Ouvrir le menu principal

Hécube

personnage de la mythologie grecque
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hécube (homonymie).
Hécube
Dream hecuba hi.jpg
Biographie
Père
Dymas (en) ou Cisseus (en) ou Sangarius (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Telecleia (en) ou Eunoé ou Évagoré (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Asius (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Autres informations
Conflit
Hécube (à droite) assistant à l'armement de son fils Hector, amphore attique à figures rouges d'Euthymidès, v. 510 av. J.-C., Staatliche Antikensammlungen

Dans la mythologie grecque, Hécube (en grec ancien Ἑκάϐη / Hekábê) est l'épouse de Priam et la reine de Troie.

Fille du roi de Phrygie Dymas[1] ou de Cissée, roi de Thrace, elle est la sœur de Théano. Elle eut, selon Homère, dix-neuf enfants de son époux Priam : l'aîné fut Hector (même si certains le pensent fils d'Apollon), ensuite vinrent Pâris, Créüse, Laodicé, Polyxène, Déiphobe, Hélénos et Cassandre (des jumeaux), Pammon, Politès, Antiphos, Hipponoos et Polydore. Troïlos ne serait pas le fils de Priam mais plutôt celui d'Apollon[2]. Elle eut la douleur de les voir presque tous périr pendant le siège ou après la ruine de Troie. Après la chute de la ville, elle resta introuvable pendant un certain temps, et n'évita la mort que pour devenir l'esclave d'Ulysse, qui la trouva parmi les tombeaux de ses enfants. Avant de partir elle vit périr Astyanax, son petit-fils, dont elle dut encore conduire les funérailles. Selon certains poètes, elle vit aussi immoler sa fille Polyxène sur le tombeau d'Achille.

Conduite chez Polymnestor, roi de Thrace à qui Priam avait confié Polydore, le plus jeune de ses fils, avec de grands trésors, elle trouve le corps de son malheureux fils sur le rivage, s'introduit dans le palais du meurtrier, et l'attire au milieu des femmes troyennes, qui lui crèvent les yeux avec leurs aiguilles, tandis qu'elle-même tue les deux enfants du roi. Les gardes et le peuple furieux poursuivent les Troyennes à coups de pierres. Hécube mord de rage celles qu'on lui lance, et, métamorphosée en chienne[3], elle remplit la Thrace de hurlements qui touchent de compassion non seulement les Grecs, mais Héra elle-même, la plus cruelle ennemie des Troyens.

Hécube n'est pas très présente dans l’Iliade, sinon pour pleurer ses fils. Souvent, elle intervient au sujet d'Hector, mais au tout dernier chant du poème, elle fait preuve d'une nature assez violente qui se retrouve dans ses propos concernant Achille, dont elle dit désirer arracher le foie « à pleine bouche[4] » : l’organe a une symbolique particulière en Grèce antique[réf. nécessaire]). Alors que le vieux roi Priam ramène le corps d'Hector, son char est arrêté devant les portes Scées par la foule : Andromaque et Hécube sont les premières à pleurer et embrasser la tête du corps sans vie respectivement de leur époux et de leur fils[5]. C'est en tant que pleureuse (lors des funérailles d'Hector) dans ce dernier chant qu'elle apparaîtra, pour la dernière fois. Il existe différentes versions concernant sa mort. Certains auteurs soutiennent qu'elle fut lapidée sur les rivages de la ville de Troie, d'autres qu'elle se précipita dans la mer.

Sommaire

HommageModifier

Hécube est une des 1 039 femmes représentées dans l'œuvre contemporaine de Judy Chicago, The Dinner Party, aujourd'hui exposée au Brooklyn Museum. Cette œuvre se présente sous la forme d'une table triangulaire de 39 convives (13 par côté). Chaque convive étant une femme, figure historique ou mythique. Les noms des 999 autres femmes figurent sur le socle de l'œuvre. Le nom d'Hécube figure sur le socle, elle y est associée à Sophie, sixième convive de l'aile I de la table[6].

IconographieModifier

DessinModifier

  • Hécube et ses filles se lamentent sur le corps d'Hector, dessin de Bonaventura Genelli, vers 1844, Archiv für Kunst & Geschichte, Berlin

PeintureModifier

SculptureModifier

  • Hécube et son époux Priam, détail d'une frise romaine, Kunsthistorisches Museum, Vienne

Notes et référencesModifier

  1. Phérécyde (préservé par une scholie de l’Iliade, XVI, 718) donne le nom de la mère, Eunoé, une nymphe.
  2. Robert Graves, Les Mythes grecs, Le Livre de Poche, (ISBN 978-2-253-13030-7), p.939 (158.o)
  3. Cfr. Dion de Pruse : Xe Discours
  4. Homère, Iliade [détail des éditions] [lire en ligne], XXIV, 210 et passim.
  5. Homère, Iliade [détail des éditions] [lire en ligne], XXIV, 695-720.
  6. Musée de Brooklyn - Hécube

BibliographieModifier

SourcesModifier

  • Homère, Iliade, VI, 293 sq. ; XVI, 718 ; XXII, 82 sq., 405 sq. ; 430 sq. ; XXIV, 200 sq., 286 sq. 746 sq.
  • Euripide, Hécube
  • Virgile, Énéide, II, 32 ; III, 15 ; VII, 320 ; X, 705.
  • Ovide, Métamorphoses, chant XIII, 379

ÉtudesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :