Gouvernement Konstantínos Karamanlís VI

Gouvernement Konstantínos Karamanlís VI
(el) Κυβέρνηση Κωνσταντίνου Γ. Καραμανλή 1974

IIIe République hellénique

Description de cette image, également commentée ci-après
Le Premier ministre Konstantínos Karamanlís.
Président de la République Phaídon Gizíkis
Mikhaíl Stasinópoulos
Konstantínos Tsátsos
Premier ministre Konstantínos Karamanlís
Élection 17 novembre 1974
Législature Ire
Formation
Fin
Durée 3 ans et 7 jours
Composition initiale
Parti politique ND
Ministres 19
Femmes 0
Hommes 19
Représentation
Parlement
220  /  300
Drapeau de la Grèce

Le gouvernement Konstantínos Karamanlís VI (en grec moderne : Κυβέρνηση Κωνσταντίνου Γ. Καραμανλή 1974) est le gouvernement de la République hellénique entre le et le , durant la Ire législature du Parlement.

Il est dirigé par le conservateur sortant Konstantínos Karamanlís, ancien Premier ministre du royaume de Grèce. Il succède au gouvernement d'union nationale, mis en place après la chute de la dictature des colonels, et cède le pouvoir au gouvernement Karamanlís VII après que la ND a conservé sa majorité aux élections de 1977.

HistoriqueModifier

Dirigé par le Premier ministre conservateur sortant Konstantínos Karamanlís, ce gouvernement est constitué et soutenu par la Nouvelle Démocratie (ND). Seule, elle dispose de 220 députés sur 300, soit 73,3 % des sièges du Parlement.

Il est formé à la suite des élections législatives du 17 novembre 1974, premier scrutin libre organisé depuis dix ans dans le pays.

Il succède donc au gouvernement d'union nationale, constitué et soutenu par l'Union nationale radicale (ERE), remplacée par la ND, et l'Union du centre (EK).

Au cours du scrutin législatif, la ND remporte 54,4 % des voix, ce qui lui assure le contrôle de près des trois quarts des sièges du nouveau Parlement. L'opposition est représentée par l'EK, parti libéral et vénizéliste, ainsi que deux partis clairement orientés à gauche, le Mouvement socialiste panhellénique (PASOK) d'Andréas Papandréou, ancien de l'EK et fils de feu l'ex-chef de l'exécutif Geórgios Papandréou, et le Parti communiste de Grèce (KKE).

Karamanlís et son équipe de 19 ministres sont assermentés au palais présidentiel d'Athènes par le chef de l'État Phaídon Gizíkis le , quatre jours après les élections.

Le , un référendum confirme le renoncement de la population à la monarchie au profit du régime républicain, décidé lors d'une consultation organisée 18 mois plus tôt par la junte militaire. Dix jours plus tard, le député Mikhaíl Stasinópoulos est élu à titre provisoire président de la République par le Parlement.

La nouvelle Constitution démocratique est adoptée le par 214 voix favorables, l'ensemble de l'opposition faisant le choix de l'abstention en raison de ses désaccords avec la Nouvelle Démocratie sur les fonctions et l'élection du président de la République et l'éventuel rôle futur de l'ancien roi des Hellènes Constantin II[1].

Moins de deux semaines plus tard, le député Konstantínos Tsátsos, ancien ministre de la Culture et très proche de Karamanlís, est élu dès le premier tour président de la République pour un mandat de cinq ans par 210 voix favorables, soit dix de plus que la majorité requise des deux tiers. Le PASOK et le KKE font le choix de voter blanc, alors que l'EK propose l'ancien Premier ministre conservateur Panagiótis Kanellópoulos, qui recueille 65 suffrages sur son nom[2].

Le , à un an du terme de la législature, le chef de l'exécutif annonce aux dirigeants des partis d'opposition son intention de convoquer des élections législatives anticipées d'ici la fin de l'année afin de donner au gouvernement un mandat clair face à des « problèmes nationaux vitaux qui entreront dans une phase décisive l'année prochaine, telles l'adhésion de la Grèce à la Communauté économique européenne, la partition de Chypre et les relations avec la Turquie »[3].

