Ouvrir le menu principal

Wikipédia β

Groupe des vingt

alliance politique dans le monde entier des 20 pays économiquement les plus forts dans le monde
(Redirigé depuis Groupe des 20)
Page d'aide sur les redirections « G20 » redirige ici. Pour les autres significations, voir G20 (homonymie).
Ne doit pas être confondu avec Groupe des XX.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir G7.

Groupe des vingt (G20)
Logo de l'organisation
Logotype du Groupe des vingt.
Carte de l'organisation
  •      Pays membres du G20
  •      Pays « invités permanents »
  •      Pays participants en tant que membres de l'Union européenne
  • Situation
    Création
    Type Conférence diplomatique
    Organisation
    Membres
    Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud
    Drapeau de l'Allemagne Allemagne
    Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite
    Drapeau de l'Argentine Argentine
    Drapeau de l'Australie Australie
    Drapeau du Brésil Brésil
    Drapeau du Canada Canada
    Drapeau de la République populaire de Chine Chine
    Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud
    Drapeau des États-Unis États-Unis
    Drapeau de la France France
    Drapeau de l'Inde Inde
    Drapeau de l'Indonésie Indonésie
    Drapeau de l'Italie Italie
    Drapeau du Japon Japon
    Drapeau du Mexique Mexique
    Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
    Drapeau de la Russie Russie
    Drapeau de la Turquie Turquie
    Drapeau de l’Union européenne Union européenne
    Présidence Drapeau de l'Argentine Argentine (2018)

    Site web www.g20.org

    Le Groupe des vingt (G20) est un groupe composé de dix-neuf pays et de l'Union européenne dont les ministres, les chefs des banques centrales et les chefs d'État se réunissent annuellement. Il a été créé en 1999, après la succession de crises financières dans les années 1990[1]. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d'un dialogue élargi tenant compte du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays. Le G20 représente 85 % du commerce mondial, les deux tiers de la population mondiale et plus de 90 % du produit mondial brut (somme des PIB de tous les pays du monde)[1]. Le 15 novembre 2008, pour la première fois de son histoire, les chefs d'État ou de gouvernement se sont réunis. Le G20 se décline sous trois formes : les G20 regroupant des chefs d'État et de gouvernement, les G20 finance regroupant les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales et, depuis les 20-21 avril 2010, des G20 sociaux, réunissant les ministres de l'emploi.

    Sommaire

    CréationModifier

    Le G20 a été créé en marge du G7 du 25 septembre 1999 de Washington, à l'initiative du ministre des Finances du Canada, Paul Martin, lors d'une réunion des ministres des Finances du groupe[2]. Le but de ce nouveau groupe est alors de favoriser la stabilité financière internationale et de créer des possibilités de dialogues entre pays industrialisés et pays émergents, ce que les réunions des ministres des finances du G7 ne permettaient pas.

    L'autre facteur d'extension du G8 (G7 + la Russie, admise pour des raisons politiques) est la baisse relative du poids économique dans le monde de ses membres. En effet, leur importance dans le PIB mondial est passé de 69 % en 1989 à 55 % en 2009[3].

    Le 15 novembre 2008, pour la première fois de son histoire et à l'initiative de Nicolas Sarkozy et de Gordon Brown[4], le G20 réunit ses chefs d'États et de gouvernements.

    Fareed Zakaria avance plusieurs raisons pour expliquer que, selon lui[5], « la gouvernance mondiale ne pourra évoluer qu'à travers le G20 » : d'une part, le Conseil de sécurité des Nations unies est paralysé par le droit de veto et ses missions pourraient être mieux remplies par le G20 assez représentatif des rapports de force mondiaux; d'autre part, si les États-Unis n'ont plus la force d'imposer seuls leurs vues, ils peuvent malgré tout par le biais de cette instance jouer un rôle positif de catalyseur.

    Pays et organisations membresModifier

    En 2010, le G20 compte 20 membres : dix-neuf pays plus l'Union européenne. L'Espagne et les Pays-Bas ont participé aux trois dernières réunions sans en être membres[6]. L'Union européenne est représentée par le président du Conseil européen et celui de la Commission européenne, ce qui explique que le G20 rassemble 21 personnes.

    Le G20 accueille également les institutions de Bretton Woods : le directeur général du FMI, le président de la Banque mondiale, celui du comité monétaire et financier international et celui du comité de développement du FMI et de la Banque mondiale[2].

    Le G20 regroupe les membres G7, dix pays à économies émergentes[a] plus l'Australie et la Corée du Sud. L'Espagne, et à un degré moindre les Pays-Bas, la Pologne, la Belgique, la Suède et la Suisse bien que leurs PIB soient parmi les vingt premiers mondiaux n'ont pas été retenus. Parmi les principaux pays émergents non retenus, on trouve l'Iran, la Thaïlande, la Malaisie, le Chili, le Nigeriaetc. L'Espagne, en tant que 13e économie mondiale[7], est « invité permanent » du G20.

    Si on regarde la situation en fonction de critères géographiques, le G20 compte les trois États de l'ALENA, deux États du MERCOSUR, quatre États de l'Union européenne (ainsi que l'Union qui siège également en sa propre qualité) et trois États membres de l'OCI. Le continent asiatique est relativement bien représenté avec quatre États membres de l'ASEAN plus trois : la Chine, la Corée du Sud, l'Indonésie et le Japon ; mais aussi avec l'Inde, la Turquie et l'Arabie saoudite ; l'Afrique du Sud est la seule représentante du continent africain au G20.

    Si l'on considère les membres en fonction du régime politique, il est possible de compter : une union de type supranational (UE), quatorze républiques (dont sept républiques fédérales et une république populaire) et cinq monarchies[b].

