Grand-maître de la navigation

La charge de grand maître, chef et surintendant général de la navigation et commerce de France était un office de la monarchie française qui exista entre 1626 et 1669[1].

François de Vendôme, duc de Beaufort dernier « Grand-maître de la navigation ».

OrigineModifier

La charge est créée au bénéfice de Richelieu qui voulait unifier sous sa tutelle tout le commandement maritime[1]. Il obtient en 1627 la suppression de la charge d'amiral de France ; en 1631 il devient amiral de Provence (ou des mers du Levant) et de Bretagne et, le , il acquiert la charge de général des galères[2].

Richelieu concentre en ses mains les fonctions de secrétaire d'État à la marine. Comme l'amiral de France auparavant, il est ainsi à la tête d'une juridiction particulière, la Table de marbre, qui jugeait les contentieux liés à la pêche, à la justice des ports notamment. En 1627, il crée le conseil de marine, qui avait la charge d'examiner les prises de course mais aussi celle de préparer les règlements maritimes édictés par le grand maître[1].

Cette charge de grand-maître passa par quelques titulaires différents, dont Maillé-Brézé et François de Vendôme. La charge de grand maître de la navigation est alors supprimée[1].

À la suppression de la charge, ses attributions honorifiques, comme la présidence du conseil de marine revinrent à l'amiral de France et ses fonctions de commandement maritime au secrétaire d'État à la marine[1].

TitulairesModifier

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e Jean-Pierre Poussou, Le cadre juridique et institutionnel.
  2. Jean Bernardini-Soleillet, Vogue la Galère! : histoire des galères de l'antiquité à 1748, Nanterre, Académie Européenne du Livre, , p. 30.

BibliographieModifier

  • Jean-Pierre Poussou, La Méditerranée dans les circulations atlantiques au XVIIIe siècle, Paris, Presses de l'université Paris-Sorbonne, .