Hélène Comnène-Doukas

duchesse d'Athènes
Hélène Comnène-Doukas
Fonctions
Régente
Duché d'Athènes
-
Consort
Duché d'Athènes
-
Biographie
Nom dans la langue maternelle
Ελένη Αγγελίνα ΚομνηνήVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Komnenodoukas family (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Fratrie
Helena Doukaina Angelina (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Enfants
Guy II de La Roche
Jeannette de Brienne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Statut
Noble (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Hélène Comnène-Doukas, en grec moderne : Ἑλένη Ἀγγελίνα Κομνηνή, est la fille du Sébastokrator grec Jean Ier Doukas, souverain de Thessalie, vers 1268-1289, et d'une princesse grecque d'origine aroumaine, connue seulement par son nom monastique, Hypomone[1],[2].

En 1275, l'empereur byzantin Michel VIII Paléologue envoie une importante armée pour soumettre son père récalcitrant. L'armée byzantine assiège la capitale de Jean, Neopatras, mais celui-ci parvient à s'enfuir et à demander l'aide du duc d'Athènes, Jean Ier de la Roche (r. 1263-1280). Jean Ier apporte l'aide nécessaire au Sébastokrator, en échange du mariage d'Hélène avec son frère, Guillaume Ier de La Roche, futur duc d'Athènes (r. 1280-1287). Le duché acquiert également les villes de Sidirókastro, Zitoúnion, Graviá et Gardikhi, avec la dot[3].

Le couple a un fils, Guy II de la Roche (r. 1287-1308)[4]. Après la mort de Guillaume, Hélène fait office de régente pour son fils mineur jusqu'à sa majorité[5]. En 1289, elle refuse de reconnaître la suzeraineté du nouveau prince d'Achaïe, Florent de Hainaut, et le roi angevin de Naples, Charles II, en tant que seigneur commun de tous les États francs de Grèce, doit la contraindre à se soumettre[6]. En 1291, elle épouse Hugues de Brienne, comte de Lecce [7], qui devient le bailli du duché d'Athènes. Cela permet à Hélène de contester une fois de plus la suzeraineté d'Achaïe, et d'insister sur son droit de rendre hommage directement au roi de Naples. Charles II vacille, mais finalement Florent de Hainaut l'emporte, et lorsque Guy II d'Athènes atteint sa majorité, en 1296, il reconnait Florent et son épouse, Isabelle de Villehardouin, comme ses vassaux[8].

Notes et référencesModifier

  1. Prosopographisches Lexikon der Palaiologenzeit 1976–1996, p. 208.
  2. Polemis 1968, p. 97 (note 8).
  3. Fine 1994, p. 188.
  4. Prosopographisches Lexikon der Palaiologenzeit 1976–1996, 24398. Ῥότζε, Γγὶ ΙΙ. ντὲ λα.
  5. Fine 1994, p. 238.
  6. Longnon 1962-1969, p. 263.
  7. Prosopographisches Lexikon der Palaiologenzeit 1976–1996, 208. ῎Αγγελος, Ἱωάννης Ι. Δούκας Κομνηνός.
  8. Longnon 1962-1969, p. 263–264.

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) John Van Antwerp Fine, The Late Medieval Balkans : A Critical Survey from the Late Twelfth Century to the Ottoman Conquest, Ann Arbor, Michigan, University of Michigan Press, 1987-1994, 683 p. (ISBN 978-0-4720-8260-5, lire en ligne).  .
  • (en) Jean Longnon, « The Frankish States in Greece, 1204–1311 », dans Setton, Kenneth M.; Wolff, Robert Lee; Hazard, Harry W., A History of the Crusades, vol. II The Later Crusades, 1189–1311, Madison, Milwaukee - Londres, University of Wisconsin Press, 1962-1969 (ISBN 0-299-04844-6, lire en ligne [PDF]), p. 234–275.  .
  • (en) Demetrios I. Polemis, The Doukai : A Contribution to Byzantine Prosopography, Londres, The Athlone Press, .  .
  • (en) Trapp, Erich; Beyer, Hans-Veit; Walther, Rainer; Sturm-Schnabl, Katja; Kislinger, Ewald; Leontiadis, Ioannis; Kaplaneres, Sokrates, Prosopographisches Lexikon der Palaiologenzeit (en), Vienne, Verlag der Österreichischen Akademie der Wissenschaften, 1976–1996 (ISBN 3-7001-3003-1).  .