    Région Membres Chef d'État ou de gouvernement Ministre des Finances Gouverneur de la Banque centrale PIB (nominal·PPA)
    en millions de $ US
    PIB par tête
    en $ US
    Population
    (2014)
    Afrique
      Afrique du Sud
    Président
    Cyril Ramaphosa
    Ministre des Finances
    Pravin Gordhan
    Lesetja Kganyago
    354 414 524 341
    7 101
    54 002 000
    Amérique du Nord
      Canada
    Premier ministre
    Justin Trudeau
    Ministre des Finances
    Bill Morneau
    Stephen S. Poloz
    1 563 664 1 330 106
    45 888
    35 427 524
      Mexique
    Président
    Enrique Peña Nieto
    Secrétaire des Finances et du Crédit public
    Luis Videgaray Caso
    Alejandro Díaz de León Carrillo
    1 004 042 1 549 671
    9 566
    119 713 203
      États-Unis
    Président
    Donald Trump
    Secrétaire du Trésor
    Steven Mnuchin
    Jérôme Powell
    14 624 184 14 624 184
    47 132
    318 679 000
    Amérique du Sud
      Argentine
    Président
    Mauricio Macri
    Ministre de l'Économie
    Alfonso Prat-Gay
    Mercedes Marcó del Pont
    370 269 632 223
    9 138
    42 669 500
      Brésil
    Président
    Michel Temer
    Ministre des Finances
    Henrique Meirelles
    Ilan Goldfajn
    2 023 518 2 181 677
    10 816
    203 097 000
    Asie
      Chine
    Président
    Xi Jinping
    Ministre des Finances
    Xie Xuren
    Zhou Xiaochuan
    5 745 133 10 084 369
    4 283
    1 366 540 000
      Japon
    Premier ministre
    Shinzō Abe
    Ministre des Finances
    Tarō Asō
    Haruhiko Kuroda
    5 458 872 4 308 627
    42 820
    127 130 000
      Corée du Sud
    Président
    Moon Jae-in
    Ministre de la Stratégie et des Finances
    Yoo Il-ho
    Kim Choong-soo
    1 007 084 1 457 000
    20 591
    50 423 955
      Inde
    Premier ministre
    Narendra Modi
    Ministre des Finances
    Pranab Mukherjee
    Raghuram Rajan
    1 430 020 4 001 103
    1 176
    1 248 820 000
      Indonésie
    Président
    Joko Widodo
    Ministre des Finances
    Agus Martowardojo
    Darmin Nasution
    695 059 1 027 437
    2 963
    252 164 800
      Arabie saoudite
    Roi
    Salmane Al Saoud
    Ministre des Finances
    Ibrahim Abdulaziz Al-Assaf
    Muhammed Al-Jasser
    434 440 619 826
    16 641
    29 994 272
      Turquie
    Président
    Recep Tayyip Erdoğan
    Ministre de Finances
    Mehmet Şimşek
    Erdem Başçı
    1 125 250 956 576
    10 206
    76 667 864
    Europe
      Union européenne
    Président du Conseil européen[8]
    Président de la Commission européenne[8]
    Donald Tusk
    Jean-Claude Juncker
    Commissaire européen aux affaires économiques et monétaires
    Pierre Moscovici
    Mario Draghi
    16 106 896 15 150 667
    32 283
    507 416 607
      France
    Président
    Emmanuel Macron
    Ministre de l'Économie
    Bruno Le Maire
    François Villeroy de Galhau
    2 555 439 2 146 283
    40 591
    65 959 000
      Allemagne
    Chancelière
    Angela Merkel
    Ministre fédéral des Finances
    Wolfgang Schäuble
    Jens Weidmann
    3 305 898 2 932 036
    40 800
    80 781 000
      Italie
    Président du Conseil
    Giuseppe Conte
    Ministre de l'Économie
    et des Finances
    Giovanni Tria
    Ignazio Visco
    2 036 687 1 771 140
    32 828
    60 762 320
      Royaume-Uni
    Première ministre
    Theresa May
    Chancelier de l'Échiquier
    Philip Hammond
    Mark Carney
    2 258 565 2 181 069
    36 298
    64 105 700
      Russie
    Président
    Vladimir Poutine
    Ministre des Finances
    Anton Silouanov
    Sergey Mikhaylovich Ignatyev
    1 476 912 2 218 764
    10 521
    143 666 931
    Océanie
      Australie
    Premier ministre
    Malcolm Turnbull
    Trésorier de l'Australie
    Joe Hockey
    Glenn Stevens
    1 219 722 882 344
    54 869
    23 586 800

    Présidences et sommetsModifier

    Groupe 1 Groupe 2 Groupe 3 Groupe 4 Groupe 5
      Australie   Inde   Argentine   France   Chine
      Canada   Russie   Brésil   Allemagne   Indonésie
      Arabie saoudite   Afrique du Sud   Mexique   Italie   Japon
      États-Unis   Turquie -   Royaume-Uni   Corée du Sud

    Chronologie des présidencesModifier

    Chronologie des sommets (G20 des chefs d'État et de gouvernement)Modifier

     
    Sommet de Washington en 2008.
    Année Ville Pays Le
    1999 Berlin Allemagne
    2000 Québec Canada
    2001 Ottawa Canada
    2002 New Delhi Inde
    2003 Morelia Mexique
    2004 Berlin Allemagne
    2005 Pékin Chine
    2006 Melbourne Australie
    2007 Le Cap Afrique du Sud
    2008 São Paulo Brésil
    2008 Washington États-Unis 14 et 15 novembre
    2009 Londres Royaume-Uni 2 avril
    2009 Pittsburgh États-Unis 24 et 25 septembre
    2010 Toronto Canada 26 et 27 juin
    2010 Séoul Corée du Sud 11 et 12 novembre
    2011 Cannes France 3 et 4 novembre
    2012 Los Cabos Mexique 18 et 19 juin
    2013 Saint-Pétersbourg Russie 5 et 6 septembre
    2014 Brisbane Australie 15 et 16 novembre
    2015 Antalya Turquie 15 et 16 novembre
    2016 Hangzhou Chine 4 et 5 septembre
    2017 Hambourg Allemagne 7 et 8 juillet
    2018 Buenos Aires Argentine 30 novembre et 1er décembre

    Présidence des États-Unis en 2008Modifier

    Sommet de WashingtonModifier

    D'après le communiqué final[11], la crise financière de 2008 résulterait d'un manque de coopération économique, de problèmes d'évaluation des risques, de normes comptables peu adaptées et disparates, et de déficiences quant à la surveillance des marchés[12]. Le sommet du G20 a condamné la tentation protectionniste et recommande dans son communiqué final « des mesures budgétaires pour stimuler la demande interne avec des résultats rapides », il souligne aussi « L'importance du soutien que la politique monétaire peut apporter dans les conditions appropriées à chaque pays »[13].

