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Grand Prix automobile des Pays-Bas 1952

course de Formule 1
Grand Prix des Pays-Bas 1952
Tracé de la course
Données de course
Nombre de tours 90
Longueur du circuit 4,193 km
Distance de course 377,370 km
Conditions de course
Météo temps pluvieux
Résultats
Vainqueur Drapeau : Italie Alberto Ascari,
Ferrari,
h 53 min 28 s 5
(vitesse moyenne : 130,521 km/h)
Pole position Drapeau : Italie Alberto Ascari,
Ferrari,
min 46 s 5
(vitesse moyenne : 141,735 km/h)
Record du tour en course Drapeau : Italie Alberto Ascari,
Ferrari,
min 49 s 8
(vitesse moyenne : 137,475 km/h)

Le Grand Prix des Pays-Bas 1952 (IV Grote Prijs van Nederland), disputé sous la réglementation Formule 2 sur le circuit de Zandvoort le , est la vingt-deuxième épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la septième manche du championnat 1952.

Sommaire

Contexte avant le Grand PrixModifier

Le championnat du mondeModifier

 
Le championnat 1952 est dominé par la Ferrari 500 F2, jusqu'alors invaincue.

Les principaux constructeurs de F1 s'étant désengagés à la fin de la saison 1951, le championnat du monde 1952 se dispute sous la réglementation formule 2 (moteurs deux litres atmosphériques), exception faite de l'épreuve des 500 miles d'Indianapolis, traditionnellement disputée suivant l'ancienne formule internationale (moteurs trois litres suralimentés ou quatre litres et demi atmosphériques). Depuis le début de saison, la Scuderia Ferrari, qui dispose avec la 500 F2 de la monoplace la plus puissante et la plus homogène du plateau, domine totalement le championnat et a remporté toutes les manches européennes. Avec quatre victoires consécutives, son premier pilote Alberto Ascari est déjà assuré du titre mondial, alors que deux épreuves restent à courir : Pays-Bas et Italie.

Le circuitModifier

Article détaillé : Circuit de Zandvoort.
 
Vue aérienne du circuit actuel, qui emprunte en partie le tracé initial.

Construit en bord de mer, dans les dunes, à la fin des années 1940, le circuit est situé à une vingtaine de kilomètres à l'ouest d'Amsterdam. Il fut inauguré en 1948 à l'occasion du Grand Prix de Zandvoort, épreuve de formule 1 remportée par le Prince Bira sur Maserati, à 117,6 km/h de moyenne. C'est en 1950 qu'eut lieu le premier Grand-Prix des Pays-Bas, qui vit la victoire de Louis Rosier sur Talbot-Lago. Pour la première fois en 1952 l'épreuve est sélective pour le championnat du monde des pilotes. Le circuit développe 4,2 km et comporte de nombreux virages, dont l'épingle de Tarzan située juste après la ligne de départ, et ne permet pas des vitesses très élevées. Le record de la piste est détenu par Raymond Sommer, sur Talbot, qui effectua un tour en 1 min 52 s 1 (134,655 km/h) lors du Grand-Prix des Pays-Bas 1950.

Monoplaces en liceModifier

  • Ferrari 500 "Usine"

La Ferrari 500 F2 est depuis le début de saison la référence absolue de la catégorie. Elle dispose d'un quatre cylindres d'une très grande souplesse, développant 175 chevaux à 7500 tr/min pour les versions "Usine" (les versions "clients" étant volontairement bridées à 6500 tr/min[1]). La Scuderia Ferrari engage trois voitures, deux pour ses pilotes habituels Alberto Ascari (déjà assuré du titre mondial) et Giuseppe Farina, la troisième étant confiée à Luigi Villoresi, écarté plusieurs mois des circuits à la suite d'un accident, qui fait son retour en compétition. Piero Taruffi, actuel second du championnat, qui disposait de la troisième monoplace durant la convalescence de Villoresi, ne participe pas à l'épreuve. Une quatrième monoplace de la marque est présente : celle de l'Écurie Francorchamps, pilotée par Charles de Tornaco.

