Une grue de chantier est un appareil de levage utilisé dans le domaine de la construction pour déplacer des charges.

Grue sur chantier
Grue sur un chantier de bâtiment.
  • Grues à tour
  • Grues télescopiques sur remorque (Elles se caractérisent par leur structure télescopique, qui permet de les déployer plus rapidement et de les ranger plus facilement que les grues fixes. Ce type de grue est monté sur une remorque, ce qui permet de la déplacer d'un emplacement à un autre. Elle peut être montée sur un véhicule tracteur ou une remorque conçue pour ce type d'équipement).
  • Grues télescopiques mobiles (voir Grue mobile)
  • Grues treillis (Elles se caractérisent par leur structure en treillis, qui leur permet de soutenir de lourdes charges tout en restant légères et maniables. Ce type de grue est composé d'une tour en treillis surmontée d'une flèche horizontale et d'une grue à flèche télescopique. La tour peut être montée sur un véhicule mobile ou sur une fondation en béton pour plus de stabilité)

Grues mobiles et grues statiques (ou à tour)

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Les grues mobiles sont montées sur pneumatiques ou sur chenilles et font partie intégrante d'un véhicule. Les contre-poids peuvent être transportés séparément. Elles peuvent être déplacées.

Il existe trois catégories de grues mobiles :

  • AT : automotrices ;
  • ATT : automotrices tout terrain ;
  • SP : sur porteur.

Elles peuvent être à flèche télescopique, ou à éléments treillis démontables.

Malgré leur mobilité, ce sont des machines pouvant avoir des capacités de levage impressionnantes.

En 1996, une grue mobile ayant participé à la construction du Stade de France, à Saint-Denis, à flèche de type treillis démontable, avait une capacité de levage de 1 200 tonnes[1],[2],[3].

Il est courant de rencontrer sur des chantiers des grues de capacité de 200 tonnes.

Au contraire, les grues statiques (aussi appelées grues à tour) peuvent être ancrées dans le sol (par fixation dans des fondations) et/ou lestées à la base par des blocs de béton.

Il existe deux catégories de machines :

  • GMA : grue à montage automatisé. La rotation s'effectue à la base ;
  • GME : grue à montage par éléments. La rotation s'effectue en partie haute.
 
Grue mobile sur remorque

On exprime la capacité d'une grue à tour ou d'une grue mobile en tonnes/mètres (plus actualisé kilonewtons/mètres).

La capacité de levage pour une grue GMA est, pour la plus petite, 1 800 kg à 9,30 m — 700 kg à 20 m de portée (16 kN/m). Pour la plus grande, 8 000 kg à 13,10 m — 1 500 kg à 50,00 m de portée (102 kN/m).

La capacité de levage pour une grue GME est, pour la plus petite, 2 500 kg à 18,40 m — 1 000 kg à 35,00 m de portée (45 kN/m). Pour la plus grande, 64 000 kg à 30,30 m — 20 000 kg à 80,00 m de portée (1 900 kN/m).

Sous certaines conditions, ces machines peuvent se translater à l'aide de motoréducteurs, sur des infrastructures ressemblant à des voies de chemin de fer.

À partir d'une certaine hauteur, la grue est aussi ancrée à l'édifice, pour des raisons d'accessibilité et de stabilité.

Types de bras de levage (flèche)

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Démontage d'une grue.

Si toutes les grues utilisent un treuil pour lever les charges, les formes de bras diffèrent sensiblement :

  • articulé (grue hydraulique auxiliaire) ;
  • télescopique (grue mobile) ;
  • flèche unique (GMA) ;
  • flèche + contre-flèche + porte-flèche + tirant (FCFPFT) (GME).

Chaque type de grue a son domaine de pertinence. Les grues à bras articulé et télescopique sont utilisables rapidement. Les grues à flèche unique sont sensiblement moins puissantes que l'ensemble FCFPFT, mais leur installation est plus simple. En effet, l'absence de porte-flèche réduit la hauteur de montage pour une hauteur équivalente de portée et la simplicité du système réduit le temps de montage.

Références

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  1. « Notre filleul, le Stade de France », sur parrains-stadefrance.fr (consulté le )
  2. Loïc Fabrègues, « Mammoet déploie une grue géante pour moderniser deux jack-up pour l’éolien »  , sur lemarin.ouest-france.fr, (consulté le )
  3. Michel Alberganti, « La pose du toit du Stade de France durera près d'un an »  , sur Le Monde, (consulté le )

Voir aussi

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Articles connexes

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