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Grégoire Jagot

personnalité politique française

Grégoire Marie Jagot
Fonctions
Député de l'Ain
Député de l'Ain
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Nantua
Date de décès (à 87 ans)
Lieu de décès Toul
Nationalité Française
Parti politique Montagnard

Grégoire Marie Jagot, né le à Nantua et mort le à Toul, est un homme politique révolutionnaire français.

BiographieModifier

Juge de paix à Nantua, Jagot fut élu député de l’Ain, le , à l’Assemblée législative, puis le 5 septembre 1792, le quatrième sur six, à la Convention nationale, où il siégea avec les Montagnards.

Directement envoyé en Savoie, en septembre 1792, avec Hérault de Séchelles, Simond et l’abbé Grégoire pour y organiser le département du Mont-Blanc, il était absent lors du procès de Louis XVI et ne prit pas part aux votes.

Le 13 janvier 1793 il écrivit avec ses trois collègues cependant que « convaincu des crimes de Louis Capet, il prononçait sa condamnation sans appel au peuple. » Convaincu de l'ambiguïté de cette formule, auprès de son collègue montagnard, Jeanbon Saint-André, les quatre hommes écrivirent le même jour leur véritable vœu : pour la mort de Louis sans appel au peuple (souligné dans le texte). La lettre fut publiée par Jeanbon dans le biquotidien jacobin le Créole Patriote de Claude Milscent, (28 janvier 1793 matin)[1]. Le 3 février ils envoient une lettre secrète à Danton (régicide à l'instar de Jeanbon Saint-André) pour lui faire part de la contre-révolution rampante et des dangers d'une politique de déchristianisation à outrance, dont Danton avait déjà fait part en novembre 1792[2]. Vers la fin du mois l'équipe se scinda et tandis qu'Hérault et Simond restaient en Savoie, Jagot et Grégoire s'installèrent dans les Alpes-Maritimes[3].

À son retour, en mai, Jagot devint secrétaire de la Convention, et le , il s’opposa au rapport du décret qui avait cassé la Commission des Douze la veille.

Il devint ensuite membre du comité de division et du comité de sûreté générale où il développa une activité policière en concertation avec Amar et Vadier. Il est abondamment cité par ceux qu'il employait pour créer des listes de prétendus conspirateurs de prison. Le rôle de Jagot est très important dans l'organisation méthodique qui conduisit, jusqu'au 9 thermidor, des centaines de personnes à l'échafaud.

Il fut compris dans les poursuites engagées contre les membres des anciens comités et fut décrété d’arrestation avec eux. Arrêté à la suite des troubles du 12 germinal an III, il fut décrété d’accusation le , et dans l'attente de son procès, emprisonné le . Il bénéficia de l’amnistie d’octobre 1795.

Après le 18 brumaire an VIII-9 novembre 1799, il se retira à Toul, où il vécut jusqu’à sa mort.

Notes et référencesModifier

  1. Cette polémique concerne surtout le personnage de l'abbé Grégoire et quelquefois Hérault de Séchelles. Jean-Daniel Piquet,"L'abbé Grégoire et ses trois collègues en mission dans le Mont-Blanc furent régicides, article et documents inédits" A.H.R.F, janvier-mars 1996 ; "L'abbé Grégoire, un régicide panthéonisé", Cahiers d'Histoire Espace Marx, n°63-2ème trimestre 1996
  2. Jean-Daniel Piquet,Lettre secrète de l'abbé Grégoire et de ses trois collègues en mission dans le Mont-Blanc, Cahiers d'Histoire (Lyon, Chambéry etc) tome 46-n°3-4, 2001
  3. Sur les détails de cette mission voir Allyssa Goldstein Sepinwall, L'Abbé Grégoire et la révolution française, les origines de l'universalisme moderne, Becerel, les Perséides, 2008

Voir aussiModifier