  • Gordini T16 "Usine"
 
Une Gordini Type 16, lors d'une course historique.

Comme au Nürburgring deux semaines plus tôt, Jean Behra, Robert Manzon et Maurice Trintignant sont engagés sur les trois monoplaces T16 d'usine. Très légères et maniables, ces monoplaces disposent d'un moteur six cylindres développant environ 150 chevaux[2], et parviennent occasionnellement à concurrencer les Ferrari (comme à Reims où, hors championnat, Behra a devancé Ascari), mais sont souvent handicapées par un manque de préparation. Le pilote et journaliste Paul Frère pilotera quant à lui une ancienne T15 de l'Écurie Belge.

  • HWM 52 "Usine"

En l'absence de Peter Collins qui participe alors aux neuf heures de Goodwood (catégorie Sport) pour Aston Martin[3], la petite structure britannique HWM engage ses trois modèles 52 à moteur quatre cylindres Alta d'environ 145 chevaux[4] pour Lance Macklin et Duncan Hamilton, pilotes habituels de la marque, et pour le pilote local Dries Van der Lof qui fait ses débuts en championnat.

  • ERA Type G "Usine"

Stirling Moss dispose de son habituelle ERA Type G engagée par le constructeur, équipée d'un moteur Bristol développant environ 130 chevaux. C'est l'une des monoplaces les moins performantes du plateau.

  • Cooper T20

Leslie Hawthorn engage une Cooper T20 à moteur Bristol pour son fils Mike, révélation de la saison au volant de cette voiture. Grâce à son expérience des moteurs d'avion, Leslie Hawthorn est parvenu à obtenir 150 chevaux de l'antique moteur six cylindres en utilisant un additif (nitrométhane) dans le carburant[3]. Exploitant au mieux le rapport poids/puissance favorable de l'agile Cooper, Mike Hawthorn a fait des débuts très remarqués en championnat, terminant notamment quatrième à Circuit de Spa-Francorchamps et troisième à Silverstone.

  • Maserati
 
Absente officiellement, l'usine Maserati est représentée par l'Escuderia Bandeirantes, qui a engagé trois A6GCM.

L'usine est une nouvelle fois absente, mais la marque est représentée par l'Escuderia Bandeirantes (une écurie brésilienne), qui a engagé trois monoplaces A6GCM à moteur six cylindres pour ses pilotes Chico Landi et Gino Bianco, ainsi que pour le pilote local Jan Flinterman, dont c'est la première apparition en championnat.

  • Connaught A

En l'absence de l'usine, une seule Connaught est présente : celle du Britannique Ken Downing. Cette monoplace est équipée d'un moteur quatre cylindres Lea Francis, d'une puissance de l'ordre de 145 chevaux[4].

  • Frazer Nash

La Scuderia Franera engage une Frazer Nash à moteur Bristol (environ 140 chevaux dans sa dernière évolution[4]) pour Ken Wharton, qui a terminé quatrième du Grand Prix de Suisse.

Coureurs inscritsModifier

QualificationsModifier

Les séances qualificatives ont lieu les vendredi et samedi précédant la course. Ce circuit favorise les qualités de tenue de route et de motricité des Ferrari 500, et dès le vendredi Alberto Ascari bat les meilleurs chronos réalisés jusqu'ici par les anciennes F1 : quoique disposant de cent chevaux de moins, avec un tour en 1 min 48 s 4[6] il descend de plus de trois secondes le record de la piste obtenu deux ans plus tôt par Raymond Sommer sur Talbot. Le lendemain, il améliore encore, réalisant 1 min 46 s 5, et obtient une nouvelle pole position, loin devant son coéquipier Giuseppe Farina, distancé de plus de deux secondes. Une nouvelle fois Mike Hawthorn étonne les spécialistes : tirant le meilleur parti de son agile Cooper, il réalise le troisième temps et complète la première ligne, à cinq secondes d'Ascari, reléguant la troisième Ferrari de Luigi Villoresi en seconde ligne au côté de la Gordini de Maurice Trintignant.

