Guerres algéro-tunisiennes

conflits entre les régences ottomanes d'Alger et de Tunis

Les guerres algéro-tunisiennes sont une série de conflits entre deux régences ottomanes, celle d'Alger et celle de Tunis.

En effet, l'établissement des deux États ottomans se fait sur les décombres de l'Ifriqiya des Hafsides de Tunis. En poussant à l'est, la régence d'Alger rattache dès le XVIe siècle le Constantinois à son territoire. Toutefois, certaines tribus de l'est algérien gardent des liens avec Tunis au XVIe siècle puis au XVIIe siècle. D'autre part, les deys d'Alger ont en mémoire le souvenir de leurs prédécesseurs, les beylerbeys d'Alger, qui exerçaient leur autorité sur Tunis au XVIe siècle[1],[2].

Divers conflits ont lieu au XVIIe siècle, à l'issue desquels les deys d'Alger affermissent leur autorité sur le Constantinois et imposent un tribut à Tunis à la suite de la capture du bey de Tunis, Ibrahim lors de la bataille du Kef[3],[4] :

Les conflits du XVIIIe siècle puis du XIXe siècle débouchent sur un traité de paix en 1817, où les deux belligérants se reconnaissent à égalité : Alger renonce au paiement de tout tribut par Tunis et de part et d'autre l'on renonce à toute prétention territoriale[5] :

Notes et référencesModifier

  1. Mahfoud Kaddache, L'Algérie durant la période ottomane, Alger, Office des publications universitaires, , 239 p. (ISBN 978-9961-0-0099-1), p. 94.
  2. Hédi Slim, Ammar Mahjoubi, Khaled Belkhodja et Abdelmajid Ennabli, Histoire générale de la Tunisie, vol. III : Les temps modernes, Tunis, Sud Éditions, (ISBN 978-9973-844-21-7).
  3. Kaddache affirme que cette bataille se déroule en juillet 1703, mais diverses sources confirment la date de juillet 1705.
  4. Kaddache 1998, p. 415.
  5. Kaddache 1998, p. 430-431.