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Gustave Dupont-Ferrier

historien français

BiographieModifier

Né le chez ses grands-parents maternels à Vinay (Isère), Gustave Dupont-Ferrier est le fils d'un négociant de Voiron. Il étudie d'abord au lycée de Grenoble puis au collège Stanislas. Il est admis élève à l'École des chartes (promotion 1888). Archiviste-paléographe puis agrégé d'histoire, docteur ès lettres, il devient professeur au lycée de Lons-le-Saunier, puis dans plusieurs lycées parisiens de renom : le collège Stanislas, qu'il retrouve, le collège Sainte-Barbe, le lycée Buffon puis le lycée Louis-le-Grand, dont il écrivit l'histoire.

Il devient ensuite professeur d'histoire des institutions de la France à l'École des chartes, poste qui l'amena à rédiger une somme encore aujourd'hui utile aux historiens du Moyen Âge : la Gallia regia (1942-1946).

  • Premier prix Gobert à l'Académie des inscriptions et belles lettres.
  • Chevalier de la Légion d'honneur
  • Officier de l'Instruction publique

Membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres et du Comité des travaux historiques et scientifiques (section de philologie et d’histoire), il présida également la Société de l’École des chartes de 1924 à 1925.

Il épousa Anne Permézel (1874-1950), dont il eut trois enfants :

Un affaiblissement progressif le tenant éloigné de ses travaux et des activités de l'Institut durant ses dernières années, Gustave Dupont-Ferrier meurt le , à son domicile parisien du 244, boulevard Raspail. Avec lui s'éteint le dernier représentant de la promotion 1888 de l'École nationale des chartes. Gustave Dupont-Ferrier est inhumé à Voiron, dans l'Isère, où il a passé son enfance.

ŒuvresModifier

  • La captivité de Jean d’Orléans, comte d’Angoulême : 1412-1445, 1896.
  • Les officiers royaux de bailliages et sénéchaussées en France à la fin du Moyen Âge, 1902 (premier prix Gobert de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1903).
  • Les écoles, lycées, collèges, bibliothèques de Paris, 1913.
  • Du Collège de Clermont au Lycée Louis-le-Grand, 1503-1920, 3 vol. 1921-1925.
  • La formation de l’État français et l’unité française (des origines au milieu du XVIe siècle), 1929.
  • Études sur les institutions financières de la France à la fin du Moyen Age, 1930-1933 (le premier tome récompensé du premier prix Gobert de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1931).
  • Gallia Regia ou état des officiers des bailliages et sénéchaussées de 1328 à 1515, 6 vol. et 1 table, Paris, 1942-1946.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier