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Guido et Ginevra, ou la Peste de Florence est un grand opéra en cinq actes et sept tableaux composé par Fromental Halévy sur un livret d'Eugène Scribe. La première eut lieu sur le théâtre de l'Académie royale de musique le 5 mars 1838.

Histoire des représentationsModifier

L'opéra Guido et Ginevra n'obtint qu'un succès modéré et fut loin d'être aussi applaudi que son grand opéra précédent, La Juive (1835), et son opéra suivant, La Reine de Chypre (1841). Après la première, il fut toutefois joué dans toutes les grandes maisons d'Europe. Pour sa reprise à Paris en 1840, il fut réduit à quatre actes et sept tableaux. C'est sous cette forme qu'il fut repris en 1870. En 2009, on ne connaissait pas de productions récentes.

L'opéra contient des touches d'orchestration novatrice : on entend un mellophone à l'acte II, et la scène de la tombe de Ginevra est colorée de bois et de cuivres sombres qui font entendre des accords de septième diminuée à effet dramatique.

RôlesModifier

Rôle Voix Distribution à la première[1],
le 5 mars 1838
Cosme de Médicis basse Nicolas-Prosper Levasseur
Manfredi, duc de Ferrare basse Nicolas Prosper Dérivis
Guido, jeune sculpteur ténor Gilbert Duprez
Fortebraccio, condottiere ténor Eugène Massol
Lorenzo, intendant de Médicis basse Molinier (en)
Téobaldo, sacristain de la cathédrale de Florence basse Ferdinand Prévost
Ginevra, fille de Médicis soprano Julie Dorus-Gras
Ricciarda, chanteuse mezzo-soprano Rosine Stoltz
Léonore, femme de la suite de Ginevra soprano Mme Morin
Antonietta, jeune paysanne soprano Maria Flécheux

ArgumentModifier

Scribe puisa les éléments de l'intrigue dans L'Histoire de Florence rédigée par Delécluze. L'action se passe en Toscane, en 1552.

Acte IModifier

La cour des Médicis

Ginevra doit épouser le duc de Ferrare.

Acte IIModifier

Pendant la cérémonie, un voile empoisonné qui lui a été donné la fait s'évanouir dans une transe semblable à la mort ; le sculpteur Guido la pleure. On suppose qu'elle a la peste.

Acte IIIModifier

La cave des Médicis

Enterrée dans la cave des Médicis, Ginevra se réveille.

Acte IVModifier

Guido lui offre un abri.

Acte VModifier

Le village de Camaldoli

Ginevra retrouve son père qui accepte qu'elle épouse Guido. L'opéra se termine par une procession d'action de grâces.

RéférencesModifier

Notes
Sources
  • Diana Hallman, « The Grand Operas of Fromental Halévy », dans The Cambridge Companion to Grand Opera, éd. David Charlton.
  • Hugh Macdonald, Guido et Ginevra, article sur Grove Music Online.