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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Groupement et GCP.

GCP - Groupement des Commandos Parachutistes
Image illustrative de l’article Groupement des commandos parachutistes
Emblème des GCP

Création 1965
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Rôle Renseignement
Opérations commandos
Reconnaissance
Effectif environ 200 commandos
Fait partie de 11e brigade parachutiste
Ancienne dénomination Commando de Recherche et d'Action dans la Profondeur (CRAP)
Décorations Croix de la Valeur Militaire attribuée le 31 Janvier 2017 par le CEMAT à Caylus.

Le groupement des commandos parachutistes (GCP) est l'unité d'élite opérationnelle non organique de la 11e brigade parachutiste. Ses effectifs sont répartis entre les différents régiments de la brigade. Ces commandos forment des groupes de chuteurs opérationnels d'exception susceptibles d'être parachutés en avant des troupes. Bien qu'ils effectuent des missions parfois complexes, les GCP n’appartiennent pas aux forces spéciales.


HistoriqueModifier

Ils ont été fondés en 1965 sous le nom d'« équipes de saut opérationnel à grande hauteur » (SOGH). Ils ont pris le l'appellation de Commandos de renseignement et d'action dans la profondeur (CRAP), dénomination qu'ils conserveront jusqu'en 1999. À titre anecdotique, l'appellation CRAP a été remplacée à la suite d'une discussion entre le patron des GCP à l'époque, le lieutenant-colonel Pascal Chapoulaud (Chaps), et un officier américain rencontré sur un théâtre d'opérations extérieures, avec lequel il avait sympathisé. Le militaire américain a demandé au colonel Chapoulaud s'il savait ce que signifiait le mot crap en anglais. Il ne donna aucune réponse et demanda à un traducteur qui lui répondit que le mot « crap » signifiait « de la merde » ! L'état-major effectua un changement de nom de l'unité qui devint GCP[1].

C'est en 1969 qu'a eu lieu le premier engagement opérationnel des CRAP avec l'intervention de l'équipe des unités du 2e régiment étranger de parachutistes (bleu 2 commandé par l'adjudant Fayolle) lors de la guerre civile tchadienne (1965-1979).

L'emblème du groupementModifier

 
Emblème du groupement

Créé en 1992. Les bandes verticales rouge et blanche représentent le fond de la couleur du fanion de commandement de la 11 parachutiste, qui était le niveau d'emploi des CRAP.

Une flèche d'or stylisée orientée vers le bas, évoquant la force venue du ciel et l'audace. Cinq étoiles bleu nuit, couleur du ciel de leur engagement représentant les cinq commandos éclaireurs formant l'équipe commando à la création des CRAP.

Encadrant les trois éléments précédents : un liseré vert et rouge amarante en souvenir à la couleur des bérets des commandos qui composent le GCP ; le liseré noir encadré d'or fait honneur aux commandos, leur couleur.

MissionsModifier

Le groupement de commandos parachutiste de la 11e BP est une unité spécifique non organique principalement dédiée à l'engagement par la troisième dimension mais est aussi en mesure d'appuyer une manœuvre aéroterrestre par le biais de l'appui à la mise à terre, du renseignement et des actions commandos dans la profondeur. Il constitue un pion tactique souple et performant à forte plus-value opérationnelle. Sa mise en place s'effectue prioritairement par saut opérationnel à grande hauteur ou par tout autre moyen discret approprié (véhicule léger de type VLRA (camion ACMAT) ou par opération héliportée. Le GCP est composé d'hommes rompus à toutes les techniques commandos, à la fois très polyvalents et spécialistes de techniques particulières nécessaires à l'exécution de leurs missions en toute autonomie. Ces groupes de commandos sont des outils adaptés pour agir dans la profondeur et sur très court préavis.

L'infiltration sous voileModifier

Le GCP détient une expertise dans le domaine de la troisième dimension qui lui permet, après une projection stratégique, d'être engagé, dans des délais réduits, en toute discrétion et en s'affranchissant d'infrastructure terrestre.

L'infiltration sous voile (ISV) consiste donc pour les commandos d'être largués d'un avion en vol à 4 000 m puis de s'infiltrer par les airs sur une distance pouvant aller jusqu'à 20 km s'assurant ainsi un maximum de discrétion lors de leur arrivée au sol.

Engagement en opération extérieurModifier

  • 1991 - Irak, Kurdistan, Koweït, Rwanda
  • 1992 - Somalie
  • 1993 - Tchad, Bénin
  • 1994 - Rwanda
  • 1995 - Ex-Yougoslavie, Tchad
  • 1996 - Ex-Yougoslavie
  • 1997 - Ex-Yougoslavie, Zaïre
  • 1998 - Ex-Yougoslavie, Congo
  • 1999 - Ex-Yougoslavie, Congo
  • 2000 - Ex-Yougoslavie, Congo
  • 2001 - Ex-Yougoslavie, Congo
  • 2002 - Ex-Yougoslavie, Macédoine
  • 2003 - République centrafricaine, Macédoine, République de Côte d'Ivoire
  • 2004 - République centrafricaine, Haïti
  • 2005 - République centrafricaine
  • 2006 - République centrafricaine
  • 2007 - République centrafricaine, Afghanistan
  • 2008 - République centrafricaine
  • 2009 - République centrafricaine, Afghanistan
  • 2010 - République centrafricaine, Afghanistan, Tchad
  • 2011 - Afghanistan
  • 2012 - République centrafricaine
  • 2013 - République centrafricaine, Mali
  • 2014 - République centrafricaine, Mali
  • 2015 - République centrafricaine, bande sahélo-saharienne
  • 2016 - Bande sahélo-saharienne, Sénégal
  • 2017 - Bande sahélo-saharienne, République de Côte d'Ivoire, Sénégal
  • 2018 - Bande sahélo-saharienne
  • 2019 - Bande sahélo-saharienne

Depuis les commandos sont en auto-relève[Quoi ?] sur l'opération Barkhane[2].

