Gouvernement Maurice Rouvier (2)

Maurice Rouvier

Le deuxième gouvernement Maurice Rouvier est le gouvernement de la Troisième République en France du au .

À la suite du retrait des socialistes du Bloc de gauche, la majorité s'est réduite à 295 députés soit 50,08 % des sièges.

CompositionModifier

Portefeuille Titulaire Parti
Président du Conseil Maurice Rouvier ARD
Ministres
Ministre des Finances Maurice Rouvier[1] (jusqu'au ) ARD
Pierre Merlou PRS
Ministre de la Justice Joseph Chaumié ARD
Ministre des Affaires étrangères Théophile Delcassé[1] (jusqu'au ) RI
Maurice Rouvier ARD
Ministre de l'Intérieur Eugène Étienne (jusqu'au ) ARD
Fernand Dubief PRS
Ministre de la Guerre Maurice Berteaux[1] (jusqu'au ) PRS
Eugène Étienne ARD
Ministre de la Marine Gaston Thomson ARD
Ministre de l'Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes Jean Bienvenu-Martin PRS
Ministre des Travaux publics Armand Gauthier de l'Aude PRS
Ministre du Commerce, de l’Industrie, des Postes et Télégraphes Fernand Dubief (jusqu'au ) PRS
Georges Trouillot RI
Ministre de l'Agriculture Joseph Ruau PRS
Ministre des Colonies Étienne Clémentel PRS
Sous-secrétaires d’État
Sous-secrétaire d'État aux Finances et à la présidence du Conseil Pierre Merlou (jusqu'au ) PRS
Sous-secrétaire d'État aux Beaux-Arts Henri Dujardin-Beaumetz RI
Sous-secrétaire d'État aux Postes et Télégraphes Alexandre Bérard[1] PRS

Politique menéeModifier

C'est sous ce ministère que fut adoptée la loi du de séparation de l'Église et de l'État, dont le projet avait été déposé par Émile Combes. Le rapporteur du projet de loi Aristide Briand, sut tenir compte des revendications des Églises et faire voter une loi libérale adoptée par 341 voix contre 232. Cela entraîna une montée de l'Action française chez les catholiques, la démission d'officiers catholiques, de nombreuses pétitions et une perte d'argent non négligeable pour l'Église.

La loi du réduit à deux ans la durée du service militaire mais, surtout, en supprime toutes les dispenses.

Le ministère Rouvier promulgua également la loi du 22 avril 1905, avec son article 65 instaurant une relative transparence des documents administratifs concernant la carrière des fonctionnaires.

Confronté à l'intransigeance allemande lors de la première crise marocaine de , il choisit de céder en demandant en la démission de son ministre des Affaires étrangères Théophile Delcassé, anglophile, qui s'était opposé à la réunion d'une Conférence internationale.

Fin du gouvernement et passation des pouvoirsModifier

Le , Maurice Rouvier présente la démission du gouvernement au nouveau président de la République, Armand Fallières, qui le charge de constituer un nouveau gouvernement, qui sera quasiment identique au précédent.

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Membre du précédent gouvernement ayant conservé son poste.