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Le mandat du gouvernement de Jacques Parizeau, devenu premier ministre du Québec à la suite de sa victoire à l'élection générale du 12 septembre 1994, s'étendit du au .

Sommaire

CaractéristiquesModifier

Le gouvernement de Jacques Parizeau arrive au pouvoir avec comme principal objectif de faire un référendum sur la souveraineté. Durant son année de pouvoir, il s'y prépare d'ailleurs activement. Quelques jours après l'inauguration de la session, en décembre, il dépose un projet de loi créant 15 commissions régionales qui passeront l'hiver à entendre les citoyens désireux d'exprimer leur opinion sur le projet. Elles remettront leurs rapports à une Commission nationale où des organismes divers (syndicats, Conseil du patronat, Union des Artistes, Union des producteurs agricoles, etc) auront la possibilité de donner leurs avis.

C'est en avril que la Commission nationale remet son rapport, recommandant de négocier une entente économique avec le reste du Canada advenant un Oui au référendum. Le 12 juin, Jacques Parizeau signe une entente avec Lucien Bouchard du Bloc québécois et Mario Dumont de l'Action démocratique du Québec, qui prévoit un an de négociations avec le Canada avant de déclarer l'indépendance. Malgré tout, le Non l'emporte de très peu au référendum, ce qui persuade le premier ministre d'annoncer sa démission le lendemain.

La préparation du référendum n'empêche pas le gouvernement Parizeau de s'occuper d'autres dossiers importants. Il crée la Commission de la capitale nationale et installe les premiers jalons de ce qui deviendra l'assurance-médicaments. En économie, il tente de sauver les chantiers Davie de Lauzon et, inquiet des derniers déficits astronomiques de l'ère libérale (plus de $4milliards en 1993 et 1994), il inaugure les premières coupures budgétaires dans le système de santé.

ChronologieModifier

  • : assermentation du cabinet Parizeau devant le lieutenant-gouverneur Martial Asselin.
  • : le 1080 avenue des Braves à Québec devient la résidence officielle du premier ministre.
  • : début de la première session de la 35e Législature.
  • : Lucien Bouchard, chef du Bloc québécois, est amputé de la jambe gauche à la suite d'une infection causée par la bactérie mangeuse de chair (fasciite nécrosante), un streptocoque de type A.
  • : Parizeau dépose la loi sur la souveraineté du Québec. Une quinzaine de commissions régionales représentant les différentes régions du Québec devront définir la souveraineté. Le P.L.Q. annonce qu'il boycottera les commissions.
  • Décembre 1994: adoption de la loi 46 réglementant de nouveau la construction résidentielle.
  • 1994: écriture de la nouvelle Politique de gestion des déchets, qui introduisit le concept de recyclage au gouvernement du Québec. Ce fut la première contribution de Martine Ouellet au gouvernement du Québec.
  • : Jacques Chirac annonce qu'il reconnaîtra un Québec indépendant advenant un référendum gagnant.
  • : devant des pressions diverses, Parizeau reporte le référendum à l'automne.
  • : la Commission nationale sur l'avenir du Québec dépose un rapport préconisant l'union économique avec le Canada.
  • mai 1995 : lancement du premier site web du Gouvernement du Québec[1]
  • : Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Mario Dumont s'allient pour la prochaine campagne référendaire. Ils se sont entendus sur la question, sur le plan de campagne et sur la façon dont les négociations sur le partenariat se mèneront.
  • : dépôt de la question référendaire à l'Assemblée nationale: "Acceptez-vous que le Québec devienne souverain après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique dans le cadre du projet de loi sur l'avenir du Québec et de l'entente signée le 12 juin 1995?"
  • : victoire serrée du Non au référendum sur la souveraineté: 50,48 % contre 49,52 %. 2,324,697 personnes ont voté Non et 2,280,866 pour le Oui. Parizeau déclare que le Oui a été battu "par l'argent et des votes ethniques".
  • : Parizeau annonce sa prochaine démission.
  • : Lucien Bouchard annonce qu'il briguera l'investiture du Parti québécois.
  • : Jean Chrétien déclare qu'il reconnaîtra le Québec comme société distincte, qu'il lui donnera un droit de veto régional et qu'Ottawa se retirera de la formation de la main d'œuvre, mais qu'il n'est pas question que ces principes soient enchâssés dans la Constitution. Québec rejette sa proposition.

