Guillemette de Sairigné

Guillemette de Sairigné est une journaliste et écrivain française née à Saïgon le .

Carrière journalistiqueModifier

Guillemette de Sairigné a collaboré au Monde, à L'Express, au Point puis à Madame Figaro où elle assurait la rubrique des « Grands Entretiens », avec des personnalités les plus diverses, comme Françoise Sagan, Romain Gary, Le Clézio, Barbara, Maurice Béjart et Yehudi Menuhin, ou de grands témoins comme l’abbé Pierre ou sœur Emmanuelle. Elle produit, en même temps, des émissions télévisées pour la seconde chaîne et écrit des livres.

Œuvre littéraireModifier

Mêlant témoignages vécus et analyses de fond avec des maîtres dans leur spécialité (l’historien Georges Duby, le philosophe René Girard, le prix Nobel de physique Georges Charpak, l’astrophysicien Trinh Xuan Thuan, le psychiatre Boris Cyrulnik…), ses premiers ouvrages traitent de la souffrance (Tous les dragons de notre vie), de la beauté (La beauté en plus) ou du pardon (Mille pardons).

Avec Mon illustre inconnu publié en 1998 (Fayard), Guillemette de Sairigné enquête sur son père, Gabriel de Sairigné, héros de Narvik et de Bir Hakeim, Compagnon de la Libération, mort au champ d’honneur en Indochine à 35 ans à la tête de la 13e Demi-brigade de Légion étrangère quand elle n’avait que quelques mois.

Dans La Circassienne (2011, Robert Laffont), elle évoque l'histoire d’une autre figure de la Légion, la comtesse du Luart née Gali Hagondokoff à Saint-Pétersbourg, qui dirigea une formation chirurgicale mobile pendant la Seconde Guerre mondiale et reste la «Marraine» du 1er Régiment étranger de Cavalerie[1],[2].

Paru en 2019, Pechkoff, le manchot magnifique (Allary Éditions), prolonge cette galerie de portraits. À partir d’archives inédites, notamment d’une correspondance avec Maxime Gorki, Guillemette de Sairigné signe la première biographie de Zinovi Pechkoff, fils adoptif de Gorki, qui connaîtra une grande carrière dans les rangs de la France Libre. De simple légionnaire pendant la Première Guerre mondiale — où il perd son bras droit —, il deviendra général de corps d’armée et ambassadeur de France. Charles de Gaulle lui écrira un jour : «Vous avez été au moment où il le fallait, l’homme qu’il fallait, là où il le fallait, j’ajoute que vous y avez mis le style»[3],[4],[5]

Livres publiésModifier

BiographiesModifier

EnquêtesModifier

RéférencesModifier

  1. Hélène Carrère d'Encausse, « Comtesse du Luart, princesse courage », sur Le Figaro.fr, (consulté le 18 octobre 2019)
  2. « Gali Hagondokoff | OFPRA », sur www.ofpra.gouv.fr (consulté le 18 octobre 2019)
  3. Guillemette de Sairigné, Pechkoff, le manchot magnifique, Allary Editions, , 612 p. (ISBN 978-2-37073-291-0), page 11, lettre scannée
  4. « La journaliste Guillemette de Sairigné signe une biographie inédite », sur ouestfance.fr,
  5. Bernard Pivot, « Pechkoff, le manchot au bras long », sur lejdd.fr,
  6. « La Circassienne », sur lisez.com
  7. « Pechkoff, le manchot magnifique », sur allary-editions.fr

Liens externesModifier