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Gueorgui Lvov

personnalité politique russe
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lvov (homonymie).

Gueorgui Lvov
Illustration.
Portrait
Fonctions
Ministre-président du Gouvernement provisoire de la Russie

(3 mois et 28 jours)
Prédécesseur Nikolaï Galitzine (président du Conseil)
Nicolas II (empereur)
Successeur Alexandre Kerenski
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Dresde (Royaume de Saxe)
Date de décès (à 63 ans)
Lieu de décès Paris (France)
Nationalité russe
Parti politique Parti constitutionnel démocratique

Gueorgui Lvov
Chefs du gouvernement russe

Le prince Gueorgui Ievguenievitch Lvov ou Georges Lvoff[1] (en russe : Георгий Евгеньевич Львов, ISO 9 : Georgij Evgen'evič L'vov), né le à Dresde et mort le à Paris, est un homme d'État russe, président du gouvernement provisoire de la Russie du 23 mars au 7 juillet 1917.

Sommaire

FamilleModifier

Il est le fils du prince Ievgueni Vladimirovitch Lvov (1831-1878) et de son épouse Varvara Alexeïevna Mosolova (1828-1924).

En 1901, il épouse Ioulia Alexeïevna Bobrinskaïa (1867-1903), fille du prince Alexeï Pavlovitch Bobrinski et de son épouse Alexandra Alexeïevna Pisareva.

BiographieModifier

Jeunesse et début de carrièreModifier

Le prince Lvov est né à Dresde, dans une vieille famille noble descendante des princes de Yaroslavl. Peu après sa naissance, ses parents s’installent dans la maison de famille à Popovka, dans la région d’Aleksine, près de Toula. Il est diplômé de l’université de Moscou en droit, puis travaille dans la fonction publique jusqu’en 1893. Il participe et devient alors célèbre à des campagnes d'aide aux paysans lors de la famine de 1891[2]. Il rejoint le Parti constitutionnel démocratique, bien que tenté par les octobristes, c'est un libéral modéré, et la franc-maçonnerie, participant à la création des premières loges maçonniques à Moscou et à Saint-Petersbourg[3]. En 1906, il gagne un siège lors des élections de la première douma. Un poste de ministre lui est proposé en 1905 par le gouvernement Witte, mais il refuse souhaitant observer si le tsar respecte ou non ses promesses[2] - relatives au manifeste d'octobre. Il devient président de l’union « pan-russe » des zemstvos en 1914, puis l'année suivante, chef de l’union des zemstvos et membre du zemgor, un comité mixte de l’union des zemstvos et de l’union des villes qui ont aidé l’approvisionnement des militaires en tentes pour les blessés de la Première Guerre mondiale[4].

Pendant et après la révolutionModifier

Après la révolution de Février et l’abdication de l'empereur Nicolas II, Lvov devient président du conseil des ministres le 15 mars 1917, car il est le seul à faire consensus au sein des cadets entre la gauche et la droite, puis chef du gouvernement provisoire russe le 23 mars. C'est néanmoins Milioukov qui dirige réellement. Incapable de rassembler suffisamment d’appui, il démissionne en juillet 1917, après avoir fait tirer, ou du moins laisser faire, sur la foule, en faveur de son ministre de la Justice, Alexandre Kerenski. Installé à Tioumen, Lvov est arrêté après la prise de pouvoir par les bolcheviks. Incarcéré à Ekaterinbourg, il parvient à s’échapper et s’établit à Paris, où il passe le reste de sa vie. En 1919, à Paris, fonctionne un Comité national russe, composé du prince Lvov et de Maklakov, qui sert d'intermédiaire entre les divers gouvernements et généraux russes qui luttent contre les Bolchevistes et la Conférence de la Paix. Gueorgui Lvov est enterré au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois.

NotesModifier

  1. Graphie française utilisée sur sa tombe
  2. a et b Figes, Orlando, (1959- ...)., et Ferro, Marc, (1924- ...).,, La révolution russe 1891-1924, la tragédie d'un peuple, Gallimard, dl 2009 (ISBN 9782070398867, 2070398862 et 9782070320110, OCLC 495254430, lire en ligne)
  3. Nina Berberova, Les Francs-maçons russes du XXe siècle, Actes Sud, Arles, 1990, pp. 52-53 et 132.
  4. " Il approuvait Milioukov dans la poursuite de la guerre et était contre une paix séparée, mais dans son for intérieur il était opposé à la guerre en tant que telle; cependant, comme franc-maçon, il estimait inconvenant de ne pas soutenir les Alliés.", Nina Berberova, Les Francs-maçons russes du XXe siècle, Actes Sud, Arles, 1990, p. 53.

Liens externesModifier