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Gouvernement Zolótas

Gouvernement Zolótas
(el) Κυβέρνηση Ξενοφώντα Ζολώτα

République hellénique

Description de l'image defaut.svg.
Président de la République Khrístos Sartzetákis
Premier ministre Xenophón Zolótas
Élection
Législature VIe
Formation
Fin
Durée 4 mois et 19 jours
Composition initiale
Coalition ND-PASOK-SYN
Ministres 20
Femmes 0
Hommes 20
Représentation
Parlement
297 / 300
Drapeau de la Grèce

Le gouvernement Zolótas (en grec moderne : Κυβέρνηση Ξενοφώντα Ζολώτα) est le gouvernement de la République hellénique entre le 23 novembre 1989 et le 11 avril 1990, durant la VIe législature du Parlement.

Il est dirigé par l'économiste indépendant Xenophón Zolótas, ancien gouverneur de la Banque de Grèce, et rassemble les trois plus grands partis du pays après que les élections législatives n'ont dégagé aucune majorité. Il succède au gouvernement transitoire de l'indépendant Ioánnis Grívas et cède le pouvoir au gouvernement du conservateur Konstantínos Mitsotákis, après que la ND a réussi à constituer une majorité à la suite des élections d'avril 1990.

Historique du mandatModifier

Dirigé par le nouveau Premier ministre indépendant Xenophón Zolótas, ce gouvernement est constitué et soutenu par une coalition d'unité nationale entre la Nouvelle Démocratie (ND), le Mouvement socialiste panhellénique (PASOK) et le Synaspismós (SYN). Ensemble, ils disposent de 297 députés sur 300, soit 99 % des sièges du Parlement.

Il est formé à la suite des élections législatives du .

Il succède donc au gouvernement transitoire du Premier ministre indépendant Ioánnis Grívas, ancien président de la Cour de cassation, formé à la suite de la démission de Tzannís Tzannetákis et dans le seul but de conduire le pays à de nouvelles élections.

Au cours du scrutin, la Nouvelle Démocratie de Konstantínos Mitsotákis devance de nouveau le Mouvement socialiste d'Andréas Papandréou, mais comme aux élections de elle échoue à conquérir la majorité absolue.

Les trois principaux partis s'accordent finalement le 21 novembre pour constituer pendant cinq mois un « gouvernement œcuménique » (en grec moderne : Οικουμενική κυβέρνηση) les associant sous l'autorité du très respecté ancien gouverneur de la banque centrale Xenophón Zolótas, âgé de 85 ans, pour mener un certain nombre de réformes économiques[1].

Zolótas et son équipe de 20 ministres sont assermentés au palais présidentiel d'Athènes par le président de la République Khrístos Sartzetákis le 23 novembre, 18 jours après le scrutin[2].

Le , la ND décide de retirer ses ministres du gouvernement après avoir pris acte des désaccords insurmontables entre les trois formations au pouvoir sur les réformes économiques et institutionnelles à poursuivre. Cette décision est imitée par le PASOK et le SYN dans la foulée, et leurs postes sont réattribués à des indépendants, à l'exception du ministère de l'Intérieur qui reste sous l'autorité de son titulaire issu du SYN[3].

Après que le Parlement a échoué à élire un nouveau président de la République, de nouvelles élections anticipées sont convoquées le , les troisièmes en moins d'un an[4],[5]. La Nouvelle Démocratie y remporte l'exacte moitié des sièges puis obtient le soutien du seul parlementaire de DIANA, le parti de Kostís Stephanópoulos, ce qui permet à Konstantínos Mitsotákis de mettre en place son propre gouvernement.

