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Gwennyn

chanteuse bretonne
(Redirigé depuis Gwennyn Louarn)
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Gwennyn
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Gwennyn en concert au festival de Cornouaille 2017 à Quimper.
Informations générales
Surnom Gwennyn
Nom de naissance Gwennyn Louarn
Naissance (44 ans)
Rennes
Activité principale Chanteuse
Genre musical Chanson bretonne, musique bretonne, musique celtique, folk, rock celtique, musiques actuelles, pop
Années actives Depuis 2000
Labels Keltia Musique, Coop Breizh
Site officiel www.gwennyn.com
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Logo de Gwennyn.

Gwennyn, née Gwennyn Louarn le à Rennes, est une auteure-compositrice-interprète en langue bretonne et occasionnellement française et anglaise. Elle développe des compositions rythmées, à la fois d'inspiration traditionnelles mais modernes.

En Bretagne, elle a joué dans les plus grands festivals : Les Vieilles Charrues, Les Tombées de la nuit, Le Cornouaille, L’Interceltique de Lorient, Kann al Loar, Chant de Marins de Paimpol, Saint-Loup, Mouezh ar Gelted, Îlophone à Ouessant… Elle se produit régulièrement à l'étranger (Allemagne, Espagne, Portugal, etc.). Elle est devenue l'une des ambassadrices de la chanson bretonne contemporaine et de la musique pop-rock celtique.

Sommaire

BiographieModifier

Vie privéeModifier

Gwennyn Louarn, née le 27 juin 1974 à Rennes, est la fille de l'auteur de bandes dessinées Malo Louarn. D'ailleurs, Gwennyn est le prénom qu'il donne à sa première héroïne dont les aventures sont publiées dans Spirou. D'une mère bretonnante, elle est ainsi élevée en langue bretonne et inscrite parmi les premiers élèves de l'école Diwan de Rennes (Son oncle, Tangi Louarn, est le cofondateur de l'école Diwan). Sa langue maternelle étant le breton, elle n'apprend le français qu'à quatre ou cinq ans[1]. Elle commence à chanter pendant sa scolarité. Dès 1986, elle est lauréate du Kan ar Bobl de Rennes où elle concourt avec sa sœur[2].

À l'âge de treize ans, lorsque sa mère, Françoise Louarn, fonctionnaire à la DRAF à Rennes, décide de reprendre la ferme de ses parents, elle part habiter à Argol, en presqu'île de Crozon[3]. Lycéenne à Châteaulin, Gwennyn continue de chanter et meuble son adolescence d'une longue lignée de concerts et de concours[2]. Après son baccalauréat, elle reprend le chemin de l'Ille-et-Vilaine : à l'Université de Rennes 2, elle s'inscrit conjointement dans les sections d'Histoire-géographie et de Breton et Celtique, les quatre disciplines lui apparaissant complémentaires[4].

Premières expériences musicalesModifier

 
Gwennyn multiplie les expériences autour de la culture bretonne durant la nouvelle « vague celtique ».

Elle fréquente La Cité d'Ys, rue Vasselot, repaire de musiciens et d'amateurs de musiques de Bretagne. Elle est proche de nombreux musiciens (Ronan Pellen, Loïc Bléjean) et de chanteurs de kan ha diskan. Membre du mouvement étudiant Dazont (en breton l'avenir), elle est passionnée par la question bretonne, qui lui semble alors plus que jamais porteuse dans l'engouement celtique des années 1990 et prometteuse d'un bel avenir.

En 2000, Alan Stivell l'invite à chanter en duo sur deux titres de son album Back to Breizh[5] ainsi qu'au festival des Vieilles Charrues devant 40 000 festivaliers et aux Tombées de la nuit à Rennes[6]. Le succès de ces expériences l'incite à réaliser ses propres projets. En 2002, elle remporte le 2e prix Création du Kan ar Bobl[7]. C'est en 2003 qu'elle démarre réellement sa carrière sur scène entourée de musiciens, dont le guitariste blues-rock Fred Runarvot, avec qui elle compose un répertoire personnel, et assure notamment la première partie de Carlos Nuñez à Bénodet ou Gilles Servat. Elle collabore ensuite avec le bassiste, compositeur et arrangeur Yann Honoré pour son futur album.

Produite en Bretagne et succès de l'autre côté de la MancheModifier

 
Gwennyn s'entoure des sonorités du violon et des cornemuses, notamment du uilleann pipes.

Son premier album, En tu all (« De l'autre côté »), sort en 2006 chez Coop Breizh. Elle signe la plupart des paroles et musiques, s'affirmant ainsi comme auteure-compositrice-interprète. Elle reprend les poèmes Marv an evned (La Mort des oiseaux), de Maodez Glanndour, et An alc'hwez aour (La clé d'or), d'Anjela Duval. Elle évoque sa vie de jeune femme, l'évasion, une sensibilité à travers sa voix et une force. Ses interrogations sur le monde sont universelles et actuelles. Sa Bretagne est source d'imaginaire et de voyage par l'océan. Cet album aux chansons accrocheuses, réalisé par Yann Honoré (Glaz), obtient le Prix Produit en Bretagne dans la catégorie Jeune artiste en 2007[8]. Gwennyn accomplit un véritable tro Breizh, se produisant au festival de Cornouaille, à l'Interceltique de Lorient, au Kann Al Loar de Landerneau, aux Tombées de la nuit de Rennes et aux Chants de marins de Paimpol[9]. Patrice Marzin vient renforcer l'équipe des musiciens et donne une touche très rock à l'ensemble.

Avec la chanson Bugale Belfast (« Les enfants de Belfast »), particulièrement entraînante, elle remporte le prix du public du concours interceltique d'Inverness Nòs Ùr, en Écosse (festival du chant des minorités) en juin 2008[10]. Ce succès lui ouvre les portes de la représentation de la Bretagne et des pays celtiques en octobre lors de la finale du chant en langues minoritaires à Luléa en Laponie suédoise où elle obtient une deuxième place[11],[12]. Ses créations bretonnes vont jusqu'aux tenues brodées de scène, œuvres de Pascal Jaouen[n 1] et Patrice Marzin habille ses textes et ses mélodies qui composeront Mammenn[9].

Mammenn et Kan an tevennModifier

 
Gwennyn en concert à Douarnenez en 2012.

À son retour, elle entre au studio du Chapeau Rouge à Quimper pour enregistrer son deuxième album. Mammenn (« Matrice »), réalisé par Patrice Marzin, sort en mai 2009 chez Keltia Musique[13]. Elle cosigne les onze titres avec Patrice Marzin, portés par le dynamique We can plinn qui est en rapport avec l'élection d'Obama, une énergie constructive de la musique Plinn pour une démarche positive tournée vers l'avenir[14]. Il contient aussi des émouvantes reprises des poèmes Daouarn ma zad (Les mains de mon père) de Naïg Rozmor et d'An evned (Les oiseaux) du poète Maodez Glanndour, qu'elle met en musique. Son équipe de musiciens comprend Patrice Marzin aux guitares, Philippe Turbin aux claviers et accordéon, Patrick Boileau à la batterie, Stéphane Rama à la basse, Pierre Bloch au violon et Mikaël Cozien à la cornemuse[9]. Les frères Guichen participent également à l'enregistrement sur 4 pistes.

Avec son opus intitulé Kan an tevenn (« Le Chant de la dune ») sorti en novembre 2011, Gwennyn remporte le grand prix du disque du Télégramme le 9 février 2012[15] et succède à Nolwenn Leroy[16]. Il comporte pour la première fois cinq titres en français dont l'un lui a été écrit par Gérard Manset (On dit le temps) et deux autres par la harpiste Christine Merienne. Le poème Gwenved (Paradis) de Kenneth White est mis en musique. Sont invités sur l'album les guitaristes Soïg Sibéril et David Starosta, le percussionniste David Hopi Hopkins et Jean-Luc Aimé aux programmations[17].

Brezhoneg.come est le titre phare, bénéficiant d'un clip et d'interprétations sur les plateaux télévisés comme l'émission Bali Breizh sur France 3 Bretagne ou la chaîne régionale Tébéo. Pour l'album Kan An Tevenn, elle est accompagnée régulièrement sur scène, sous la direction du guitariste-compositeur-arrangeur Patrice Marzin, du joueur de uilleann pipes Kévin Camus (également musicien de Nolwenn Leroy) et du bassiste Manu Le Roy : deux des musiciens ayant également participé à l'enregistrement du disque. Avec ses musiciens, elle part régulièrement en Allemagne depuis 2009 en quatuor (guitare, chant, basse, uilleann pipe)[18] puis deux fois par an depuis 2012 (Nuremberg, Munich, Hanovre, Hambourg).