Opérations des équipes au SahelModifier

CaractéristiquesModifier

Chacun des régiments de la brigade comporte un groupe constitué de deux ou trois équipes composées chacune d'une dizaine de chuteurs opérationnels et de moniteurs commandos. Le groupe est généralement rattaché à la compagnie d'éclairage et d'appui (CEA) ou à la compagnie de commandement et de logistique (CCL). Son emploi est décidé au niveau de la brigade par le Général qui la commande.

En cas de conflit, ces hommes sont susceptibles d'être parachutés en avant des forces au sein du déploiement conventionnel ou d'être employés dans des missions demandant un savoir-faire dépassant les capacités des unités élémentaires de l'armée de terre.

En 2007, les GCP alignent sous leur commandement dix-neuf équipes de commandos parachutistes constituées chacune d'une dizaine de membres. Les équipes sont réparties dans les régiments suivants :

Appartenir à un GCPModifier

 
Trois commandos sous voiles après une infiltration de plusieurs kilomètres


Avertissement: Ces Informations sont données à titre indicatif et sont susceptibles de changer à tout moment

  • Appartenir à un régiment de la 11e Brigade Parachutiste (cf. ci-dessus)
  • Avoir un certain nombre d'années de service actif.
  • Posséder l'aptitude médicale TAP et Chuteurs Opérationnels.

S I G Y C O P (Troupes Aéroportées)

2 1 2 3 3 2 1

S I G Y C O P (Chuteurs Opérationnels)

2 1 2 3 2 2 1

  • Être apte à faire campagne sans restriction (Plus de 4 mois en Opération Extérieure (OPEX).
  • Être en mesure d'être habilité SD (secret défense).
  • Détenir le grade de caporal pour les Militaires du rang (CME)
  • Réussir les épreuves de Pré-Sélection
    • 2 cordes en tenue de combat avec sac à 11kg et arme
    • Nage en tenue de combat
    • Parcours d'obstacle
    • Course d'orientation
    • 30 km en tenue de combat avec sac à 11 kg et arme
    • Rallye raid
    • Epreuve d'agressivité
    • Entretien avec équipiers
  • Réussir les Brevet Niveaux 1 et 2 du CNEC de Mont-Louis
    • Brevet Niveau 1 : « Commando Entrainement »
    • Brevet Niveau 2 : « Moniteur des Techniques Commandos » pour les Sous-Officiers et Officiers ou « Techniques Commandos Spécialisés » pour les Militaires du rang (MDR)
    • Brevet Niveau 3 : « Instructeur des Techniques Commandos »
  • Réussir le stage de Chuteur Opérationnel de l'ETAP (stage 55 501 SOGH) qui dure 3 mois.
 
Insigne du brevet parachutiste chuteur opérationnel.
  • Affectation dans le GCP du Régiment.


Cursus du commandoModifier

Le cursus de formation initial est long, jalonné très souvent en cinq étapes.

  1. La sélection : d'une durée d'environ de 10 jours, les candidats sont testés sur leur niveau tactique, technique, physique et psychologique.
  2. Acquisition de pré-requis techniques : les candidats doivent acquérir les qualifications en chute libre, avoir les modules en ISTC, PLS 1111 pour les sous officiers et 3333 pour les officiers, les Premiers Secours en Combat de niveau 1
  3. Formation initiale technique et et tactique (Stage JEDBURGH) : ce Stage de formation initiale permet de former les futurs commandos sur un socle de procédures communes. Quel que soit soit son grade, chaque commando parachutiste du GCP suit donc cette formation pendant 15 semaines.
  4. Formation au saut opérationnel à grande hauteur (SOGH) : d'une durée de 12 semaines,le stage SOGH est conduit par l'École des troupes aéroportées à Pau dans le 64. Il donne la capacité à chaque commando d'être mis en place par ISV ou saut à ouverture base de jour comme de nuit à une hauteur de maximum 4000m
  5. Instructions spécialisées : elles sont menées tout au long de l'année pour spécialiser un commando dans sa future spécialité et varient de 1 à 8 semaines.


Il faut au minimum 12 mois pour former initialement un équiper commando de la 11eme Brigade Parachutiste.

Articles sur le GCPModifier

07/2019 Opération Aconit - les GCP maintiennent la pression sur les groupes armés terroristes dans le Liptako.

07/2019 Niger : en mission avec les commandos parachutistes

09/2018 En immersion avec nos paras au Mali

12/2017 Barkhane : le sous-groupement commando parachutiste effectue un saut de nuit

Notes et référencesModifier

  1. Entretien de l'auteur de la présente anecdote avec le colonel Chapoulaud en 2003.
  2. Raid magazine

Voir aussiModifier

• Groupement de commandos parachutistes de réserve générales (GCP-RG) plan CHALLE.