    Sur la question de la nouvelle architecture financière internationale, le G20 a décidé de se réunir à Londres fin mars début avril et de lancer un certain nombre d'études visant :

    • à améliorer la transparence et les systèmes comptables au niveau notamment de l'IASB ;
    • à renforcer le contrôle prudentiel par une révision des normes régissant les agences de notation et par un examen des risques liés aux Credit Default Swap ;
    • à améliorer la gestion du risque en mettant au point de nouveaux modèles et en révisant les modes de rémunération des traders ;
    • à améliorer la supervision des marchés en renforçant la coopération entre les instances nationales et en renforçant la surveillance des grandes sociétés financières internationales ;
    • à améliorer la régulation en demandant au FMI (Fonds Monétaire international) et au Forum de stabilité financière de formuler des recommandations pour limiter les effets cycliques de la finance ;
    • à renforcer la capacité des institutions financières internationales à aider les économies en difficulté[14].

    Présidence du Royaume-Uni en 2009Modifier

    Sommet de LondresModifier

    Les principaux résultats :

    • 1000 milliards de dollars supplémentaires pour le FMI et la Banque mondiale

    Le G20 s'est engagé à augmenter de 1000 milliards de dollars les ressources du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Selon le communiqué final, les dirigeants des deux institutions seront désormais nommés au mérite.

    En pratique, le FMI verra notamment ses moyens tripler, avec 500 milliards de dollars supplémentaires, a précisé Gordon Brown au cours d'une conférence de presse. Ces fonds seront constitués par de « l'argent nouveau » et par des droits de tirages spéciaux (DTS) du FMI.

    Le Fonds va également pouvoir vendre de l'or pour financer son aide aux pays les plus pauvres. Et 250 milliards de dollars seront consacrés à aider le financement du commerce pour relancer les échanges mondiaux.

    « Le temps du secret bancaire est révolu », s'est félicité Nicolas Sarkozy lors de sa conférence de presse à l'issue du sommet. Le principe d'une liste noire des pays fiscalement non-coopératifs a en effet été entériné par le G20. L'OCDE devrait publier dans les heures qui viennent la liste de ces États qui ne sont pas en conformité avec les règles mondiales d'échange d'informations fiscales.

    Une liste de sanctions est également prévue pour ces places non coopératives : « dans la déclaration, elles vont de l'alourdissement des contraintes administratives à l'interdiction des organisations internationales à placer de fonds dans ces États. Et une palette de sanction doit être définie par les ministres des Finances même si un certain nombre sont prévues dans la déclaration », a précisé Nicolas Sarkozy.

    • De « nouvelles règles » de gouvernance des marchés financiers

    Par ailleurs, les pays du G20 se sont mis d'accord pour mettre en œuvre de « nouvelles règles » sur les salaires et les bonus au niveau mondial, a annoncé le Premier ministre britannique à l'issue du sommet.

    Les dirigeants ont adopté des principes communs et des sanctions sont déjà prévues pour les faire respecter : « ceux qui auront des politiques risquées en supporteront le prix en termes d'exigences en capital. Pour faire clair, les superviseurs pourront imposer à des banques qui n'auront pas des politiques de rémunération des traders raisonnables des obligations en termes d'augmentation de leurs fonds propres. Là aussi c'est du jamais vu », a déclaré Nicolas Sarkozy.

    Les Hedge funds et les fonds seront eux aussi encadrés par des superviseurs. L'activité des banques elle aussi sera contrôlée, notamment tout ce qui concerne les activités de titrisation et de hors-bilan qui devront être plus transparentes. Un nouvel organisme de la finance mondiale doit également voir le jour pour prévenir les crises.

    Présidence des États-Unis en 2009Modifier

    Sommet de PittsburghModifier

    Sur proposition des États-Unis, soutenus par les participants au G20 lors de sa dernière réunion à Londres[15], le G20 se réunit de nouveau, à Pittsburgh, en Pennsylvanie, le 24 et 25 septembre 2009, afin de réformer les régulations bancaires et financières, de faire face aux séquelles de la crise des subprimes[16], et de se préparer à la reprise modérée ou à la faible croissance indiquée par les différentes organisations compétentes. Il s'agira notamment d'élargir les dernières réformes sur les paradis fiscaux du dernier G20, exceptionnellement le système de gouvernance du G20, favoriser la transparence, intégrer le dispositifs de bonus-malus, et légiférer sur des règles de provisionnement en fonds propres pour les banques. D'autre part, il s'agira aussi de réguler des hedge funds puis des instruments dérivés, sur la surveillance des agences de notation.

    Les États-Unis et la Grande-Bretagne restent hésitants et partagés sur les initiatives du couple franco-allemand, afin de sauvegarder la compétitivité des grandes places financières respectives. Néanmoins, en raison de la crise des subprimes depuis 2007, de l'affaiblissement des banques, et de la mobilisation de l’opinion publique, les gouvernement des États-Unis et de la Grande-Bretagne tendent à rejoindre les initiatives du couple franco-allemand[17] sous coalition européenne ou de l'UE[17]. Néanmoins, les États-Unis proposent d'accroître les fonds propres des banques, présentés comme des garanties, parce qu'ils ont plus aisément accès aux fonds propres que l'Europe, afin d'éviter la régulation des risques, notamment les incitations des traders, alias les fameux bonus.

    Au lendemain du sommet des 20, en France, BNP Paribas[18] fait un premier pas vers la réforme des régulations bancaires financières en annonçant qu'elle fermera d'ici 2010 une douzaine de filiales qui figurent sur la liste grise de l'OCDE.

