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Guillaume-Martin Couture

architecte français
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Guillaume-Martin Couture
Présentation
Autres noms Couture le Jeune
Naissance
Rouen
Décès
Passy
Nationalité Drapeau de la France France
Activités architecte contrôleur des bâtiments des domaines de la ville et généralité de Paris
Formation Antoine Matthieu Le Carpentier
Œuvre
Réalisations Église de la Madeleine
Distinctions Académie royale d'architecture (1773)
Entourage familial
Famille Joseph-Abel Couture (frère)

Guillaume-Martin Couture, dit « le Jeune », né à Rouen en 1732 et mort à Passy le 27 décembre 1799, est un architecte français.

BiographieModifier

Élève de Blondel en 1748-1750, et d'Antoine Matthieu Le Carpentier, Guillaume-Martin Couture ne put résister au désir qu’il avait depuis longtemps d’aller étudier en Italie les monuments dus aux Bramante, Palladio, Bernin, etc. De retour à Paris, il construisit les hôtels de Saxe, le pavillon élevé de Sèvres, près de Bellevue et décore l'hôtel de Coislin.

En 1773, il fut reçu à l’Académie royale d'architecture. En 1773-4, il fut chargé par le roi de donner les plans du nouveau palais de justice de Caen, mais il refusa parce que Soufflot était l’oncle de la femme de Lefebvre, ingénieur en chef de la généralité de cette ville, auxquels des plans avaient également été demandés.

En 1775, il dirigea, dans sa ville natale, la construction du jubé en marbre de Notre-Dame, dont son compatriote Le Carpentier avait fourni les plans. Il fut chargé, avec Moreau et Antoine[Qui ?], de reconstruire les parties du palais de Justice qui venaient d’être incendiées[réf. nécessaire].

 
Église de la Madeleine
Projet de Guillaume-Martin Couture

À la mort de son maître Contant d’Ivry en 1777, auquel il avait été associé pour la construction de l’église de la Madeleine de Paris, il hérita du chantier et le conserva jusqu’en 1789. Il fit démolir tout ce qui avait été construit et modifia complètement les plans pour bâtir un édifice avec un portail de style corinthien inspiré de l’église Sainte-Geneviève de Paris. La nef ayant été, sur son rapport, jugée insuffisante, il y ajouta deux travées de 1777 à 1790. Il proposa de renoncer à ses honoraires pour peu qu’on donne son nom à la rue qui devait partir de l’arrière de l’édifice, l’actuelle rue Tronchet. Il se heurta à des difficultés de financement, mais les événements de la Révolution ayant rendu impossible la continuation des travaux, Couture mourut sans avoir eu la satisfaction d’achever son œuvre.

En 1799, il donna des plans pour la reconstruction de l’hôtel de ville de Saint-Omer, mais ces plans ne furent pas exécutés et il ne reçut que 3 000 livres au lieu des 6 000 qu’il avait demandées.

De 1786 à 1789, il commença, à Caen, la construction de la monumentale caserne Hamelin, achevée en 1833, et qui fut détruite en 1944.

Architecte du roi, Couture était membre correspondant des académies de Rouen et de Caen, et décoré du cordon de l’ordre de Saint-Michel.

Couture mourut dans une quasi-misère. Il était le frère puîné de Joseph-Abel Couture.

Principale réalisationModifier

AnnexesModifier

Bibliographie et sourcesModifier

  • Théodore-Éloi Lebreton, Biographie rouennaise, Le Brument, Rouen, 1865, p. 92
  • Charles Bauchal, Nouveau dictionnaire des architectes français, Paris, André, Daly fils et Cie, , 842 p., p. 143
  • Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle. Dictionnaire biographique et critique, p. 162-163, éditions Mengès, Paris, 1995 (ISBN 2-8562-0370-1)
  • Aubin Louis Millin,Francois Joseph Noel,Israel Warens, Magasin encyclopédique, ou Journal des sciences, des lettres et des arts, tome 3, p. 505-511, Paris, 1800 (lire en ligne)
  • Louis de Grandmaison, Essai d'armorial des artistes français. Lettres de noblesse. Preuves pour l'ordre de Saint-Michel, p. 401, Réunion des sociétés savantes des départements à la Sorbonne. Section des beaux-arts. Ministère de l'instruction publique, 1903, 27e session (lire en ligne)
  • Henry Lemonnier, W. Viennot, Procès-verbaux de l'Académie Royale d'Architecture, 1671-1793, Tome X Table générale, p. 81-82, Librairie Armand Colin, Paris, 1926 (lire en ligne)
  • Émile Bellier de La Chavignerie, Dictionnaire général des artistes de l'École française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours : architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, tome 2 et suppléments, p. 223, Librairie Renouard, Paris, 1885 (lire en ligne)

Article connexeModifier

Liens externesModifier