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Guillaume Mauviel

évêque constitutionnel
Guillaume Mauviel
Fonction
Évêque constitutionnel
Biographie
Naissance
Décès
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CézyVoir et modifier les données sur Wikidata
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Guillaume Mauviel, né à Fervaches le 29 octobre 1757, mort à Cézy (Yonne) le 5 mars 1814, est un prêtre catholique français, évêque constitutionnel à Saint-Domingue.

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BiographieModifier

Issu d'une famille modeste du diocèse de Coutances, il est ordonné prêtre et s'embarque aussitôt comme aumônier en 1782 sur un navire à destination des Antilles. Arrivé à Cadix (Espagne), l'amiral d'Estaing lui interdit de reprendre la traversée[1].

Il exerce donc dans les hôpitaux français, puis quitte la marine. Il devient alors vicaire à Noisy-le-Sec en 1791 où il prend fait et cause pour la Révolution. Il prête serment à la constitution civile du clergé. Proche de l'abbé Grégoire, il devient secrétaire de l'« agence des évêques réunis » et participe à la création des Annales de la religion, organe du clergé constitutionnel. Il est également de l'organisation du concile nationale de l'an V, qui s'ouvre le 15 août 1797 à Notre-Dame de Paris[1].

En réponse à une demande du général des armées du Nord à Saint-Domingue, Toussaint Louverture, adressée quelques mois plus tôt à l'abbé Grégoire, de lui envoyer douze prêtres républicains, Guillaume Mauviel se porte volontaire. Quatre évêques sont nommés par le concile, dont Guillaume Mauviel, élu à l'unanimité évêque des Cayes[1], dans le sud de Saint-Domingue, le 10 novembre 1797[2]. Les trois autres se démettent rapidement, il est donc le seul, sacré le 3 août 1800 à Notre-Dame et ayant attendu que la situation de son diocèse, lieu d'affrontement entre les troupes de Toussaint Louverture et celles de Rigaud, s'apaise, à rejoindre l'île en fin de l'année[1], avec finalement la charge de toute la partie française de la colonie[2].

À son arrivée, Toussaint Louverture lui impose de rester à Santiago[1]. Confronté à l'hostilité de la population aux Français[1], il travaille à réunir la population « de toutes les couleurs » et à pacifier l'île après les luttes fratricides, propose en 1803 l'instauration d'un catéchisme alternant chaque semaine français et espagnol[2] et cherche à remettre les prêtres et les fidèles dans la doctrine chrétienne. Mais sa faible légitimité auprès de Louverture et d'une grande partie du clergé, resté fidèle au pape, l'empêche de mener comme il le souhaite ses missions[1]. Louverture arrêté en juin 1802, il gagne les faveurs du général Leclerc, beau-frère de Bonaparte, et démissionne comme évêque constitutionnel après la signature du Concordat entre la France et le Vatican. Il tente de prendre le siège d'archevêque de Santiago, mais à cause de la mort de Leclerc, ainsi que de l'hostilité grandissante des autorités militaires à son égard, il ne reste qu'administrateur provisoire de l'archidiocèse jusqu'à son départ, forcé par le général Ferrand, le 9 novembre 1804[2].

Il débarque à Bordeaux en avril 1805. Il est admis à l'Ordre du temple en 1810, une décision possiblement annulée quelques mois plus tard[3]. Il meurt chez le général Desfourneaux, propriétaire du château de Cézy depuis 1804, qu'il avait rencontré à Saint-Domingue[2].

Il est l'auteur du Précis historique et politique de la Révolution de St-Domingue [4].

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f et g Bernard Noël, « Debien (G.) : Guillaume Mauviel, évêque constitutionnel de Saint-Domingue, 1801-1805 », Revue française d'histoire d'outre-mer, volume 69, numéro 257, 1982. Sur Persée
  2. a b c d et e Jean-Marie Loncol, « Compte rendu - DEBIEN, Gabriel, Guillaume Mauviel Évêque constitutionnel de Saint-Domingue (1801-1805) » Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 37, n° 1, 1983. Sur Erudit.org.
  3. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées ordre
  4. Supplément ronéotypé de la Revue de la Manche, n° 53, janvier 1972.

BibliographieModifier

  • Auguste Matinée, Anecdotes de la révolution de Saint-Domingue racontées par Guillaume Mauviel, évêque de la colonie (1799-1804), 1885, réédité en 2010 par Kessinger Publishing
  • Gabriel Debien, Guillaume Mauviel, évêque constitutionnel de Saint-Domingue 1801-1805, Société d’histoire de la Guadeloupe, coll. « Notes d’histoire coloniale », n° 105, 1981.

Liens externesModifier