Grand prieuré de France

Le grand prieuré de France était un prieuré de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Il s'agissait du seul prieuré de la langue de France avant la dévolution des biens de l'ordre du Temple. À la suite de la dévolution la langue de France est alors scindé entre le grand prieuré de France, avec le siège du prieuré transporté de Corbeil à Paris en la maison du Temple, le grand prieuré de Champagne et celui d'Auvergne.

HistoriqueModifier

Liste des grands prieursModifier

PossessionsModifier

CommanderiesModifier

Launay (paroisse de Saint-Martin-sur-Oreuse, diocèse de Sens, auj. Yonne) :

Primitivement dotée du statut de Maison (XIIIe siècle), elle prend rang de commanderie au XVe siècle. On lui rattache les possessions de l'ordre éparses dans le Sénonais : Plessis-Saint-Jean, Courroy (paroisse de Granges-le-Bocage), Cerisiers, Joigny (anc. Saint-Thomas), Roussemeau. L'autorité de la Maison s'étend sur les hameaux de Launay et de La Borde, et sur une moitié du village de Saint-Martin-sur-Oreuse. A partir du XVIe siècle, la commanderie de Launay est attribuée au Grand-Prieur de France jusqu'à la Révolution. A partir du XVIe siècle, les revenus sont administrés par un receveur (-fermier) (Gateau, Périllault puis Bertrand). Au XVIe siècle les receveurs Gasteau (famille de Sens) expédiaient du blé à Malte.

A la suite de prêts consentis à Erard de Brienne engagé dans une guerre de succession du comté de Champagne (1215-1221), la Maison de Launay devient suzeraine de la seigneurie voisine de Fleurigny possédée par ledit Erard.

La commanderie de Launay sera détruite du fait de la Révolution. Son portail d'entrée sera démonté pierre à pierre par le marquis Leclerc de Fleurigny et reconstruit à l'entrée du parc du château de Fleurigny durant la Restauration. On remarquera que le blason bûché qui somme l'arche du portail a été intentionnellement retourné.


Autres possessions directesModifier

BibliographieModifier

  • Eugène Mannier, Les commanderies du grand prieuré de France d'après les documents inédits conservés aux archives nationales à Paris : première partie, Paris, (lire en ligne)