    François Bourguignon, de l'École d'économie de Paris, dans un article intitulé un G20 à horizon limité[19], remarque que si le communiqué final se prononce pour une croissance soutenable et équilibrée, peu de choses sont dites sur les moyens d'y arriver. En particulier il insiste sur deux points :

    rien n'est dit sur la stratégie de développement des pays ayant un commerce extérieur structurellement excédentaire comme la Chine ou le Japon. L'idée sous-jacente est que si la demande américaine a tiré la croissance avant la crise, on ne sait pas qui va soutenir la demande dans le futur proche.
    une croissance à un rythme antérieur à la crise est non soutenable du point de vue écologique. Selon cet économiste, il y aurait nécessité d'« initiatives internationales ambitieuses » pour compenser la moindre croissance qu'un développement soutenable entraînerait pour les pays émergents et en développement.

    Présidence du Canada en 2010Modifier

    Sommet de TorontoModifier

    Article détaillé : Sommet du G20 de 2010 (Canada).

    Ce G20, tenu le 26 et 27 juin 2010, a abordé trois principaux points[20] :

    • Déficits publics. Il est demandé de diviser par deux les déficits publics avant 2013
    • Dette publique. Les pays doivent stabiliser leur dette puis la réduire avant 2016
    • Déséquilibres commerciaux. Les pays excédentaires doivent accroître leur consommation intérieure et laisser leur monnaie s'apprécier. Les pays déficitaires, quant à eux, doivent exporter plus et épargner plus.

    Tout ce qui concerne la régulation financière (Bâle III, problème des institutions financières systémiques doit être vu à la prochaine réunion de Séoul.

    Présidence de la Corée du Sud en 2010Modifier

    Sommet de SéoulModifier

    Les acquis[21] :

    • transfert de 6 % des droits de vote au FMI des pays développés vers les pays émergents et,
    • acceptation de principe de la réglementation de Bâle III, que chaque pays membre doit transposer dans son droit national et mettre en œuvre entre le 1er janvier 2013 et le 1er janvier 2019.

    Les études à mener :

    • trouver des indicateurs permettant d'évaluer la légitimité des soldes commerciaux. Il s'agit de mettre au point une série d'indicateurs qui permettraient de « faciliter l'identification en temps voulu des déséquilibres importants exigeant des mesures correctives ». Pour Martin Wolf, ici se trouve l'élément positif d'un sommet qui a vu s'opposer les pays ayant une balance commerciale excédentaire et les autres. Les premiers demandant aux seconds de mettre en œuvre des "politiques de déflation"[22].
    • le Conseil de la stabilité financière doit lister les paradis fiscaux non coopératifs d'ici le printemps 2011.

    Les bonnes résolutions :

    • laisser les marchés établir davantage les taux de change et éviter les dévaluations compétitives ;
    • lutter contre les tentations protectionnistes.

    Présidence de la France en 2011Modifier

    La présidence française s'est fixé six grandes priorités[23] :

    1. réformer le système monétaire international. Un rapport sur ce point a été remis par Michel Camdessus au président. Deux groupes de travail doivent être formés : un coprésidé par l'Allemagne et le Brésil sur les mouvements internationaux de capitaux et un autre coprésidé par la France et le Mexique sur la liquidité du système international c'est-à-dire sur le rôle des grandes monnaies et des DTS[24] ;
    2. renforcer la régulation financière. La présidence française voudrait mieux protéger les consommateurs des produits financiers[25]. Concernant les mécanismes financiers eux-mêmes, un rapport sur la prévention et la résolution des crises bancaires a été remis aux autorités françaises par la place de Paris. Toutefois, ce rapport semble s'en tenir au seul secteur actuellement régulé et paraît en retrait sur la position européenne. Si les deux parties sont d'accord sur une possible transformation de dette en capital et sur une éventuelle réduction de la valeur de la dette, la commission voudrait que les autorités de régulation puissent avoir des pouvoirs plus forts permettant notamment de supprimer le versement des dividendes ou d'évincer des dirigeants[26] ;
    3. la lutte contre la volatilité des prix des matières premières. En fait, ce point pose problème aux États-Unis et au Brésil, deux importants producteurs agricoles[27]. Ces deux pays s'inquiètent que par ce biais on tende à faire croire que les marchés de matières premières sont responsables des déséquilibres de l'économie mondiale. Par ailleurs, la France tend à faire un lien fort entre la volatilité des prix et les marchés financiarisés de matières premières et propose une « transposition au sein du G20 des mécanismes d'encadrement des produits dérivés sur matières premières instaurés par le Dodd-Franck Act signé le 21 juillet 2010 par Barack Obama »[24]. Or, pour des économistes comme François Bourguignon, la volatilité des prix agricoles ne viendrait pas principalement des marchés financiers mais « de variations non anticipées des fondamentaux des marchés »[28]. Une réunion est prévue à Paris au mois de juin pour faire le point sur la question[29] ;
    4. soutenir l'emploi et renforcer la dimension sociale de la mondialisation. Un rapport a été remis au président de la République par l'ancien ministre Christine Boutin à ce sujet ;
    5. la lutte contre la corruption. Il est à noter que quand le ministre Bruno Le Maire présente devant l'ONU le 17 février, les objectifs de la présidence française, ce point devient « Améliorer la gouvernance mondiale »[30] ;
    6. l'instauration de financements innovants (Paris propose un projet proche de la taxe Tobin) pour financer le développement[24].

    Sommet de CannesModifier

    Article détaillé : Sommet du G20 de 2011.

    Le sommet de 2011 dont la France est la présidente s'est tenu à Cannes les 3 et  ; 33 délégations officielles de pays et d'organisations internationales, soit près de 15 000 personnes dont 6 000 délégués, sont attendues. Plus de 3 000 journalistes ont été accrédités pour la couverture de l'évènement[31].

