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Harry Smith Parkes

diplomate britannique
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Parkes.
Harry Smith Parkes
HSParkes.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Harry Smith Parkes ( - ) est un diplomate britannique qui a surtout travaillé au Japon et en Chine.

La rue Parkes dans Kowloon à Hong Kong porte son nom.

Sommaire

JeunesseModifier

Harry Smith Parkes était le fils de Harry Parkes, fondateur de la firme Parkes, Otway & Co., forgerons. Il est né à Birchills Hall, près de Walsall au Staffordshire, en Angleterre. Il était âgé de quatre ans lorsque sa mère est morte et dans l'année qui a suivi son père est mort dans un accident de chariot. Il a ensuite vécu avec un oncle, un officiel de la marine à la retraite, à Birmingham. Il a été éduqué à la King Edwards Grammar School.

Chine (1841-64)Modifier

Première guerre de l'opiumModifier

Article détaillé : première guerre de l'opium.

Son oncle décède en 1837 et en 1841, il va demeurer chez sa cousine, Mrs Gutzlaff, à Macao. À cette époque, la première guerre de l'opium (1839-1842) avait éclaté. Parkes se prépare ardemment à prendre part à ces événements en s'appliquant diligemment à l'étude de la langue chinoise. En 1842, on lui accorde son premier poste au service consulaire. Il accompagne Sir Henry Pottinger dans son expédition sur le Yangzi Jiang vers Nankin. Après avoir pris part à la capture de Zhenjiang et la reddition de Nankin, il assiste à la signature du traité de Nankin à bord du HMS Cornwallis en août 1842. Par ce traité, les cinq ports de Canton, Xiamen, Fuzhou, Ningbo et Shanghai s'ouvrent au commerce.

Seconde guerre de l'opiumModifier

Article détaillé : seconde guerre de l'opium.

Début octobre 1860, durant la seconde guerre de l'opium, Parkes accompagné de Henry Loch (en), prend les devants du corps expéditionnaire franco-britannique en tant qu'émissaire sous le pavillon de la trêve afin de négocier avec les Chinois à Tongzhou. Après une journée de pourparlers, ils sont soudainement capturés et emprisonnés avec leur petite escorte de soldats britanniques et indiens. Ils sont conduits au Conseil des Peines, à Pékin, où ils sont enfermés et torturés. Parkes et Loch sont relâchés environ deux semaines plus tard avec 14 autres survivants. Une vingtaine de captifs britanniques, français et indiens meurent. Leurs corps sont à peine reconnaissables. Le traitement qui leur a été réservé provoque une répulsion dans l'armée européenne[1],[2].

Japon (1865-83)Modifier

 
Attaque de la délégation de Sir Harry Smith Parkes à l'empereur Meiji, .
Source : Le Monde illustré, 13 juin 1868.

En mai 1865, il devient envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire et consul général au Japon, succédant ainsi à Rutherford Alcock. Il a conservé ce poste durant 18 ans, au cours desquels il a supporté le Jiyūtō, le Parti libéral japonais.

Durant son service, Parkes encourage l'étude du Japon par les membres de la mission diplomatique, dont Ernest Satow et William George Aston.

En 1867, Lady Parkes est la première femme non japonaise à faire l'ascension du mont Fuji[3]

Guerre de BoshinModifier

Article détaillé : guerre de Boshin.

RéférencesModifier

  1. (en) Garnet Joseph Wolseley, Narrative of the War with China in 1860, London, London, Longman, Green, Longman, and Roberts, (lire en ligne).
  2. (en) Garnett Joseph Wolseley, Narrative of the war with China in 1860; to which is added the account of a short residence with the Tai-ping rebels at Nankin and a voyage from thence to Hankow (1862), London, Longman, Green, Longman, and Roberts, , 448 p. (OCLC ocm10947915, lire en ligne), p. 276.
  3. Hugh Cortazzi, Gordon Daniels, Britain and Japan, 1859-1991: Themes and Personalities, Routledge, , 99–100 p. (ISBN 0-415-05966-6)

Voir aussiModifier

Liens externesModifier