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Groupe de travail interministériel « Gisements de sécurité routière: les deux-roues motorisés »

Le groupe de travail interministériel « Gisements de sécurité routière: les deux-roues motorisés » s'est réuni de 2006 à 2008 sur la thématique des deux-roues motorisés, afin d'analyser les statistiques (blessés et morts) sur les deux-roues motorisés, puis de comprendre les causes les plus fréquentes et les plus graves des accidents avant de proposer des mesures suivant un calendrier. Les mesures (impact, coût, calendrier) ont été quantifiées. Le rapport a été publié à la Documentation française en 2008.

ProblématiqueModifier

Alors que les statistiques de mortalité et concernant les blessés s'améliorent chaque année depuis l'impulsion présidentielle de 2002, avec une baisse générale de 40 %, la part des deux-roues motorisés n'a cessé de progresser au point d'atteindre 25 % des tués en 2007. Pourtant, ils ne représentent que 1 % de la circulation environ, soit une sur-représentation de 25 fois[1].

À l'aide de statistiques issues des études officielles (ONISR), et des études issues de la recherche (UMRESTTE, INRETS) aussi bien épidémiologiques, les accidents impliquant les deux-roues motorisés ont été appréhendés. Pour limiter les causes d'accidents (formation des motards) et leur nombre, puis les conséquences de ces derniers (mesures de protection sur le motard, l'infrastructure...), un certain nombre de mesures quantifiées (coût, effet attendu en nombre de vies sauvées, moyens de mise en œuvre) ont été proposées.

ConclusionsModifier

Dans ses conclusions, le rapport "Gisements de sécurité routière : les deux-roues motorisés[2]" rappelle des faits essentiels : la vulnérabilité des deux-roues motorisés , un "glissement continu" vers la conduite de véhicules toujours plus puissants, un moindre respect des limitations de vitesse, une prise de risques volontaire en moyenne plus importante que chez les conducteurs d'autres véhicules. Conduire un deux-roues motorisé est ainsi 20 fois plus dangereux que conduire une automobile, et la proportion de motards parmi les tués sur la route est en constante augmentation au moment de la parution du rapport.

Par ailleurs, l'absence de grands constructeurs français de motocycles et le peu de moyens consacrés à l'étude de l'accidentalité des deux-roues expliquent également la situation française : conduire une moto en France serait entre 3 et 4 fois plus risqué que dans des pays comparables comme l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, les Pays-Bas, la Suède ou encore la Suisse.

Le rapport recommande la mise en œuvre d'une politique spécifique "fondée sur l’articulation d’actions et de recherches en matière d’éducation, de formation, de prévention, de dissuasion et de sanction, seule méthodologie opérante pour faire du deux-roues motorisé un mode de transport durable et sûr", face à l'urgence de la situation. il y a en effet davantage de motards que d'automobilistes blessés graves, alors que les deux-roues motorisés ne représentent que 1.5% du trafic routier.

Il propose un total de 74 mesures dont 27 prioritaires, la première de ces mesures étant "Rendre obligatoire l’installation d’une plaque minéralogique à l’avant des deux-roues motorisés.", de façon à les soumettre au système de Contrôle-Sanction Automatisé.

Liste des membres du groupeModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  1. Source: Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière, « Bilan de l'année 2007 », La Documentation Française, 2008
  2. La Documentation française, « Gisements de sécurité routière », sur www.ladocumentationfrancaise.fr (consulté le 21 octobre 2018)