    Le Sommet a été marqué par l'annonce de la volonté du Premier ministre grec d'organiser un referendum sur le plan élaboré quelques jours plus tôt par les pays de la zone euro. La France et l'Allemagne ainsi que le FMI ont fait preuve de fermeté et l'hypothèse d'une sortie de la Grèce de la zone euro n'est plus un sujet tabou. Les pressions exercées sur la Grèce ont été un des éléments qui ont conduit à un changement de gouvernement en Grèce. Concernant toujours la Crise de la dette dans la zone euro, les BRICS par l'intermédiaire de la présidente brésilienne ont fait savoir qu'ils n'avaient « pas la moindre intention de financer le Fonds européen de stabilité financière »[32]. Enfin, face aux divergences entre les mesures annoncées par le gouvernement de Silvio Berlusconi et la réalité des mesures prises, les pays du G20 ont exercé des pressions pour qu'il demande au FMI de « procéder à une vérification publique de la mise en œuvre de ses politiques sur une base trimestrielle ». Ce qui a été fait et ce dont le G20 s'est félicité dans son communiqué final.

    Selon un éditorial du journal Le Monde, ce G20 « a consacré comme jamais la nouvelle carte de la géo-économie mondiale... la dette est au Nord, les ressources au Sud »[33]. Sur ce point, tant l'éditorial du Monde des 6 et 7 novembre 2011[33] qu'un article du journal Les Échos font état d'une certaine condescendance des grands émergents envers l'Europe et les États-Unis[34]

    Concernant la régulation financière, les dirigeants du G20 ont décidé que les vingt-neuf "banques systémiques", c'est-à-dire dont la faillite pourrait menacer le système financier mondial devraient être mieux capitalisées. En France, quatre banques entrent dans cette catégorie : BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole, et BPCE[32].

    Alors que Nicolas Sarkozy avait avancé la nécessité d'un nouveau Bretton Woods, affirmant que « la prospérité de l’après-guerre devait beaucoup à Bretton Woods, à ses règles et à ses institutions. Depuis le début des années 70, nous vivons dans un non-système monétaire international. Il n’y a pas de système monétaire international »[35], la réforme du système monétaire international est rejetée. Le renforcement des fonds du FMI n'a pas abouti faute d'accord sur la méthode[32]. Par contre les pays qui font face à des afflux de devises ont été autorisés à prendre des mesures de contrôle des changes.)[36]

    Le projet de taxe sur les transactions financières (dite taxe Tobin) mis en avant par la France et l'Allemagne n'a pas avancé et le communiqué final laisse les pays de faire ce qu'ils veulent en la matière. Concernant la sous-évaluation de la monnaie chinoise de vagues promesses ont été faites[32].

    Présidence du Mexique en 2012Modifier

    Sommet de Los CabosModifier

    Article détaillé : Sommet du G20 de 2012.

    Le sommet est jugé « assez peu fructueux » par le journal Le Monde du 21 juin[37]. Quelques points peuvent être signalés :

    • la taxe sur les transactions financières n'est pas mentionnée dans la déclaration finale à la différence de ce qui avait été fait lors du Sommet de Cannes[37] ;
    • les pays, face à la dégradation de la conjoncture, envisagent de lier assainissement des finances publiques et mesures de soutien à l'économie[37] ;
    • les pays ont accueilli favorablement la politique chinoise sur le yuan[37]. Un satisfecit qu'un journaliste de Figaro considère comme une victoire de la Chine[38] ;
    • le FMI se voit attribuer 456 milliards supplémentaires dont 150 en provenance de la zone euro et 43 de la Chine[39] ;
    • les pays non européens se sont inquiétés de l'évolution de la zone euro[37].

    Présidence de la Russie en 2013Modifier

    Sommet de MoscouModifier

    Article détaillé : Sommet du G20 de 2013.

    Le sommet de Moscou de septembre 2013 a été dominé par la crise syrienne. Sur le plan économique, les pays sont convenus d'accélérer les échanges de données fiscales et ont insisté pour que les politiques économiques soient d'abord orientées vers la croissance[40].

    Présidence de l'Australie en 2014Modifier

    Conseil des ministres des finances de février 2014Modifier

    Le Conseil des ministres des finances s'est fixé l'objectif d'accroitre de 2 points leur croissance collective d'ici 2018[41].

    Sommet de BrisbaneModifier

    Article détaillé : Sommet du G20 de 2014.

    Le sommet de 2014 dont l'Australie est la présidente s'est tenu à Brisbane les 15 et [42], 34 délégations officielles de pays et d'organisations internationales étaient réunis afin de discuter principalement de la stimulation de la croissance économique mondiale, de la résilience financière, de la lutte contre le changement climatique et d'autres thématiques communes aux États et organisations présentes[43].

    Présidence de la Turquie en 2015Modifier

    Conseil des ministres des Finances février 2015Modifier

    Les ministres ont insisté sur l'importance de soutenir la demande par des politiques budgétaires. Ils ont souligné la lenteur de la reprise en Europe et au Japon. Ils ont salué la décision de la BCE d'opter pour une politique d'assouplissement monétaire. Par ailleurs, ils ont encouragé la poursuite de la lutte contre la politique d'optimisation fiscale des entreprises[44].

    Sommet d'AntalyaModifier

    Article détaillé : Sommet du G20 de 2015.

    Présidence de la Chine en 2016Modifier

    Sommet d'HangzhouModifier

    Article détaillé : Sommet du G20 de 2016.

    Présidence de l'Allemagne en 2017Modifier

     
  •      Pays membres du G20
  •      Pays participants en tant que membres de l'Union européenne
  •      Pays « invités » en 2017
  • Sommet de HambourgModifier

    Article détaillé : Sommet du G20 de 2017.

    Présidence de l'Argentine en 2018Modifier

    Sommet de Buenos AiresModifier

    Article détaillé : Sommet du G20 de 2018.

