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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Minsk (homonymie).
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Le Groupe de Minsk est créé en 1992 par la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) (devenue aujourd'hui l'OSCE ou Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe). Ce groupe se présentait alors comme une organisation européenne chargée d'encourager la recherche d'une résolution pacifique et négociée entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, lors du conflit les opposant sur le Haut-Karabagh.

Ses actionsModifier

Le 24 mars 1992, lors de sa réunion additionnelle à Helsinki, le Conseil de la CSCE a chargé le président de l'organisation d'arranger dès que possible une conférence sur le Haut-Karabagh sous les auspices de la CSCE, pouvant servir de lieu de négociation en vue de parvenir à un règlement pacifique de la crise sur la base des principes, engagements et règles de la CSCE. Cette conférence doit se tenir à Minsk, en Biélorussie. Bien que cette conférence n'ait pas encore eu lieu, le Groupe de Minsk supervise les efforts de l'OSCE visant à trouver une solution politique au conflit.

En mai 1994, et à la suite de la crise du Haut-Karabagh, le Groupe de Minsk est médiateur pour signer à Minsk (Biélorussie), le traité de Minsk qui organise un cessez-le-feu et la paix dans la guerre du Haut-Karabagh (sud-ouest de l'Azerbaïdjan).

Le 6 décembre 1994, le sommet de Budapest a décidé d'établir une coprésidence chargée de présider au processus. Sur cette base, le président a donné un mandat aux coprésidents le 23 mars 1995. Ses principaux objectifs sont les suivants :

  • fournir un cadre approprié pour la résolution du conflit en assurant le processus de négociation supporté par le Groupe ;
  • obtenir des parties la conclusion d'un accord de cessation des hostilités afin de permettre la convocation de la conférence; et
  • promouvoir le processus de paix par le déploiement d'une force de maintien de la paix internationale sous les auspices de l'OSCE.

Le Groupe de Minsk est alors co-présidé par les États-Unis, la France et la Russie. Les actuels coprésidents sont les ambassadeurs Robert Bradtke (États-Unis), Pierre Andrieu (France), et Igor Popov (Russie). Le Groupe inclut également l'Allemagne, la Biélorussie, la Finlande, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Suède, la Turquie, ainsi que l'Arménie et l'Azerbaïdjan. La conférence réunira ces mêmes États et sera présidée par les coprésidents du Groupe.

Les coprésidents du Groupe de Minsk sont l’Ambassadeur Stéphane Visconti (France), l’Ambassadeur Igor Popov (Fédération de Russie) et l’Ambassadeur Andrew Schofer (États-Unis)[1],[2].

Les mêmes États participants membres du Groupe de Minsk participeront à la Conférence de Minsk sur le Haut-Karabakh. La conférence sera dirigée par les coprésidents de la conférence de Minsk.

ActivitésModifier

Au début de 2001, des représentants de l’Arménie, de l’Azerbaïdjan, de la France, de la Russie et des États-Unis se sont réunis à Paris et à Key West, en Floride. Le document de Key West affirme l’autodétermination de la population du Haut-Karabagh. Les entretiens à Key West ont toutefois été en grande partie tenus secrets et n'ont pas été suivis[3],[4].

Le 7 octobre 2002, lors du sommet de la CEI à Chișinău, les délégations arménienne et azerbaïdjanaise ont discuté de l’utilité du Groupe de Minsk pour les négociations de paix. Selon eux, la médiation de l'OSCE, qui a duré dix ans, n'a pas été suffisamment efficace.

Le 19 décembre 2015, Serge Sarkissian et Ilham Aliyev ont tenu un sommet à Berne, en Suisse, sous les auspices des coprésidents. Les présidents ont appuyé les travaux en cours visant à réduire le risque de violence et ont confirmé leur volonté de continuer à s'engager dans un règlement[5].

Le dernier sommet entre Ilham Aliyev et Serge Sarkissian a eu lieu le 16 octobre 2017, organisé par le groupe Minsk à Genève, en Suisse. Les présidents ont admis prendre les mesures appropriées pour renforcer le processus de négociation et réduire les tensions sur la ligne de contact[6],[7].

StructureModifier

Le groupe comprend les pays suivants:

CoprésidentsModifier

Parties au conflitModifier

Autres membresModifier

SourcesModifier

RéférencesModifier

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier