Guillaume Ier de Lamoignon

juriste français
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Guillaume Ier de Lamoignon, marquis de Basville ( - ) fut un magistrat français.

Guillaume Ier de Lamoignon
Image dans Infobox.
Fonctions
Premier président du Parlement de Paris
-
Président
États de Bretagne
Biographie
Naissance
Décès
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Activités
Famille
Père
Mère
Marie des Landes (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Madeleine Potier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Autres informations
Propriétaire de
Membre de
Madeleine Potier (morte en 1705).

BiographieModifier

Fils de Chrétien de Lamoignon, président à mortier du parlement de Paris, et de Marie des Landes. Il épousa Madeleine Potier (1623-1705), fille de Nicolas IV Potier.

Frondeur pendant la Fronde parlementaire, il se rallia ensuite à la régence. Il fut successivement conseiller au parlement (), maître des requêtes (), président des États de Bretagne (1655), et premier président du Parlement de Paris, poste qu'il reçut de Mazarin pour succéder à Pomponne de Bellièvre, le , et qu'il tint jusqu'à sa mort. Louis XIV, en lui apprenant sa nomination, lui dit : « Si j'avais connu un plus homme de bien, un plus digne sujet, je l'aurais choisi. »

Lamoignon ne voulut pas présider la commission qui devait juger le surintendant Fouquet, avec lequel il avait été lié d'amitié, mais avec lequel, depuis, il était pourtant brouillé.

Lors de l'Affaire des poisons, alors que la rumeur veut que la marquise de Brinvilliers, principale accusée, soit une sainte, Edmond Pirot, théologien, fut désigné par lui pour la confesser.

Il créa sui generis l'Académie Lamoignon et pencha du côté des Anciens. Il fit disparaître l'épreuve du congrès (obligation dans les procès en nullité du mariage, de prouver l'impuissance du mari par une démonstration publique).

On a de lui un ouvrage connu sous le titre d'Arrêtés de Lamoignon (publié en 1702) où il ébauche un vaste plan qu'il avait conçu pour la réforme de la législation. Membre de la Compagnie du Saint-Sacrement, il fut l'ami et le protecteur des gens de lettres : il était surtout lié avec Boileau, et c'est à sa demande que ce poète composa le Lutrin.

Il a donné son nom à la cour Lamoignon, disparue lors de la reconstruction du palais de justice de Paris et à l'hôtel de la rue Pavée, occupé aujourd'hui par la Bibliothèque historique de la ville de Paris et dont il est locataire dès 1658 puis en deviendra propriétaire.

DescendanceModifier

  1. Chrétien-François Ier de Lamoignon qui épouse Marie-Jeanne Voisin
  2. Nicolas de Lamoignon de Basville
  3. Marie de Lamoignon (1645-1733) qui épouse Victor-Maurice de Broglie, maréchal de France en 1724: ils sont les parents de Charles-Maurice de Broglie (1682-1766), dit l'abbé de Broglie.

Vu par ses contemporainsModifier

Il semblait fort aimé, comme témoigne cette lettre du comte de Bussy, dans une lettre du , écrit au père Rapin après la mort du marquis : « où trouverons-nous jamais un ami qui ait l’esprit et le cœur fait comme M. le premier président de Lamoignon ? [...] Enfin, il jouissait d’une grande fortune qu’il devait à sa vertu, ce qui est bien rare. » Ce même père Rapin répondit qu'il était de l'avis qu'« il n’y eut jamais une plus belle âme jointe à un plus bel esprit. [...] [Q]ue le peuple l’a pleuré et chacun s’est plaint de sa mort comme de la perte d’un ami ou de celle d’un bienfaiteur.[1] »

IconographieModifier

Le musée Carnavalet conserve un pastel de Robert Nanteuil représentant Guillaume de Lamoignon en robe de président.

SourcesModifier

  • Les papiers personnels de la famille Lamoignon sont conservés aux Archives nationales dans le fonds du château de Malesherbes sous la cote 399AP[2].

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Guillaume de Lamoignon premier président, dans Charles Perrault, Les Hommes illustres qui ont paru en France pendant ce siècle, chez Antoine Dezallier, 1697, tome 1, p. 39-40 (lire en ligne)
  • Laurence Depambour-Tarride, « Représenter une conscience : le portrait de Guillaume de Lamoignon par Robert Nanteuil », dans Jean-Marie Carbasse (dir.), La Conscience du juge dans la tradition juridique européenne. Paris, Presses Universitaires de France, « Droit et justice », 1999, p. 195-228.

Article connexeModifier

Liens externesModifier