    G20 des ministres des finances et des gouverneurs des banques centralesModifier

    G20 finances sous présidence coréenneModifier

    • Les 22 et 23 avril 2010 s'est tenue à Washington, une réunion de ce groupe pour traiter de la façon de réguler et de surveiller le système financier. Le sommet s'est conclu sur un constat de désaccord quant aux moyens à utiliser[45].
    • Le sommet du G20 qui s'est tenu des 3 au 5 juin 2010 à Pusan en Corée du Sud devait préparer le G20 des chefs d'États qui doit se tenir les 26 et 27 juin à Toronto. Il aurait « enterré »[46] le projet de taxe bancaire internationale voulue par les États-Unis, l'Allemagne et la France même si le FMI doit présenter à Toronto deux types de taxe bancaire[46]. Par ailleurs, il y aurait eu des divergences sur la priorité donnée aux finances publiques viables. Pour Timothy Geithner, il s'agirait d'un objectif de moyen-terme. Pour le FMI de façon assez proche, il faut se méfier des effets négatifs des politiques d'austérité et les politiques de rigueur doivent être accompagnées de réforme des marchés intérieurs. Pour Jean-Claude Trichet, la politique de réduction des déficits n'aurait pas d'effet négatif et restaurerait la confiance[47].
    • Les 22 et 23 octobre 2010 s'est tenu à Gyeongu (Corée du Sud), un G20 des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales. Les États-Unis ont proposé de limiter à 4 % du PIB les excédents et les déficits de la balance courante[48]. Par ailleurs, les pays développés ont cédé 6 % des droits de vote aux pays émergents[49].

    G20 finances sous présidence françaiseModifier

    Trois réunions sont prévues : les 18 et 19 février à Paris, le 15 avril à Washington et le 15 octobre à Paris[50]. Il est par ailleurs prévu un séminaire en Chine fin mars 2011[51],[52].

    • 18 et 19 février, Paris. Comme prévu par le sommet de Séoul de la fin 2010, les discussions ont notamment porté sur des indicateurs permettant de mesurer les déséquilibres mondiaux. Les indicateurs retenus sont la dette et le déficit public ; le taux d'épargne et l'endettement privé ; les déséquilibres extérieurs à travers la balance commerciale, les flux nets de revenus des investissements et les transferts[53].
    • Séminaire de Nankin du 31 mars. Un des points forts de ce séminaire est que les pays ont commencé à parler de la réforme du Système monétaire international. Pourtant « chacun est resté sur ses positions..et il faudra du temps et de la confiance pour faire émerger des concessions réciproques »[54]. La Chine n'est pas encline à réévaluer le Yuan comme le lui demande les américains notamment et semble réticente à en faire une monnaie internationale. En effet, pour Christian de Boissieu cela impliquerait des avantages et des devoirs que la Chine comme auparavant l'Allemagne et le Japon ne semble pas vouloir assumer actuellement. Lors du séminaire, il a été aussi question faire des DTS une monnaie de réserve internationale[54]
    • Réunion du 15 avril à Washington. En raison des risques financiers qu'ils représentent pour l'économie mondiale, la France et six autres pays dont l'Allemagne, la Chine, les États-Unis, la Grande-Bretagne, l'Inde et le Japon, seraient mis sous surveillance par le Groupe des vingt car chacun « pèse » au moins 5 % du PIB du G20[55]. Trois séries d'indicateurs serviront pour la surveillance[56]
      • Déficit public et dette publique
      • Taux d'épargne privé et dette privée
      • Balance extérieure.
    La période de référence utilisée sera 1990-2004 car, elle est considérée comme antérieure aux grands déséquilibres mondiaux
    • Réunion des 14 et 15 octobre à Paris. Dans le communiqué final, les ministres insistent sur le fait que le FESF doit être doté d'un pouvoir de levier. Par ailleurs, ils soulignent la nécessité pour les pays exportateurs de dynamiser leur demande intérieure afin soutenir l'économie mondiale. Plus généralement, il leur semble nécessaire que les pays procédant à des réformes structurelles destinées à accroître la croissance potentielle. Ils insistent pour que les pays fassent des efforts en matière d'équilibre budgétaire et se félicitent du renforcement du pouvoir de surveillance du FMI, un organisme où, pour eux, le rééquilibrage des pouvoirs en faveur des pays émergents doit se poursuivre[57].

    G20 finances sous présidence mexicaineModifier

    • Les 25 et 26 février 2012, les ministres des finances du G20 font pression sur l'Allemagne pour que le montant du Mécanisme européen de stabilité soit réhaussé[58]. Ils lient cet effort au renforcement de 600 milliards de dollars des fonds du FMI.

    G20 finances sous présidence russeModifier

    • les 15 et 16 février 2013, s'est tenu un G20 finance à Moscou. Trois thèmes important ont notamment été abordés
      • Face à la menace d'une guerre des monnaies les pays sont convenus de ne pas « procéder à des dévaluations compétitives » et de « progresser plus rapidement vers des systèmes de taux change davantage déterminés par les marchés »[59]
      • Une lutte accrue contre l'évasion fiscale. Les pays se sont aperçus que les grandes firmes multinationales pratiquaient l'optimisation fiscale à grande échelle ce qui pesait sur les ressources des États. Ils ont demandé à l'OCDE de leur présenter un plan d'action comlet pour la réunion de juillet prochain[60]
      • Sur le plan des finances publiques, deux lignes s'opposent ceux qui veulent consolider rapidement les finances publiques (Allemagne et BCE) et ceux qui sont plus accommodants sur ce point[59].

    G20 socialModifier

    Article détaillé : G20 social.

    En avril 2010 s'est tenu le premier G20 social dont l'objectif, selon la secrétaire américaine au travail, était « de placer l'emploi au centre de la coordination des politiques économiques »[61]. Les ministres du Travail ou des Affaires sociales des pays du G20 étaient réunis les 26 et 27 septembre 2011 à Paris pour préparer le volet social du sommet de Cannes. Médecins du monde et Oxfam France les ont interpellés, via un happening, sur l’importance de la protection sociale. Cotons-tiges, consultations d’ORL gratuites, et ordonnances devant le ministère des Affaires étrangères, les ONG ont tout prévu pour qu’ils ne restent pas sourds à un thème jusqu’ici marginalisé[62].

    G20 agricoleModifier

    Le 23 juin 2011 un accord a été trouvé portant sur plusieurs thèmes : l'augmentation de la production, un meilleur fonctionnement des marchés.