Nouveaux projets celtiquesModifier

En 2012, distinguée pour son album Kan an tevenn, elle est remarquée par certains artistes, notamment par Nolwenn Leroy, qui la sollicite en tant qu’auteure du texte Ahès sur son album Ô filles de l'eau ou encore par les Marins d'Iroise pour interpréter La Fille de Recouvrance sur l'album La Belle Aventure.

 
Pour son projet B e o, elle convie des invités sur disque et sur scène, comme Robert Le Gall (à gauche).

Le 16 octobre 2013, elle se produit en première partie du groupe Corse Arapa à l'Olympia (Paris) et elle participe à un concert organisé par les Bretons de Verneuil (Yvelines) le 19 octobre[19].

Son quatrième album, Beo (en breton « Vivant », vive en langues celtiques) sort le 2 novembre 2013 chez Coop Breizh. Le single Tristan et Yseult est dévoilé le 15 octobre 2013, accompagné d'un clip en 2014[20]. L'artiste écrit des chansons en breton, français, anglais, « habitées de mélancolie, de rêverie, d'interrogations et d'espoirs »[21] et s’appuie sur le talent d'auteurs d'expression française mais sensibles à son univers : Gérard Manset (Deux voiles blanches), Cristine Mérienne (La Cavalière) ainsi que Gilles Baudry, moine poète à l'abbaye de Landévennec (Matin des arbres). Elle co-compose la musique, avec la participation en invités de Robert Le Gall (violon, mandoline), Jamie Mc Menemy (bouzouki), Yoann An Nedellec (duduk), Cédric Le Bozec (bagpipes), Erwan Stephan (piano). Plus électro-pop, se rapprochant du new age par les claviers et programmations de Patrice Marzin, les chansons s'inspirent néanmoins du répertoire traditionnel : Teir askel (cantiques bretons), Let the storm (jig), Beo (kan ha diskan)[22].

Gwennyn effectue des showcases dans divers Espaces Culturels Leclerc, partenaire de l’album, pour un « Breizh Tour »[23]. Sur scène, elle est habillée d'une nouvelle création signée Pascal Jaouen qui s'est inspiré de l’univers de l’album. Elle interprète l'hymne breton lors de la manifestation pour la réunification de la Bretagne à Nantes le 27 septembre 2014, entourée d'Alan Stivell, Gilles Servat, Clarisse Lavanant[24], puis lors du derby de football opposant Rennes à Lorient le 7 novembre 2014[25]. Elle retourne chanter en Allemagne fin octobre 2014.

Son 5e album Avalon, du nom de l'île merveilleuse, sort le , comprenant une reprise du célèbre Avalon de Roxy Music. Les chansons s'inspirent de la légende arthurienne et de contes issus des collectages en Bretagne[26]. Pour la première fois, Gwennyn reprend dans un album des traditionnels bretons : Son ar chistr, An Aotrou Nann hag ar Gorrigan, les gwerzioù Eliz Iza et An hini a garan[27]. Dans le cadre de la fête de la Bretagne 2017, elle est invitée d'honneur des associations de Bretons de Singapour et du Viêtnam[28].

DiscographieModifier

 
Gwennyn au festival de Cornouaille à Quimper en 2010.

ParticipationsModifier

ClipsModifier

Année Titre Réalisation M/V
2010 We Can Plinn Jérôme Classe Lien
The Child and The Tree Jérôme Classe Lien
2011 Brezhoneg.com Youenn Chapalain Lien
2014 Tristan et Yseult Christophe Gstalder Lien
2015 Kan ar Bed Christophe Gstalder Lien
Madres Jérôme Classe Lien
2017 Bravig Jérôme Classe Lien

RécompensesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Des costumes de scènes comme une sorte de clin d'œil à l'héroïne de son père, une petite fée de la forêt de Brocéliande qui découvre régulièrement, au détour d'un chemin, une somptueuse robe confectionnée par un mystérieux bienfaiteur.

RéférencesModifier

  1. « En prise directe avec le cœur », Le Télégramme, interview août 2009
  2. a et b Rok, p. 312
  3. Magazine Pen ar bed Finistère, n°126, juin 2012, p. 6
  4. « Chanson. Gwennyn, nouvelle voix aux Giboulées de Sarzeau », Le Télégramme, 20 mars 2008
  5. « Alan Stivell - Back to Breizh » (consulté le 15 avril 2010)
  6. « Alan Stivell choisit une Carhaisienne », Le Télégramme, 21 juillet 2000
  7. « Pollen », sur radio France Inter (consulté le 15 avril 2010)
  8. « Prix jeune artiste », Produit en Bretagne (consulté le 15 avril 2010)
  9. a b et c Rok, p. 313
  10. « Gwennyn Porte parole de la chanson bretonne », France 3 (consulté le 9 février 2012)
  11. « Chant. Gwennyn, ambassadrice des Celtes », Le Télégramme, 16 octobre 2008
  12. Maryvonne Cadiou, « De retour de Suède Gwennyn remercie les Bretons et raconte... », Agence Bretagne Presse, (consulté le 9 février 2012)
  13. « "Mammenn". L'album choc de Gwennyn et Patrice Marzin », Le Télégramme, 4 mai 2009
  14. Philippe Argouarch, « Yes we can Plinn, surtout avec Gwennyn », ABP, 11 janvier 2010
  15. « Grand Prix du disque. Gwennyn lauréate ! », Le Télégramme, 9 février 2012
  16. Maiwenn Raynaudon-Kerzerho, « Gwennyn, une autre bretonne », Bretons, no 75,‎ (lire en ligne)
  17. Gérard Classe, « Chanson. «Kan an Tevenn» le nouvel album de Gwennyn », Le Télégramme,‎ (lire en ligne)
  18. La chanteuse Gwennyn distribuée en Allemagne, Ouest-France, 12 décembre 2011
  19. 1e partie : Gwennyn, la voix d'où résonne l'âme bretonne, site du groupe arapa.fr
  20. Ronan Gorgiard, Gwennyn sort un nouvel album le 2 novembre, Ouest-France, 16 octobre 2013
  21. Frédéric Jambon, « Disques. Beo », Le Télégramme,‎ (lire en ligne)
  22. Renan Gorgiard, « Gwennyn sort un nouvel album le 2 novembre », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  23. Gwennyn fait son Breizh Tour pour la sortie de son nouvel album "b e o", Bretagne au cœur, Espace Culturel E. Leclerc
  24. « Réunification : Gwennyn sera à Nantes le 27/09 », 7seizh.info, 12 septembre 2014
  25. « La conquérante Gwennyn ouvre le derby », Ouest-France, 7 novembre 2014
  26. Mathilde Elie, « Quimper. Gwennyn chante les légendes bretonnes », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  27. Frédéric Jambon, « Gwennyn. "Avalon" », Le Télégramme,‎ (lire en ligne).
  28. « Gwennyn. La Bretagne à Singapour et Saigon », Le Telegramme,‎ (lire en ligne)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Ronan Gorgiard, L'Etonnante scène musicale bretonne, Editions Palantines,2008, 255 p., La "Nouvelle Chanson bretonne",p. 218-219
  • Bernadette Bourvon (Photographies de Bernard Galéron), Pascal Jaouen, Editions Palantines, 2012, 159 p., p. 144-145
  • Collectif, Les 800 Têtes de Bretagne, Collectif sous la direction de Denis Roux, Editions des Têtes, 2012
  • Collectif (dir. Frank Darcel et Olivier Polard) et Alain-Gabriel Monot, ROK : De 1960 à nos jours, 50 Ans de musique électrifiée en Bretagne, t. 2 : 1990/2013, LATDK, , 480 p. (lire en ligne), « Pop made in Breizh », p. 312-313
  • Ronan Gorgiard, « Gwennyn : L'année du décollage ? », Cultures bretonnes, Hors-Série Ouest-France, 2012, p. 29

Articles connexesModifier

ReportagesModifier

Liens externesModifier

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