Halte de Courbevoie-Sport

gare française

Courbevoie-Sport
Image illustrative de l’article Halte de Courbevoie-Sport
Escalier muré d'accès au quai sud
depuis la rue de Colombes
Localisation
Pays France
Commune Courbevoie
Adresse Rue de Colombes
92400 Courbevoie
Coordonnées géographiques 48° 54′ 06″ nord, 2° 15′ 27″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Saint-Lazare - Versailles-Rive-Droite
Quais 2 quais latéraux
encadrant 2 voies
Altitude 46 m
Historique
Mise en service 1936
Fermeture 1951

La halte de Courbevoie-Sport est une ancienne halte ferroviaire française de la ligne de Paris-Saint-Lazare à Versailles-Rive-Droite, située sur le territoire de la commune de Courbevoie, dans le département des Hauts-de-Seine en région Île-de-France.

Ouverte en 1936 par l'administration des chemins de fer de l'État pour assurer la desserte périodique du cynodrome de Courbevoie, elle ferme définitivement ses portes en 1951. Ses anciens quais abandonnés sont toujours visibles depuis entre les gares de Bécon-les-Bruyères et de Courbevoie.

Situation ferroviaireModifier

La halte de Courbevoie-Sport est établie en remblai à 46 mètres d'altitude, au point kilométrique 6,600 de la ligne de Paris-Saint-Lazare à Versailles-Rive-Droite. Elle suit la gare de Bécon-les-Bruyères (située à 900 mètres) et précède la gare de Courbevoie (située à 800 mètres).

HistoireModifier

 
Les quais de l'ancienne halte, vus de la cabine de conduite d'un train se dirigeant vers Saint-Cloud. On distingue au fond les tours du quartier de la Défense.
 
Les quais de l'ancienne halte, vus de la cabine de conduite d'un train se dirigeant vers Paris-Saint-Lazare. On distingue la zone de sectionnement électrique et, à gauche sur le quai, le panneau « coupez courant » commandant l'ouverture du disjoncteur au conducteur d'un train.

Le , un grand stade est inauguré à Courbevoie, le long de la ligne de Paris-Saint-Lazare à Versailles-Rive-Droite, dans le cadre de l'aménagement du quartier Aristide-Briand. La Société des courses de lévriers, autorisée depuis 1933 à organiser des courses ainsi que le pari mutuel, projette d'y organiser des courses en soirée, plusieurs fois par semaine[1],[2].

Dès 1936, le stade se transforme en cynodrome, le premier lieu fixe réalisé en France[3], à la suite de la grande vogue des courses de lévriers venue d'Angleterre et des États-Unis. On compte certaines semaines jusqu'à cinq réunions de dix courses en nocturne, qui nécessitent l'utilisation de mille lévriers.

Le large public attiré par les courses, leur fréquence relativement importante et l'immédiate proximité de la voie ferrée, amènent la Ville de Courbevoie ainsi que la Société des courses à demander la création d'un arrêt, qui permettrait d'accéder directement à l'enceinte du stade. Les coûts d'aménagement de cette halte s'élèvent, selon les estimations, à trois-cent-mille francs[1].

Afin d'encourager l'utilisation du train et apporter une clientèle suffisante justifiant la réalisation d'un arrêt, la Société des courses propose la création d'un tarif réduit, de 4,25 francs au lieu de 5 francs, pour les spectateurs munis d'un billet combiné. Le Réseau des chemins de fer de l'État, quant à lui, ne prélèverait qu'un montant de deux francs pour le transport (soit le tarif du dimanche), ce qui permettrait d'offrir un billet combiné vendu 6,25 francs au public. Une fraction de ce montant serait affectée à l'amortissement des dépenses engagées par le réseau[1].

Une halte spécifique est rapidement aménagée sur la voie ferrée : celle-ci est ouverte dès 1936. Cette halte située au point kilométrique 6,600 comporte deux quais à voyageurs et des voies de garage. Le quai recevant les trains en provenance de Paris-Saint-Lazare est directement relié aux tribunes du stade par deux accès à niveau ; un escalier permet également d'accéder du quai au terrain du stade. Pour le retour vers Paris, il faut emprunter la rue de Colombes afin de passer sous le pont de la voie ferrée, et gagner le quai retour par un escalier. La halte n'est fréquentée que par des trains spéciaux organisés pour les courses, ce qui lui vaut de ne figurer sur aucun document horaire. Les billets combinés « train et entrée au cynodrome » sont vendus 6,50 francs[1].

Toutefois, le cynodrome ferme finalement ses portes en 1951, le stade restant depuis consacré à la pratique sportive[4]. Le cynodrome est très vite démoli et la station ferme ses portes au public probablement dès la même année[1]. En 2019, les quais subsistent encore, ainsi que trois voies de garage[5].

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

BibliographieModifier