 
Une Cooper T20, semblable à celle de Mike Hawthorn, troisième temps des essais.
Résultats des qualifications
Pos. no  Pilote Écurie Temps Écart
1 2  Alberto Ascari Ferrari 1 min 46 s 5  
2 4   Giuseppe Farina Ferrari 1 min 48 s 6 + 2 s 1
3 32   Mike Hawthorn Cooper-Bristol 1 min 51 s 6 + 5 s 1
4 6   Luigi Villoresi Ferrari 1 min 51 s 8 + 5 s 3
5 12   Maurice Trintignant Gordini 1 min 53 s 0 + 6 s 5
6 8   Jean Behra Gordini 1 min 54 s 5 + 8 s 0
7 34   Ken Wharton Frazer Nash-Bristol 1 min 54 s 7 + 8 s 2
8 10   Robert Manzon Gordini 1 min 54 s 8 + 8 s 3
9 26   Lance Macklin HWM-Alta 1 min 55 s 2 + 8 s 7
10 28   Duncan Hamilton HWM-Alta 1 min 55 s 8 + 9 s 3
11 14   Paul Frère Simca-Gordini 1 min 58 s 2 + 11 s 7
12 18   Gino Bianco Maserati 1 min 58 s 2 + 11 s 7
13 22   Ken Downing Connaught-Lea Francis 1 min 58 s 6 + 12 s 1
14 30   Dries Van der Lof HWM-Alta 1 min 59 s 4 + 12 s 9
15 20   Jan Flinterman Maserati 2 min 01 s 8 + 15 s 3
16 16   Chico Landi Maserati 2 min 02 s 1 + 15 s 6
17 24   Charles de Tornaco Ferrari 2 min 03 s 7 + 17 s 2
18 36   Stirling Moss ERA-Bristol Pas de temps -

Grille de départ du Grand PrixModifier

Grille de départ du Grand Prix et résultats des qualifications[7]
1re ligne Pos. 3 Pos. 2 Pos. 1
 
Hawthorn
Cooper
1 min 51 s 6
 
Farina
Ferrari
1 min 48 s 6
 
Ascari
Ferrari
1 min 46 s 5
2e ligne Pos. 5 Pos. 4
 
Trintignant
Gordini
1 min 53 s 0
 
Villoresi
Ferrari
1 min 51 s 8
3e ligne Pos. 8 Pos. 7 Pos. 6
 
Manzon
Gordini
1 min 54 s 8
 
Wharton
Frazer Nash
1 min 54 s 7
 
Behra
Gordini
1 min 54 s 5
4e ligne Pos. 10 Pos. 9
 
Hamilton
HWM
1 min 55 s 8
 
Macklin
HWM
1 min 55 s 2
5e ligne Pos. 13 Pos. 12 Pos. 11
 
Downing
Connaught
1 min 58 s 6
 
Bianco
Maserati
1 min 58 s 2
 
Frère
Gordini
1 min 58 s 2
6e ligne Pos. 15 Pos. 14
 
Flinterman
Maserati
2 min 01 s 8
 
Van der Lof
HWM
1 min 59 s 4
7e ligne Pos. 18 Pos. 17 Pos. 16
 
Moss
ERA
pas de temps
 
Tornaco
Ferrari
2 min 03 s 7
 
Landi
Maserati
2 min 02 s 1

Déroulement de la courseModifier

 
Le premier virage après le départ : la Ferrari d'Ascari vire en tête ; sur sa petite Cooper, Hawthorn est presque à sa hauteur.

Distributeur cassé le samedi des essais, la Gordini de Jean Behra n'est pas en état de disputer la course, faute de pièces de rechange. Néanmoins, Amédée Gordini demande à son chef mécanicien d'effectuer une réparation de fortune dans le seul but d'aligner la voiture sur la grille et toucher ainsi la prime de départ (les primes étant la principale source de revenus de l'équipe). Avant le baisser du drapeau, le moteur tourne à nouveau, mais Behra sait qu'il ne pourra effectuer, au mieux, que quelques kilomètres et a consigne d'attaquer au maximum[2].