    • concernant la production l'accent est mis sur les investissements nécessaires pour nourrir une population mondiale qui devrait atteindre 9 milliards en 2050[63]
    • Concernant la régulation des marchés, plusieurs points sont à souligner :
      • Il prévu de créer « une banque de données internationales recensant la production, la consommation et les stocks agricoles »[63] et d'améliorer la concertation entre pays afin de mieux gérer les crises
      • les pays vulnérables en matière alimentaire sont invités à constituer des réserves d'urgence[63]
      • Concernant les marchés financiers, si pour l'essentiel, ce point est renvoyé au G20 finances, il est question malgré tout de limiter les positions spéculatives sur les transactions portant sur les produits agricoles[63].

    Critiques contre le G20Modifier

    Contestations contre le G20Modifier

    Contestation contre les G20 de 2009 et 2010Modifier

    En 2009, des milliers de personnes ont manifesté à Londres, notamment aux abords de la Banque d’Angleterre, pour s’opposer au G20. La police anti-émeutes a arrêté une vingtaine de personnes. La foule de manifestants était notamment constituée d'anarchistes, de chômeurs, d'écologistes, de pacifistes [64]. En 2010, environ 20 000 manifestants ont défilé à Toronto (Canada), pour que les G8 et G20 prennent davantage en compte les droits de l'homme. L’ambiance était tendue, du fait de la présence d'environ 10 000 policiers. La police a réagi à ces manifestations, plus de 400 personnes ont été arrêtées[65] .

    Contestation contre le G20 de 2011Modifier

    Pôle associatifModifier

    Un pôle large est organisé autour du CRID (association d’aide au développement) et d'ATTAC, rassemblant de très nombreuses associations[66] altermondialistes ou humanitaires, mais aussi des syndicats[66] (Solidaires, FSU, CGT), et des organisations politiques[66],[67] en soutien. Ce pôle a créé le site mobilisationsG8G20[68] pour organiser et coordonner les actions, notamment les grandes manifestations à l’occasion du G8, du G20 et d’un «sommet des peuples ».

    Lors du forum social mondial de Dakar en février 2011, a été adopté « l’appel de Dakar[69] à la mobilisation face aux G8 et G20 ». Il affirme : « Le G20 est constitué de 20 pays parmi les plus riches au mépris de tous les autres. Il s’est autoproclamé garant de la stabilité économique et financière mondiale au lendemain de la tempête financière de 2008, mais n’a en rien protégé les peuples de cette grande crise. Au contraire, il a maintenu la dictature de la finance qui déploie son emprise sur tous les aspects de notre existence : logement, travail, éducation, agriculture, climat, retraites, connaissance, biodiversitéetc. Par son action, il renforce les acteurs et les mécanismes à l’origine de ces crises, tout en faisant payer la note aux citoyens. »[70].

    Pôle DissentModifier

    Un pôle plus radical se constitue autour de « Dissent » (réseau de contestation des institutions internationales)[71]. Observant que les contre-sommets se heurtent de plus en plus à la répression policière, ce réseau estime qu’il est plus pertinent d’organiser des rencontres loin des lieux des sommets. Il envisage donc l’organisation d’un village alternatif[réf. nécessaire] pendant plusieurs semaines au cours de l’été. Ce pôle a notamment mobilisé les organisations de jeunesse pour l'organisation d'un contre-sommet lors du G8 des universités en mai 2011 à Dijon, ce malgré l'annulation du sommet international des universités[72]. Ce contre-sommet a abouti à la déclaration du contre-sommet « éducation-recherche », qui “dénonce la marchandisation planifiée de l'éducation, de la recherche et de la culture”.

    AutresModifier

    Le G20 est également critiqué pour ne pas accueillir des acteurs importants de la finance mondiale (comme la Suisse ou Singapour) alors que c'est l'un de ses sujets de prédilections, de la sur-représentation des Européens (cinq sièges plus celui de l'Union européenne) ainsi que pour ses faiblesses structurelles (pas de statuts, de secrétariat, de budget ou d'institution pour veiller au respect des décisions qui y sont prises). Néanmoins, un Conseil de stabilité financière a été depuis mis en place depuis et l'action de l'organisation a plusieurs fois été saluée (notamment pour avoir établi une liste noire des paradis fiscaux ou pour s'être attaqué aux bonus des traders), tout comme la place qu'elle donne aux pays émergents, qui sont majoritaires autour de la table des négociations[73].

    Notes et référencesModifier

    NotesModifier

    1. La Russie, membre du G8, est parfois considérée comme une économie émergente.
    2. Voir Régime politique.

    RéférencesModifier

    1. a et b Alexandre Shields, « Harper contre une refonte globale du système financier », Le Devoir,‎ samedi 15 et 16 novembre 2008 (lire en ligne)
    2. a et b Université du Québec à Montréal : Du G10 au G20 (PDF)
    3. Julien Arnoult, « La France à la tête du G20 », Carto n°3, décembre 2010-janvier 2011 (consulté le 2 novembre 2011)
    4. The G-20 Summit: What’s It All About?, from the Brookings Institution
    5. Les Échos, 14 septembre2009, Interview de Fareed Zakaria par Pierre de Gasquet
    6. (en) « What is the G-20 », G20.org (consulté le 27 juin 2010)
    7. Voir Liste des pays par PIB nominal.
    8. a et b The Council president speaks on foreign policy and security matters, while the Commission president speaks on other matters.
    9. « Your Website Title », sur cancilleria.gov.ar (consulté le 24 juillet 2016)
    10. a et b (en-US) « G20 : L’Arabie saoudite accueillera le sommet de 2020 », Le1 | L'intelligence de l'information,‎ (lire en ligne)
    11. NYTimes.com, Text - Statement From G-20 Summit
    12. Voir l'article de Pierre-Yves Dugua, Le G20 prône la relance par tous les moyens, Le Figaro économie du 17/11/2008
    13. Les citations sont extraits de l'article de Pierre-Yves Dugua, Le G20 prône la relance par tous les moyens, Le Figaro économie du 17/11/2008
    14. Jean-Pierre Robin, La nouvelle architecture financière internationale continuera de séparer le superviseur et le régulateur, le FMI et le FSF, Le Figaro économie du 17/11/2008
    15. Sommet du G20 les 24 et 25 sept 09 à Pittsburgh (USA)
    16. Angela Merkel confiante avant le sommet du G20 à Pittsburgh, L'Express, publié le 19 septembre 2009.
    17. a et b G20 de Pittsburgh : Gordon Brown se rallie au couple franco-allemand
    18. BNP Paribas ferme ses filiales dans les paradis fiscaux
    19. Article de François Bourguignon dans les Échos du 30/09/2009
    20. Article de Richard Hiault, "Quatre sommets du G20 ont tenté avec plus ou moins de succès de remodeler le fonctionnement de l'économie mondiale" Les Échos des 10 et 11 novembre 2010
    21. R.H et Y.R, "les quelques avancées du sommet coréen", Les échos du 15/11/2010
    22. Martin Wolf, "une lueur d'espoir", Le Monde du 23/11/201
    23. Site officiel de la présidence française consulté le 20/02/2011
    24. a, b et c Richard Hiault, Les principaux dossiers sur la table des négociations, Les Échos des 18 et 19 février 2011
    25. Nin0n Renaud, La protection du consommateur au cœur du G20 pour Bercy, Les Échos du 9/02/2011
    26. Caroline Lechantre et Laura Berny, Paris prône des solutions a minima pour la résolution des crises bancaires, Les Échos des 11 et 12 février 2011
    27. Lysiane J.Baudu, Les États-Unis et le Brésil s'inquiètent des initiatives du G20, La Tribune du 9/02/2011
    28. François Bourguignon, Sous la volatilité des prix agricoles, Les Échos du 2/02/2011
    29. Lysiane J.Baudu, « Les États-Unis et le Brésil s'inquiètent des initiatives du G20 », La Tribune du 9/02/2011
    30. Site officiel de la délégation française à l'ONU (consulté le 20/02/2011)
    31. Le sommet de Cannes en chiffres.
    32. a, b, c et d Alain Faujas, " au G20, la zone euro laissée seule à ses tourments", Le Monde des 6 et 7 novembre 2011
    33. a et b Editorial, "A Cannes, le festival des nouvelles puissances", Le Monde des 6 et 7 novembre 2011
    34. Richard Hiault, "G20 de Cannes : un demi-échec sur un fonds de crise, Les Échos du 7/11/2011
    35. G20 : Sarkozy réitère l’idée d’un nouveau Bretton Woods, euractiv.fr, 26. 8. 2010
    36. Véronique Le billon et Pierre-Alain Furbury, "Les progrès moins nombreux que prévus", Les Échos du 7 novembre 2011
    37. a, b, c, d et e Le G20 veut associer assainissement budgétaire et soutien de la croissance David Revault d'Allons et Alain Faujas, Le Monde du 21 juin 2012
    38. Le Figaro du 20/06/2012, consulté le 24 juin 2012
    39. Vingt minutes consulté le 24/06/2012
    40. Le sommet du G20 de Moscou s'achève, marqué par les désaccords sur la Syrie, Le Nouvel Observateur, consulté le 21 septembre 2013.
    41. [1]
    42. (en)« World leaders ask Australia to host next G20 summit in 2014 », sur www.theaustralian.com.au, (consulté le 5 septembre 2013)
    43. Site officiel du G20, « Au programme du G20 en 2014 : Croissance économique et résilience financière » (consulté le 16 novembre 2014).
    44. Richard Hiault"G20 : timide espoir de rebond pour l'Europe et le Japon" Les Echos du 11/02/2015
    45. Richard Hiault, "Régulation financière : constat de désaccord au G20", Les Échos du 26/04/2010
    46. a et b Frédéric Ojardias et Robert Jules " Le G20 enterre la taxe bancaire internationale" La Tribune du 7 juin 2010
    47. Frédéric Ojardias et Robert Jules " Washington redoute l'impact de l'austérité" La Tribune du 7 juin 2010
    48. Alain Faujas, "Adversaires et solidaires, les États-Unis et la Chine doivent concilier leurs intérêts" Le Monde du 9 novembre 2010
    49. Richard Hiault' interview de Christine Lagarde, Les Échos du mardi 26 octobre 2010
    50. Les Échos des 18 et 19 février, un think tank proche de DSK critique Nicolas Sarkozy
    51. Voir dépêche Reuter consultée le 20/02/2011
    52. Le G20 s'accorde en évitant de froisser la Chine - Yahoo! France Finance
    53. Dépêche Reuter, consultée le 20/02/2011
    54. a et b Christian de Boissieu, "Après la conférence monétaire de Nankin" Investir du 9 avril 2011
    55. La Tribune du 16/ 4/2011,[2]
    56. Les Échos
    57. [3]
    58. [4]
    59. a et b Richard Hinault "Monnaie déficit : le G20 colmate les brèches"" Les Échos du 18/02/2013
    60. Benjamin Quenelle "fiscalité : les multinationales dabs la ligne de mire des États" Les Échos du 18/02/2013
    61. Le G20 social d'avril 2010.
    62. Images et vidéos sur la protection sociale défendue lors du G20 social d'avril 2010.
    63. a, b, c et d "Le plus concret, une banque de données internationales" L.Boisseau, Les Échos des 24 et 25 juin 2011
    64. http://archives.tdg.ch/actu/economie/manifestations-anti-g20-londres-etat-siege-2009-03-27 Manifestations anti-G20: Londres en état de siège
    65. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/06/26/001-manif-G20-toronto.shtml
    66. a, b et c http://www.mobilisationsg8g20.org/la-coalition/les-signataires/
    67. http://www.eurocitoyenne.fr/content/g-20-nice#node-1454
    68. MobilisationsG8G20.org
    69. [5]
    70. [6]
    71. [7]
    72. [8]
    73. Alexandrine Bouilhet, « À quoi sert le G20 ? », Le Figaro, mardi 8 octobre 2013, page 15.

    Voir aussiModifier