Guillaume Ier de Bourgogne

Guillaume Ier de Bourgogne dit Guillaume le Grand ou Tête Hardie (1020-1087) est un seigneur du XIe siècle, comte de Bourgogne de 1057 à sa mort ainsi que comte de Mâcon à partir de 1078. Membre de la dynastie des Anscarides, il possède des ascendances féminines unrochide et carolingienne et il est le père du pape Calixte II.

BiographieModifier

Né en 1020, Guillaume est le fils du comte Renaud Ier de Bourgogne et d'Adélaïde de Normandie (fille du duc Richard II de Normandie).

Il succède à son père à la mort de celui-ci le . Guillaume Ier de Bourgogne et ses fils aînés Renaud II de Bourgogne puis Étienne Ier de Bourgogne, sont des comtes de Bourgogne très puissants, régnant sur des terres dépassant largement les limites du puissant et vaste comté de Bourgogne. Ils sont vassaux contre leur gré de l'empire germanique à la suite du testament du roi Rodolphe III de Bourgogne mort en 1032 et à la guerre de succession de Bourgogne (1032-1034).

En 1039, l'archevêque de Besançon, Hugues Ier de Salins, devient l'homme de confiance favori du nouvel empereur germanique, Henri III du Saint-Empire (neveu du précédent). L'empereur accorde alors une certaine autonomie franche et le droit de s'auto-administrer par son propre gouvernement au comté de Bourgogne. Hugues Ier est nommé chancelier et sera récompensé très largement pour sa totale et très dévouée collaboration et pour ses services de vassal à son suzerain. Henri III vient à Besançon en 1043 pour se fiancer avec Agnès de Poitiers, nièce du comte Renaud Ier de Bourgogne, et fille du duc Guillaume V d'Aquitaine. Pour cette occasion, l'archevêque Hugues obtient des droits régaliens sur la ville de Besançon (droits juridiques, politiques, fiscaux et économiques...) Il est nommé prince de l’empire germanique (rang maximum avant empereur) et règne en souverain sur la cité de même que ses successeurs avec l'empereur et le pape Grégoire VII pour seuls supérieurs. Il échappe au pouvoir des comtes de Bourgogne.

En 1076, l'empereur germanique Henri IV du Saint-Empire s'oppose aux pouvoirs absolus du pape Grégoire VII et se voit excommunié par le Vatican ce qui le discrédite profondément dans l'Europe profondément chrétienne où le pape a un grand pouvoir sur les têtes couronnées d'alors. C'est le début de la lutte de pouvoir entre l'empereur germanique et le Vatican (querelle des Investitures).

En 1078, le comte Guy II de Mâcon se fait moine à l'Abbaye de Cluny et cède son titre et ses terres à son cousin Guillaume Ier de Bourgogne. Guillaume Ier s’affirme comme le personnage le plus important du comté de Bourgogne. Il met la main sur le pouvoir ecclésiastique en 1085 après le décès des puissants archevêques de Besançon, Hugues Ier de Salins et Hugues II en y faisant ordonner ses fils Hugues III de Bourgogne archevêque et Guy de Bourgogne (futur Pape sous le nom de Calixte II) administrateur du diocèse de son frère.

Le () 1087, il décède à Besançon à l'âge de 67 ans et est inhumé à la cathédrale Saint-Étienne, remplacée au XVIIIe siècle par la Cathédrale Saint-Jean, où furent transférées les sépultures des comtes de Bourgogne.

Ses fils Renaud II de Bourgogne et Étienne Ier de Bourgogne lui succèdent et meurent en croisade en Terre sainte, suivis en cela par leur frère Raymond de Bourgogne, roi de León et de Galice, ce qui affaiblira grandement le pouvoir de leur famille.

Mariages et enfantsModifier

Il se marie avec Étiennette de Bourgogne.

Il a eu les enfants suivants[1] :

AnnexesModifier

Notes et référencesModifier

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