Guy le Petit Bourguignon

Guy le Petit Bourguignon est un seigneur bourguignon et francilien né après 995 et mort après 1045.

C'est aussi un officier du palais royal sous Robert II et Henri Ier. Il serait l’ancêtre de la branche familiale des Gometz-Rochefort.

BiographieModifier

Né avant la fin du Xe siècle, c'est le fils cadet de Landry de Nevers et de Mathilde de Bourgogne sa seconde épouse[1].

Au début du XIe siècle, son père Landry obtient une promesse de mariage royal pour son frère aîné Renaud Ier de Nevers avec Hadvise, fille du roi Robert II avec comme dot le comitatus ou comté d'Auxerre.

Landry favorisa certainement Guy dans l'obtention d'un honneur[2]. Ce sera un rôle d'officier royal (proceres palatii) avec par conséquent un ressort dans le domaine royal. Landry avait été lui-même dapifer dans les années 990.

Les généalogistes[3] du Grand Siècle à la suite d'André Du Chesne[4], identifient l’officier de la cour royal du nom de Guy le Petit Bourguignon au fils de Landry.

D’abord nous le voyons intervenir au moins deux fois en Bourgogne :

  • Dans le cartulaire de Cluny, tome III, 22781, on trouve Guy avec son père Landry et son épouse, au sujet d’un « Gibaldus » qui est en train de faire une donation à Cluny (juin 1023), charte souscrite par « Landrici comitis, Rainaldi filii eius et uxoris eius, Widoni et uxoris eius Acherada… ».
  • Avant 1032, par une autre charte clunisienne, « Rainaldus comes Nivernensis » donne à Cluny « Belmontis » pour les âmes de « Landrici patris mei…et Matildis matris mee et uxoris mee Advise et filiorum meorum qui presentes sunt… fratris mei Widonis et Rotberti… » (cartulaire de Cluny, tome IV, 2811). Le village bourguignon donné par les enfants de Mathilde à Cluny proviendrait de son héritage.

Il intervient au moins deux fois dans le domaine royal :

Ensuite, Guy n'apparaît plus sous ce nom. Soit qu'il soit mort soit qu'on puisse le rattacher à un premier Guy de Rochefort. En effet, dans un acte pour le Dunois établi après 1044 nous trouvons un « Widone de Petraforti »[5]. Comme ce ne peut être Guy le Rouge qui n'est pas encore né, cela signifierait que ce Guy a obtenu au plus tard sous Henri Ier, la vicomté de Rochefort, qu'on appelle l'Etampois chartrain[2]. Ainsi qu'une partie des fiefs que la première maison de Gometz aurait perdu au début du siècle en tant que vassale d'Eudes Ier de Blois.

Ces Gometz-Rochefort d'origine bourguignonne seront favorisés sous le roi Henri Ier. Le fils Guillaume Ier de Gometz sera sénéchal dans les années 1050 comme son grand-père. Sa sœur Hodierne épousera Guy Ier de Montlhéry et sera à l'origine d'un des premiers prieurés clunisiens au nord de la Loire à Longpont.

Mariage et enfantsModifier

Il épousa peut-être une dénommée Acherada avec qui il eut :


Notes et référencesModifier

  1. Constance Brittain Bouchard, Sword, Miter and Cloister. Nobility and the Church in Burgundy (980-1198), Cornell University Press,
  2. a et b Raphaël Bijard, « Le premier conflit de l’ère capétienne (991 - 996) et sa phase de résolution (début du XIe s.) – leur influence sur la genèse du domaine royal et l’évolution de la cour palatiale »,
  3. M. du Bouchet, Histoire généalogique de la Maison Royale de Courtenay, Paris,
  4. Du Chesne, André, Histoire Généalogique des Ducs de Bourgogne, Paris : Cramoisy,
  5. Cédric GIRAUD, Jean-Baptiste RENAULT et Benoît-Michel TOCK, « Acte n°3199 dans Chartes originales antérieures à 1121 conservées en France », sur Telma, éds., Nancy : Centre de Médiévistique Jean Schneider; éds électronique : Orléans : Institut de Recherche et d'Histoire des Textes,,