Guillaume de Chanac

évêque de Chartres et Mende puis cardinal catholique

Guillaume de Chanac (v.1320-1383), maître des écuries pontificales, chancelier du duc d’Anjou, évêque de Chartres et de Mende, cardinal au titre de Saint-Vital puis de Saint-Étienne au Monte Celio, cardinal-évêque de Frascati (1371-1383).

Guillaume de Chanac
Fonctions
Cardinal-évêque
Diocèse suburbicaire de Frascati
-
Cardinal-prêtre (d)
à partir du
Évêque diocésain
Diocèse de Mende
à partir du
Bompar Virgili (d)
Évêque diocésain
Diocèse de Chartres
-
Évêque catholique romain
à partir du
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Activités
Prêtre, prêtre catholique de rite romainVoir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Parentèle
Guillaume V de Chanac (grand-oncle)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religions
Ordre religieux
Cardinal-fr Guillaume de Chanac.svg
Blason

BiographieModifier

Il naquit à Paris à une date imprécise mais très certainement au début des années 1320. Fils de Guy de Chanac, chevalier du Limousin, originaire d'Allassac, et d’Isabeau dite Belotte de Montbron, il était le petit-neveu de Guillaume V de Chanac, évêque de Paris (1333-1342) et patriarche latin d’Alexandrie (1342-1348), le neveu de Foulques de Chanac, évêque de Paris (1342-1349)[1]. Un de ses neveux, Bertrand de Chanac, deviendra cardinal de 1385 à 1401[2].

Professeur à la Sorbonne et maître des écuries pontificalesModifier

Il entra chez les bénédictins de Saint-Martial de Limoges. Devenu docteur en loi puis professeur à la Sorbonne, il fut aussi prieur de Longpont et de Vézelay[2].

En 1351, il accéda à la charge de maître des écuries de Clément VI[3]. Ce séjour avignonnais lui valut d’être nommé, le , abbé de Saint-Florent lès Saumur[Note 1]. Il résida effectivement en Anjou puisqu’il devint chancelier du duc, en 1360, puis abbé de Bèze-Fontaine, en Bourgogne, deux ans plus tard[2].

Le cardinal de MendeModifier

Guillaume revint à Avignon vers 1367 pour rentrer à la Sainte Rote comme auditeur. Il fut d’abord élu évêque de Chartres le [Note 2] puis évêque de Mende le [2].

Lors du consistoire du , Grégoire XI lui remit le chapeau de cardinal-prêtre de Saint-Vital puis il sera fait cardinal au titre de Saint-Étienne au Monte Celio. Connu désormais sous le nom de cardinal de Mende, il fit partie de ceux qui restèrent à Avignon lors du retour du pape à Rome[2].

Nommé cardinal-évêque de Frascati par Clément VII le [2], il testa peu après, le 29 décembre, léguant 10 florins d’or à la cathédrale Notre-Dame-des-Doms d'Avignon.

Il décéda le lendemain et fut inhumé en l’église du couvent des dominicains. Ses restes furent transférés à l’abbaye Saint-Martial de Limoges en [2].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Il conserva les revenus de cette abbaye jusqu’en 1368 et fut remplacé par Guillaume du Luc.
  2. Retenu à la Cour pontificale d’Avignon, Guillaume de Chanac ne prit possession de son siège que le .

RéférencesModifier

  1. Lépinois et Merlet, Société archéologique d'Eure-et-Loir, « Cartulaire de Notre-Dame de Chartres (1862), p. XLI », sur https://gallica.bnf.fr (consulté le ).
  2. a b c d e f et g Salvador Miranda, Cardinal Guillaume de Chanac, University Park, Miami, FL 33199, 2009
  3. Cf. K. H. Schäfer, Die Ausgaben der apostolischen Kammer unter Benedict XII, Klemens VI und Innozenz VI, (ann. 1351), Paderborn, 1914. Ce fut à ce titre que le futur cardinal de Mende, à la mi-décembre 1351, eut ordre d’acheter pour les funérailles prévisibles de Guillaume III Roger de Beaufort, vicomte de Turenne et neveu du pape, l’équipement pour deux écuyers, deux hommes d’armes et leurs chevaux, des harnois aux armes de la vicomté, une étoffe d’or blasonnée, etc. Mais le vicomte se rétablit à la fin de l’hiver.

BibliographieModifier

  • François du Chesne, Histoire de tous les cardinaux françois de naissance ou qui ont été promus au cardinalat par l’expresse recommandation de nos roys, Paris, 1660.
  • É. Baluze, Vitae paparum Avenionensium, sive collectio actorum veterum, Vol. I et II. Paris, 1693.
  • A. de Boyes et l’abbé Arbelot, Biographie des Hommes illustres de l’ancienne province du Limousin, Limoges, 1854.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier