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Ham-sur-Sambre

section de Jemeppe-sur-Sambre, Belgique

Ham-sur-Sambre
Ham-sur-Sambre
Ham, au bord de la Sambre
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Arrondissement Namur
Commune Jemeppe-sur-Sambre
Code postal 5190
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Hametons et Balouge (en wallon)
Géographie
Coordonnées 50° 26′ nord, 4° 40′ est
Localisation

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Ham-sur-Sambre
L’église Saint-Victor

Ham-sur-Sambre (en wallon Han-so-Sambe) est un important village.

GéographieModifier

Sis à l'intérieur d'une boucle de la Sambre, il fait administrativement partie de la commune de Jemeppe-sur-Sambre se trouvant de l'autre côté (Région wallonne de Belgique) - bien que situé sur la rive droite de la rivière.

HistoireModifier

D'abord Hans en 1192, Ham en 1212, puis Ham-sur-Sambre en 1553[1].

La première notification écrite du village Ham, figure sur des manuscrits et cartes du XVe siècle, titre de propriété des terres de l'abbaye de Floreffe. Ham signifiant « pré entouré d'eau » ou « pachis. ». Subissant toutefois diverses épidémies de choléra et de lèpres accompagnant les eaux stagnantes environantes[Quoi ?] des XVIe et XVIIe siècles, son histoire se développe banalement aux activités d'élevages et de foyers épars. Ce n'est qu'au cours de la fin du XVIIIe siècle et du début du XVIIIe siècle que tout s'emballe.

La région vit la fin de la campagne napoléonienne des Cent-Jours aux premières loges. Le 13 juin 1815, le jour avant la bataille de Ligny et des 4 bras, le général Gerard se trouvait à Mornimont, Von Zieten à Moustier-sur-Sambre, soit dans un territoire de 3 km au tour de Ham-sur-Sambre, sans échanger un seul coup de feu. C'est vous dire ! Trois jours plus tard, c'était Waterloo...

Le sol riche en schiste et en charbon, les nombreux méandres de la Sambre et la situation géographique (exactement de 22 km de part et autre de Charleroi et Namur) en font un lieu d'implantation propice. Deux charbonnages importants sont ouverts courant XIXe siècle et surtout, Solvay s'installe juste à la limite représentée par la Sambre de Ham-sur-Sambre et Jemeppe-sur-Sambre.

Toute famille de Ham-sur-Sambre a eu ou a un de ces membres qui a travaillé à Solvay. Par la suite, toujours au XIXe siècle, Glaverbel, voisin de Solvay, les ateliers Basse Sambre et Saint-Roch viennent compléter ce que nous nommerons le bassin industriel de la Basse Sambre. De même, les charbonnages Ste Flore et Ste Eugénie tournent à plein régime, Ham-sur-Sambre devient un village très important.

Début XXe siècle, Ham-sur-Sambre est littéralement un carrefour de population et de main-d'œuvre qualifiée reconnu. La 1ere guerre mondiale éclate et change le Monde. Nombreux hommes sont requis au front et le monument dédié aux combattants des deux guerres en témoignent sur la place du village. Les industries persistent mais sont des cibles privilégiées, stratégiques pour les allemands. La bataille de la Sambre fait rage dans le bois de Ham, zone de ravitaillement pour les troupes françaises face à l'offensive allemande. Les occupants prennent les sites industriels. Le charbonnage Sainte-Flore est fermé. La guerre finie. On reconstruit. Le R. Ham FC est fondé en 1918 et compte toujours parmi les plus anciens clubs de football du royaume (matricule 0147).

Le 22 mars 1936, la Très Sainte Vierge Marie apparut pour la première fois à Emelda (11 ans), à l'entrée d'un tunnel, dans le village de Ham-sur Sambre. Elle annonça les malheurs de la guerre mondiale à venir. Malheureusement, les apparitions ici à Ham-sur-Sambre n'ont pas été reconnues par les autorités ecclésiastiques. Il subsiste un site qui comprend trois chapelles, ainsi qu'un chemin de croix en maçonnerie qui prête à la méditation et à la prière. Le site comprend trois chapelles, ainsi qu'un chemin de croix en maçonnerie qui prête à la méditation et à la prière[2]

Les charbonnages sont désormais fermés définitivement en 1937.

La seconde guerre est marquée localement par une grosse altercation de part et autre de la Sambre (le pont Jourquin du nom d'un combattant français), dont le but était de reprendre l'usine Glaverbel. Le village se replie quelque peu sur lui-même.

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977. Au vu de l'importance de son territoire et de sa population (env. 6 000 hab. et 520 ha au sol), pressentie avec le village de Spy pour devenir le chef-lieu de l'entité, c'est finalement Jemeppe-sur-Sambre, siège de Solvay, qui sera choisie.

Divers comités de quartier (Les Balouches en fête, La fête à l'Albert...) organisent un grand feu, corse de cuistax et brocante annuelles. Le R.Ham.FC, le Derby (club de tennis de table) et une course cycliste Masters animent annuellement le village. L'école communale et l'école Saint-Victor (enseignement maternelle et primaire) accueillent les enfants.

Personnalités liées à la communeModifier

Le musicien André Brasseur y est né le 11 décembre 1939. Le pongiste Daniel Nassaux, 10 fois champion de Belgique, ainsi que les cyclistes Michel Lhoest et Clément Doumont y résident.

Voir aussiModifier

RéférenceModifier