à dater :

  • création du réseau Carrefour jeunesse emploi (CJE)
  • 1995 : création de la Commission de la capitale nationale du Québec
  • perception automatique des pensions alimentaires[2]
  • reconnaissance officielle des groupes communautaires[3] : dans les premiers mois du gouvernement, création du Secrétariat à l’action communautaire autonome (devenu depuis le SACAIS), dans le MESS ; et Loi 111 (1995), visant la création du Fonds d’aide à l’action communautaire autonome (FAACA)[4].

CompositionModifier

Composition en septembre 1994
  • Jacques Parizeau: premier ministre.
  • Jean Campeau: ministre des Finances, ministre du Revenu.
  • Pauline Marois: présidente du Conseil du Trésor, ministre déléguée à l'Administration et à la Fonction publique, ministre déléguée à la famille.
  • Paul Bégin: ministre de la Justice, ministre responsable de l'application des lois professionnelles.
  • Louise Beaudoin: ministre des Affaires intergouvernementales.
  • Bernard Landry: Vice-premier ministre, ministre des Affaires internationales, ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, ministre responsable de la Francophonie.
  • Jean Garon: ministre de l'Éducation.
  • Marie Malavoy: ministre de la Culture et des Communications, ministre responsable de la Charte de la Langue française.
  • Jean Rochon: ministre de la santé et des Services sociaux.
  • Guy Chevrette: ministre des Affaires municipales, ministre délégué à la Réforme électorale, ministre responsable du Développement des régions.
  • Marcel Landry: ministre de l'Agriculture, Pêcheries et Alimentations.
  • Jacques Brassard: ministre de l'Environnement et de la Faune.
  • Rita Dionne-Marsolais: ministre déléguée au Tourisme, ministre responsable de la Régie des installations olympiques.
  • Jacques Léonard: ministre des Transports.
  • Louise Harel: ministre de l'Emploi et de la Concertation.
  • Jeanne Blackburn: ministre de la Sécurité du revenu, ministre déléguée à la Condition féminine.
  • François Gendron: ministre des Ressources naturelles.
  • Daniel Paillé: ministre de l'Industrie et du Commerce, ministre des Sciences et de la Technologie.
  • Serge Ménard: ministre de la Sécurité publique.
  • Richard Le Hir: ministre délégué à la Restructuration.
Remaniement en novembre 1994
  • Rita Dionne-Marsolais: ministre déléguée au Tourisme, ministre responsable de la Régie des installations olympiques, ministre de la Culture et des Communications, ministre responsable de la Charte de la Langue française.
Remaniement en février 1995
  • Jacques Parizeau: premier ministre, ministre de la Culture et des Communications, ministre responsable de la Charte de la Langue française.
Remaniement en août 1995
  • Louise Beaudoin: ministre des Affaires intergouvernementales, ministre de la Culture et des Communications, ministre responsable de la Charte de la Langue française.
Remaniement en novembre 1995
  • Pauline Marois: ministre des Finances.
  • Jacques Léonard: président du Conseil du Trésor, ministre de la Fonction publique.
  • Jean Campeau: ministre des Transports.

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

  • Pierre Duchesne, Jacques Parizeau, t. 3 : Le Croisé, 1930-1970, Québec-Amérique, [détail des éditions].
Gouvernement Johnson Gouvernement Jacques Parizeau Gouvernement Bouchard
34e législature 35e législature
1993 1994 1995 1996 1997