CompositionModifier

Initiale ()Modifier

Fonction Titulaire Parti
Premier ministre Xenophón Zolótas Sans
Ministre de la Présidence du gouvernement Nikólaos Thémelis Sans
Ministre de la Défense nationale
Ministre du Tourisme
Tzannís Tzannetákis ND
Ministre des Affaires étrangères Antónis Samarás ND
Ministre de l'Intérieur Theódoros Katrivános SYN
Ministre de l'Économie nationale Geórgios Gennimatás PASOK
Ministre des Finances Geórgios Soufliás ND
Ministre de l'Agriculture Stávros Dímas ND
Ministre du Travail Apóstolos Kaklamánis PASOK
Ministre de la Santé, du Bien-être et de la Sécurité sociale Geórgios Meríkas Sans
Ministre de la Justice Konstantínos Stamátis Sans
Ministre de l'Éducation nationale et des Religions Konstantínos Simítis PASOK
Ministre de la Culture Sotíris Koúvelas ND
Ministre de l'Ordre public Dimítrios Maníkas Sans
Ministre de la Macédoine-Thrace Ioánnis Deligiánnis Sans
Ministre de la Mer Égée Antónios Foúsas Sans
Ministre de l'Environnement, de l'Aménagement du territoire et des Travaux publics Konstantínos Liáskas Sans
Ministre de l'Industrie, de l'Énergie et de la Technologie Anastásios Peponís PASOK
Ministre du Commerce Ioánnis Varvitsiótis ND
Ministre des Transports et des Communications Ákis Tsochatzópoulos PASOK
Ministre de la Marine marchande Nikólaos Pappás Sans

Remaniement du Modifier

  • Les nouveaux ministres sont indiqués en gras, ceux ayant changé d'attributions en italique.
Fonction Titulaire Parti
Premier ministre Xenophón Zolótas Sans
Ministre de la Présidence du gouvernement Nikólaos Thémelis Sans
Ministre de la Défense nationale Theódoros Degiánnis Sans
Ministre des Affaires étrangères Antónis Samarás (jusqu'au 16/02/1990) ND
Geórgios Papoúlias Sans
Ministre de l'Intérieur Theódoros Katrivános SYN
Ministre de l'Économie nationale Giórgos Kontogeórgis Sans
Ministre des Finances Geórgios Agapitós Sans
Ministre de l'Agriculture Ioánnis Liápis Sans
Ministre du Travail Ioánnis Koukiádis Sans
Ministre de la Santé, du Bien-être et de la Sécurité sociale Geórgios Meríkas Sans
Ministre de la Justice Konstantínos Stamátis Sans
Ministre de l'Éducation nationale et des Religions Konstantínos Depotópoulos Sans
Ministre de la Culture Geórgios Mylonás Sans
Ministre de l'Ordre public Dimítrios Maníkas Sans
Ministre de la Macédoine-Thrace Ioánnis Deligiánnis Sans
Ministre de la Mer Égée Antónios Foúsas Sans
Ministre de l'Environnement, de l'Aménagement du territoire et des Travaux publics Konstantínos Liáskas Sans
Ministre de l'Industrie, de l'Énergie et de la Technologie Pávlos Sakellarídis Sans
Ministre du Commerce Theódoros Gamalétsos Sans
Ministre des Transports et des Communications Geórgios Noutsópoulos Sans
Ministre de la Marine marchande Nikólaos Pappás Sans

Notes et référencesModifier

  1. (es) Hector Lamar, « La crisis griega se toma un respiro hasta abril », El País,‎ (lire en ligne, consulté le 4 août 2019).
  2. (es) « Grecia estrena un Gobierno de transición multipartidista », El País,‎ (lire en ligne, consulté le 4 août 2019).
  3. (es) Eudo Adriazola, « Un Gobierno de transicion preparará en Grecia las elecciones del 8 de abril », El País,‎ (lire en ligne, consulté le 4 août 2019).
  4. (es) « El Parlamento griego, incapaz de elegir un nuevo presidente », El País,‎ (lire en ligne, consulté le 4 août 2019).
  5. (es) « Nuevas elecciones en Grecia. », El País,‎ (lire en ligne, consulté le 4 août 2019).

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier