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Guillemette Morand
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Naissance
Décès
Nationalité
Drapeau : France Française
Activité
Mouvement
Distinctions

Guillemette Morand est une artiste peintre née le 1er juin 1913 à Paris, située dans l'École de Montmartre. Elle vécut à la cité Montmartre-aux-artistes (189, Rue Ordener dans le 18e arrondissement de Paris) et est morte en 1989.

BiographieModifier

« Depuis son enfance, les saltimbanques la hantent. Née à Montmartre, mais d'une famille originaire du nord de la France, elle dit que dans ce triste pays de briques, les baladins avaient sur elle un prestige extraordinaire »[1].

Ainsi en mai 1958, Guillemette Morand accroche aux cimaises de la Galerie Vendôme trente-cinq toiles qu'elle a brossées en 1957, énonçant par les paysages présentés qu'elle a cette année-là parcouru la France, l'Espagne et l'Italie, y plaçant toujours entre autres des baladins en corrélation avec ses réminiscences de rêveries enfantines. Ce qui pour l'ensemble de l'exposition frappe la revue Connaissance des arts en visite, c'est la dominante de la couleur blanche d'une part, la suggestion omniprésente de l'élément de feu d'autre part, qu'il soit simple chandelle dans une nature morte ou feu d'herbe qui, dans un paysage, « suggère l'idée de la fonte des formes sous l'action de la chaleur atmosphérique »[2].

Guillemette Morand, « qui peignait sans arrêt »[1], qui disait « Venez, mes rêves, afin que je vous transfigure »[3], est de ces femmes peintres figuratives qui, avec Andrée Bordeaux-Le Pecq, Germaine Lacaze, Geneviève Gavrel, Renée Béja et Marguerite Bermond, peuvent être rangées parmi les héritières des peintres de la réalité poétique.

ŒuvresModifier

Livres illustrésModifier

  • Pierre Osenat, Poèmes choisis, préface de Jacques Prévert, illustrations de Jean Vénitien et Guillemette Morand, Éditions A. Henneuse, Paris, 1969.

Fresques muralesModifier

Expositions personnellesModifier

  • Galerie Max Rohr, Berne, mars 1951.
  • Galerie des beaux-arts, Genève, avril 1951.
  • Guillemette Morand, gouaches, Galerie Stiebel, 30, Rue de Seine, Paris, avril-mai 1955.
  • Galerie Vendôme, 12, rue de la Paix, Paris, mai-juin 1958[4].
  • Galerie de Courcelles, Paris, 1959[5].
  • Expositions à New York et Tel-Aviv, non datées.
  • Vente de l'atelier Guillemette Morand, chez Isabelle Goxe et Laurent Belaïsch, Enghien-les-Bains, jeudi 11 septembre 2014.

Expositions collectivesModifier

Réception critiqueModifier

  • « La plus grande surface est occupée par des paysages aux couleurs également vives, qu'elles soient celles du ciel ou celles d'un premier plan de prairie, de route, d'arbre ou de maison,. Dans ces paysages, de petits personnages dansent, brandissent des torches, jouent de la guitare: ils ressemblent, par leur animation, aux petits personnages de Callot qui, lui aussi, se complut à décrire la vie des bohémiens. De l'ensemble se dégage une impression de féérie qui rappelle celle des tableaux de Carzou » - Connaissance des arts[1]
  • « Peintre ou poète ? Guillemette Morand est certainement les deux. Qu'elle se laisse aller à un certain mysticisme, qu'elle transcrive un paysage du Var ou de l'Île-de-France, qu'elle peigne des matures mortes, ou bien encore des baladins, partout transparaît ou se devine la plus subtile poésie. On la devine à la fois poète et fantaisiste, mais aussi un peintre dans toute l'acception du terme. Chacune de ses toiles est un éclatement de couleurs dans une harmonie bien déterminée, rouge, mauve, verte, elle atteint aux limites de l'audace sans jamais franchir celles du bon goût. Une œuvre forte et solide. » - Pierre Imbourg[5]
  • « Inspirée, magicienne de la couleur et de la forme, peintre et poète jusqu'au bout de la brosse dont l'art, libre, est marqué par un style - hors de toute manière - où s'accordent comme rarement le faire et la pensée. » - Jean Chabanon[8]
  • « Une palette chargée d'expressionnisme, une vision baroque et chahutée d'une grande originalité. » - Gérald Schurr[9]
  • « Ses envois au Salon annuel des femmes peintres sont des plus remarqués... » - Dictionnaire Bénézit[6]

Prix et distinctionsModifier

Musées et collections publiquesModifier

Collections privéesModifier

BibliographieModifier

  • Jean Cassou, Les œuvres récentes de Guillemette Morand, Éditions Galerie des beaux-arts, Genève, 1951.
  • Jean Chabanon, Guillemette Morand, Le roi mage, in revue Le peintre, n°78, 1er février 1954.
  • Guillemette Morand, Éditions Galerie Stiebel, Paris, 1955.
  • Guillemette Morand, peintre de féérie, in revue Connaissance des arts, n°38, 15 avril 1955.
  • Guillemette Morand, in revue Connaissance des arts, n°76, juin 58.
  • Pierre Duriage et Georges Massié, Guillemette Morand, Prix Francis Smith 1967, Éditions Presses artistiques, 1967.
  • Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Éditions Arts et Images du Monde, 1992.
  • Lydia Harambourg, Index des peintres de l'École de Paris, dans L'École de Paris, 1945-1965 - Dictionnaire des peintres, Éditions Ides et Calendes, 1993.
  • André Roussard, Dictionnaire des artistes à Montmartre, Éditions André Roussard, 1995.
  • Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les éditions de l'amateur, 1996.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.

RéférencesModifier

  1. a b et c « Guillemette Morand, Peintre de féerie », Connaissance des arts, n°38, 15 avril 1955, page 75.
  2. « Guillemette Morand », Connaissance des arts, n°76, juin 1958, page 111.
  3. Isabelle Goxe, Présentation de Guillemette Morand, vente de l'atelier de l'artiste, Enghien-les-Bains, 11 septembre 2014.
  4. A.P., « Les expositions : Guillemette Morand », Journal de l'amateur d'art, n°213, 10 juin 1958, page 12.
  5. a et b Pierre Imbourg, « Les expositions : Guillemette Morand », Journal de l'amateur d'art, n°230, 25 avril 1959, page 17.
  6. a et b Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, tome 9 page 814.
  7. Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Éditions Arts et Images du Monde, 1992.
  8. Jean Chabanon, Guillemette Morand, in revue Le peintre, guide du collectionneur, 15 mai 1967.
  9. Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les éditions de l'amateur, 1996.
  10. Article avec reproduction du tableau Nativité à Saint-Paul-de-Vence par Guillemette Morand dans Life Magazine, 26 décembre 1949, page 56.
  11. Musée Calvet, Avignon, Procès-verbal du conseil d'administration du 5 juillet 1958 Il y est mentionné le don de la toile par Guillemette Morand qui y est dite membre du conseil d'administration du musée.
  12. Drouot Presse, La collection Henri Braun-Adam, un destin au service de l'art, novembre 2013

Liens externesModifier