Lors du scrutin, la ND perd plus de 12 points et une quarantaine de sièges, mais conserve une solide majorité absolue, tandis que le PASOK remporte un quart des suffrages et remplace le libéralisme vénizéliste comme première force d'opposition. Karamanlís peut ainsi mettre sur pied son septième et dernier gouvernement.

CompositionModifier

Initiale (21 novembre 1974)Modifier

Portefeuille Titulaire Parti
Premier ministre Konstantínos Karamanlís ND
Ministre de la Coordination et de la Planification Panagís Papalygoúras ND
Ministre de la Présidence du gouvernement Geórgios Rállis ND
Ministre des Affaires étrangères Dimítrios Bítsios ND
Ministre de la Défense nationale Evángelos Avéroff ND
Ministre de l'Intérieur Konstantínos Stephanópoulos (jusqu'au 10/09/1976)
Ippokrátis Iordánoglou
ND
Ministre de la Justice Konstantínos Stephanákis ND
Ministre de l'Ordre public Sólon Gíkas (jusqu'au 05/01/1976)
Geórgios Stamátis
ND
Ministre de la Culture et de la Science Konstantínos Trypánis ND
Ministre de l'Éducation nationale et des Religions Panagiótis Zépos (jusqu'au 05/01/1976)
Geórgios Rállis
ND
Ministre des Finances Evángelos Devlétoglou ND
Ministre de l'Agriculture Ippokrátis Iordánoglou (jusqu'au 10/09/1976)
Ioánnis Boútos
ND
Ministre de l'Industrie Konstantínos Konophágos ND
Ministre du Commerce Ioánnis Boútos (jusqu'au 22/02/1975)
Ioánnis Varvitsiótis
ND
Ministre de l'Emploi Konstantínos Láskaris ND
Ministre des Services sociaux Vassíleios Derdemézis (jusqu'au 22/02/1975)
Konstantínos Chrysanthópoulos (jusqu'au 10/09/1976)
Konstantínos Stephanópoulos
ND
Ministre des Travaux publics Christóphoros Strátos ND
Ministre des Transports et du Logement Geórgios Bogiatzís ND
Ministre de la Marine marchande Alexéandros Papadóngonas ND
Ministre de la Grèce du Nord Nikólaos Mártis ND

Remaniement du 21 octobre 1977Modifier

Portefeuille Titulaire Parti
Premier ministre Konstantínos Karamanlís ND
Ministre de la Coordination et de la Planification Panagís Papalygoúras ND
Ministre de la Présidence du gouvernement
Ministre de l'Éducation nationale et des Religions
Geórgios Rállis ND
Ministre des Affaires étrangères Dimítrios Bítsios ND
Ministre de la Défense nationale Evángelos Avéroff ND
Ministre de l'Intérieur Geórgios Mitsópoulos Sans
Ministre de la Justice Spyrídon Gángas Sans
Ministre de l'Ordre public Geórgios Stamátis ND
Ministre de la Culture et de la Science Konstantínos Trypánis ND
Ministre des Finances Evángelos Devlétoglou ND
Ministre de l'Agriculture Ioánnis Boútos ND
Ministre de l'Industrie Konstantínos Konophágos ND
Ministre du Commerce Ioánnis Varvitsiótis ND
Ministre de l'Emploi Konstantínos Láskaris ND
Ministre des Services sociaux Konstantínos Stephanópoulos ND
Ministre des Travaux publics Christóphoros Strátos ND
Ministre des Transports et du Logement Geórgios Bogiatzís ND
Ministre de la Marine marchande Alexéandros Papadóngonas ND
Ministre de la Grèce du Nord Dionysos Arboúzis ND

RéférencesModifier

  1. Marc Marce, « La nouvelle Constitution entre en vigueur le 11 juin », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 9 août 2019).
  2. « La Chambre des députés élit M. Tsatsos président de la République », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 10 août 2019).
  3. (es) « Elecciones anticipadas en Grecia », El País,‎ (lire en ligne, consulté le 10 août 2019).

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier