Le Grand-Gentilly est une ancienne baronnie qui avait haute, moyenne et basse justice. Elle est située dans la vallée de la Bièvre, Gobelins, à peu de distance de la grande route de Paris à Fontainebleau en France. Le Grand Gentilly était le centre de la paroisse puis commune de Gentilly dont la partie nord, le Petit-Gentilly, appelé aussi Hameau de la Glacière, a été rattaché à la Ville de Paris lors de l'annexion en 1859 du territoire compris entre le mur des fermiers généraux et l'enceinte de Thiers. Depuis cette annexion, le territoire du Petit Gentilly est celui du quartier Maison Blanche du 13ème arrondissement de Paris, le territoire du Grand-Gentilly celui de l'actuelle commune de Gentilly encore amputé en 1925 de l'ancienne zone non aedificandi entre l'enceinte démantelée à partir de 1919 et l'actuel boulevard périphérique, incluant son cimetière communal.

Les Fiefs de GentillyModifier

  • Au XIVe siècle la famille Jean de Beauvais possède le fief dit de la Tour Quarrée, dont il fit le dénombrement (c'est-à-dire l'inventaire) pour le roi en 1390. Ce fief était rue Frileuse, côté pair. Le château et le parc appartinrent ensuite à la duchesse de Villeroy qui l'acquit en 1774. Ce parc renferme les eaux fournies par l'aqueduc d'Arcueil. Une fontaine, placée près la porte du château, fournissait aux habitants l'eau nécessaire.
  • Le fief des évêques après leur départ XVIe siècle se trouvait celui de la famille Brunoy, mais les évêques en demeurèrent les seigneurs. C'était le domaine de la Tour Ronde.

La Maison de campagne des JésuitesModifier

  • De l'autre côté de la rue Frileuse les Jésuites du Collège de Clermont acquirent le fief des héritiers du Président de la Cour des Aides Henri Chevalier, qui avait fait construire une maison seigneuriale, qui contenait les deux tiers du village enfermée dans des murs, lesquels renfermaient un grand jardin avec «  de grandes allées couvertes, d'autres nues, quantité de cabinets, fontaines, statues, carreaux, bordures, arbres fruitiers, carreaux, glacières, canaux, couches de fleurs et un agréable bocage de hautes futaies » [1]. Les Jésuites acquirent donc au XVIIe siècle deux domaines à Gentilly, puis d'autres encore, qui constituèrent un immense domaine, une « Maison de Campagne » où venaient se reposer et prendre le vert, les étudiants des Jésuites du collège Louis-le-Grand, ce qu'on appelait ire ad campos, aller à la campagne. Une grande maison contenant plusieurs corps d'hôtels, et un grand domaine de 38 arpents, avec la maison dite du Vivier, où passait la Bièvre, ce qui forma une immense propriété avec chapelle, paroisse, moulin, cours, jardins avec vastes parterres et allées couvertes, ferme, potager, et vergers, qui servaient de lieu d'approvisionnement fournissant fruits et légumes, glacières, canaux de la Bièvre, deux clos et un collège et un quartier des pensionnaires, ensemble entouré de murailles coupées par des pavillons. Il y avait plusieurs maisons de campagne à Gentilly. Dans la Maison de Sainte-Barbe, les jeunes gens du Collège Sainte-Barbe de Paris venaient prendre leurs récréations les jours de congé et dans quatre autres maisons étaient des établissements où les laines étaient lavées et triées à la manière espagnole.

Maisons religieusesModifier

  • saint Louis attire les premiers Chartreux, en 1257-1258, à Gentilly.
  • Les Hospitalières de la rue de la Roquette, (faubourg Saint-Antoine) furent transférées en 1706 au Grand-Gentilly où vécurent « trente-quatre religieuses pour seize lits en une seule salle ; dix toises et demie d'air » .

La révolutionModifier

  • Madame de Villeroy possédait alors les deux fiefs dit de la Tour Ronde et de la Tour Quarrée. Ces biens furent mis sous séquestre le 9 février1792. Vendus comme biens nationaux, et plus tard la Mairie de Gentilly fut construite sur l'emplacement du Château de Jean de Beauvais.
  • Victor Hugo demeura en 1828 dans l'ancienne ferme de l'enclos des Jésuites[2]. L’Hôtel du Paroy, faisant partie du domaine des Jésuites, abrite, depuis1996, la Maison Robert Doisneau.

NatureModifier

  • On trouvait des anodontes dans la Bièvre, au-dessus du Grand-Gentilly. On se servait d'une des valves de ces mollusques pour écrémer le lait ; cet usage lui avait valu le nom de crémière.

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. Abbé Leboeuf
  2. Fiche Patrimoine

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Source et bibliographieModifier