Il pleut au moment du départ. Comme à son habitude, Alberto Ascari (Ferrari) prend immédiatement la tête, tandis que, sur sa petite Cooper, Mike Hawthorn parvient à devancer la seconde Ferrari de Giuseppe Farina. Au premier virage, le jeune Britannique se porte pratiquement à la hauteur d'Ascari, mais le champion italien tient la corde et conserve son avantage. Au premier passage devant les stands, Ascari et Hawthorn passent groupés, devant Farina. Maurice Trintignant (Gordini) est quatrième, juste devant la troisième Ferrari pilotée par Luigi Villoresi. Malgré sa voiture mal en point, Behra est parvenu à boucler ce premier tour en sixième position. Au second tour, Farina prend le meilleur sur Hawthorn, tandis que Villoresi déborde Trintignant. Behra est toujours sixième, derrière son coéquipier qu'il dépasse peu après, prenant la cinquième place, position qu'il va occuper pendant plusieurs tours, avant que la magnéto ne finisse par céder. Hawthorn s'est fait déborder par Villoresi au cinquième tour, les trois Ferrari officielles sont en tête et ne vont plus être inquiétées, malgré la pluie qui redouble d'intensité.

Ascari, impérial dans ces conditions, est déjà hors d'atteinte. Hawthorn se maintient quelques tours dans le sillage des deux autres Ferrari, mais finit par perdre le contact. Il est cependant loin devant Robert Manzon qui a dépassé son coéquipier Trintignant. Dès lors, les positions en tête ne vont plus guère évoluer, la course sombre dans la monotonie. Au dix-neuvième tour, Manzon perd deux places au profit de Trintignant et de Duncan Hamilton (HWM), il parviendra à reprendre sa position avant la mi-course. Ignorant les injonctions de son stand qui lui demandent de ralentir, Ascari conserve un rythme très soutenu, dans un style très pur. Aux deux tiers de l'épreuve, il s'est construit une avance de plus d'une minute sur Farina, un tour sur Villoresi ! La pluie cessant en fin d'épreuve, il va même fixer le record à plus de 137,4 km/h de moyenne dans l'avant-dernière boucle. Il remporte une nouvelle victoire, la cinquième consécutive en championnat. Malgré l’opiniâtreté d'Hawthorn en début de course, les Ferrari se sont encore une fois montré irrésistibles et réalisent un facile triplé, terminant avec deux tours d'avance sur la Cooper du pilote britannique.

Classements intermédiairesModifier

Classements intermédiaires des monoplaces aux premier, deuxième, cinquième, dixième, vingtième, trentième, quarantième et soixantième tours[8].

Classement de la courseModifier

 
Le vainqueur : Alberto Ascari.
Pos No Pilote Écurie Tours Temps/Abandon Grille Points
1 2   Alberto Ascari Ferrari 90 2 h 53 min 28 s 5 1 9
2 4   Nino Farina Ferrari 90 + 40 s 1 2 6
3 6   Luigi Villoresi Ferrari 90 + 1 min 34 s 4 4 4
4 32   Mike Hawthorn Cooper-Bristol 88 + 2 tours 3 3
5 10   Robert Manzon Gordini 87 + 3 tours 8 2
6 12   Maurice Trintignant Gordini 87 + 3 tours 5
7 28   Duncan Hamilton HWM-Alta 85 + 5 tours 10
8 26   Lance Macklin HWM-Alta 84 + 6 tours 9
9 16   Chico Landi
  Jan Flinterman
Maserati 83 + 7 tours 16
Abd. 34   Ken Wharton Frazer-Nash-Bristol 76 Roulement de roue 7
Abd. 36   Stirling Moss ERA 73 Moteur 18
Nc. 30   Dries Van der Lof HWM-Alta 70 Non classé 14
Abd. 22   Ken Downing Connaught-Lea Francis 27 Pression d'huile 13
Abd. 24   Charles de Tornaco Ferrari 19 Moteur 17
Abd. 14   Paul Frère Simca-Gordini 15 Embrayage 11
Abd. 8   Jean Behra Gordini 10 Panne électrique 6
Abd. 20   Jan Flinterman Maserati 7 Différentiel 15
Abd. 18   Gino Bianco Maserati 4 Transmission 12

Légende:

  • Abd.=Abandon

Pole position et record du tourModifier

Tours en têteModifier

Classement général à l'issue de la courseModifier

  • attribution des points : 8, 6, 4, 3, 2 respectivement aux cinq premiers de chaque épreuve et 1 point supplémentaire pour le pilote ayant accompli le meilleur tour en course (signalé par un astérisque)
  • Seuls les quatre meilleurs résultats sont comptabilisés. Alberto Ascari doit donc décompter les neuf points acquis aux Pays-Bas, totalisant trente-six points effectifs pour quarante-cinq points marqués.
Classement des pilotes
Pos. Pilote Écurie Points  
SUI
 
500
 
BEL
 
FRA
 
GBR
 
ALL
 
NL
 
ITA
1   Alberto Ascari Ferrari 36 (45) - - 9* 9* 9* 9* (9*)
2   Giuseppe Farina Ferrari 24 - - 6 6 - 6 6
3   Piero Taruffi Ferrari 22 9* - - 4 6 3 -
4   Rudi Fischer Ferrari 10 6 - - - - 4 -
  Mike Hawthorn Cooper 10 - - 3 - 4 - 3
6   Robert Manzon Gordini 9 - - 4 3 - - 2
7   Troy Ruttman Kuzma 8 - 8 - - - - -
8   Jim Rathmann Kurtis Kraft 6 - 6 - - - - -
  Jean Behra Gordini 6 4 - - - - 2 -
10   Sam Hanks Kurtis Kraft 4 - 4 - - - - -
  Luigi Villoresi Ferrari 4 - - - - - - 4
12   Ken Wharton Frazer Nash 3 3 - - - - - -
  Duane Carter Lesovsky 3 - 3 - - - - -
  Dennis Poore Connaught 3 - - - - 3 - -
15   Alan Brown Cooper 2 2 - - - - - -
  Art Cross Kurtis Kraft 2 - 2 - - - - -
  Paul Frère HWM 2 - - 2 - - - -
  Maurice Trintignant Gordini 2 - - - 2 - - -
  Eric Thompson Connaught 2 - - - - 2 - -
20   Bill Vukovich Kurtis Kraft 1 - 1* - - - - -

À noterModifier

  • 7e victoire pour Alberto Ascari en championnat du monde, nouveau record.
  • 9e victoire et 30e podium pour Ferrari en tant que constructeur.
  • 9e victoire et 30e podium pour Ferrari en tant que motoriste.
  • Voiture copilotée : no 16 : Chico Landi (43 tours) puis Jan Flinterman (40 tours).

Notes et référencesModifier

  1. Alan Henry, Ferrari - Les monoplaces de Grand Prix, Editions ACLA, , 319 p. (ISBN 2-86519-043-9)
  2. a et b Christian Huet, Gordini Un sorcier une équipe, Editions Christian Huet, , 485 p. (ISBN 2-9500432-0-8)
  3. a et b >Chris Nixon, Mon Ami Mate, Éditions Rétroviseur, , 378 p. (ISBN 2-84078-000-3)
  4. a b et c (en) Mike Lawrence, Grand Prix Cars 1945-65, Motor racing Publications, , 264 p. (ISBN 1-899870-39-3)
  5. (en) Bruce Jones, The complete Encyclopedia of Formula One, Colour Library Direct, , 647 p. (ISBN 1-84100-064-7)
  6. a et b (en) Karl Ludvigsen, Alberto Ascari - Ferrari’s first double champion, Haynes Publishing, , 208 p. (ISBN 1-85960-680-6)
  7. (en) Mike Lang, Grand Prix volume 1, Haynes Publishing Group, , 288 p. (ISBN 0-85429-276-4)
  8. Edmond Cohin, L'historique de la course automobile, Editions Larivière, , 882 p.