en 1935, coproduction franco-allemande).

Après deux films autrichiens en 1936, Harry Stradling Sr. part au Royaume-Uni et, de 1937 à 1939, contribue à des films britanniques, certains de la London Film Productions. Mentionnons Le Chevalier sans armure en 1937 (où il retrouve Feyder), Pygmalion en 1938, et La Taverne de la Jamaïque d'Alfred Hitchcock en 1939. Cette année-là, avec le début de la Seconde Guerre mondiale, il retourne alors définitivement aux États-Unis où, désormais reconnu comme un chef-opérateur de talent, il travaille au sein de la Metro-Goldwyn-Mayer, de la Warner Bros. et de la RKO Pictures, entre autres. Il s'illustre en particulier dans des films musicaux, comme Le Pirate (1948, avec Judy Garland et Gene Kelly), My Fair Lady (1964, avec Audrey Hepburn et Rex Harrison), ou Hello, Dolly! (1969, avec Barbra Streisand et Walter Matthau), mais aussi en d'autres genres, tels le drame (ex. : Un tramway nommé Désir en 1951), le film noir (ex. : Un si doux visage en 1952) ou le western (ex. : Johnny Guitare en 1954). Notons qu'en 1941, il est à nouveau aux côtés d'Hitchcock, pour Joies matrimoniales et Soupçons. Parmi les autres réalisateurs avec lesquels il collabore à Hollywood, citons Elia Kazan, Mervyn LeRoy, Vincente Minnelli, ou encore George Sidney.

Au long de sa carrière, riche de près de cent-cinquante films (il meurt en cours de production du dernier, en 1970), Harry Stradling Sr. reçoit quatorze nominations à l'Oscar de la meilleure photographie (entre 1944 et 1970), dont deux gagnés — voir la rubrique "Récompenses" ci-dessous —.

Il est quelquefois confondu avec son fils, Harry Stradling Jr. (né en 1925), également directeur de la photographie, et parfois lui aussi crédité 'Harry Stradling'.

FilmographieModifier

Aux États-Unis (sélection)Modifier

Films américains
 
Dorothy Patrick et Robert Walker, dans La Pluie qui chante (1946)

En France (intégrale)Modifier

Productions de la Paramount Pictures (films américains ou coproductions)
Films français

Au Royaume-Uni (intégrale)Modifier

Films britanniques

RécompensesModifier

Liens externesModifier