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Le gouvernement Bernard Landry est le nom du 32e conseil exécutif du gouvernement québécois. Devenu premier ministre du Québec à la suite de la démission de son prédécesseur Lucien Bouchard, Bernard Landry occupa le poste du au .

Sommaire

CaractéristiquesModifier

Bernard Landry hérite d'un gouvernement dont la cote de popularité est au plus bas. Une partie de la population est mécontente et déplore la dégradation des services dans le système de santé et la loi sur les fusions forcées des municipalités que vient de voter le gouvernement Bouchard. Au cours de ses deux ans de pouvoir, le nouveau premier ministre tente de redonner un peu de dynamisme à son gouvernement en misant entre autres sur la lutte contre la pauvreté. Il fait adopter une loi anti-pauvreté et accorde la parité à tous les prestataires d'aide sociale. Il se prononce pour la mondialisation. Il parvient à une entente avec les Cris sur le développement de la Baie James. Il adhère au Protocole de Kyoto.

Landry promet également de relancer la question nationale. En attendant, les luttes contre Ottawa portent surtout sur le déséquilibre fiscal entre le fédéral et les provinces qui existe depuis les coupures dans la péréquation du ministre des Finances fédéral, Paul Martin, afin d'atteindre son objectif du déficit zéro. Mais, loin de vouloir régler le déséquilibre fiscal, le gouvernement de Jean Chrétien nie son existence.

Composition en mars 2001Modifier

  • Bernard Landry: premier ministre.
  • Pauline Marois: ministre des Finances, ministre des Sciences, Recherches et Technologies, Vice-première ministre.
  • Sylvain Simard: président du Conseil du Trésor, ministre d'État à l'Administration et à la Fonction publique.
  • Paul Bégin: ministre de la Justice.
  • Joseph Facal: ministre des Affaires fédérales-provinciales, ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration.
  • Louise Beaudoin: ministre des Relations internationales, ministre responsable de la Francophonie.
  • François Legault: ministre de l'Éducation.
  • Diane Lemieux: ministre de la Culture et des Communications, ministre responsable de la Charte de la langue française.
  • Rémy Trudel: ministre de la Santé.
  • Agnès Maltais:ministre déléguée à la Santé et aux Services sociaux.
  • David Cliche: ministre délégué à la Recherche, Sciences et Technologies.
  • Jean Rochon: ministre du Travail, ministre de la Solidarité sociale.
  • Nicole Léger: ministre déléguée à la Pauvreté et à l'Exclusion.
  • Linda Goupil: ministre déléguée à la Famille et l'Enfance, ministre déléguée à la Condition féminine, ministre responsable des aînés.
  • Louise Harel: ministre des Affaires municipales, ministre d'État à la Métropole.
  • Guy Chevrette: ministre des Transports, ministre de la Faune et des Parcs, ministre délégué aux Affaires autochtones, ministre délégué à la Réforme électorale.
  • Jacques Brassard: ministre des Ressources naturelles, ministre délégué à la Réforme parlementaire.
  • Jacques Baril: ministre délégué aux Transports.
  • Richard Legendre: ministre délégué au Tourisme, aux Loisirs et aux Sports.
  • Maxime Arseneau: ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.
  • Gilles Baril: ministre des Loisirs et des Sports, ministre de l'Industrie et du Commerce, ministre délégué au Développement régional.
  • André Boisclair: ministre de l'Environnement.
  • Guy Julien: ministre du Revenu.

Remaniement juin 2001:

Remaniement en octobre 2001:

Composition en janvier 2002Modifier

  • Bernard Landry: premier ministre.
  • Pauline Marois: ministre des Finances, ministre des Sciences, Recherches et Technologies, ministre de l'Industrie et du Commerce.
  • Joseph Facal: président du Conseil du Trésor, ministre d'État à l'Administration et à la Fonction publique.
  • Solange Charest: ministre déléguée à la Recherche, aux Sciences et à la Technologie.
  • Lucie Papineau: ministre déléguée à l'Industrie et au Commerce.
  • Jean-Pierre Charbonneau: ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes.
  • Louise Beaudoin: ministre des Relations internationales et de la Francophonie.
  • Paul Bégin: ministre de la Justice, procureur général.
  • Sylvain Simard: ministre d'État à l'Éducation et à l'Emploi.
  • Diane Lemieux: ministre de la Culture et des Communications.
  • François Legault: ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux.
  • David Levine: ministre délégué à la Santé (non-élu, démissionne le 18 juin).
  • Roger Bertrand: ministre délégué aux Services sociaux, à la Protection de la Jeunesse et à la Prévention.
  • Linda Goupil: ministre d'État à la Solidarité sociale, à la Famille et l'Enfance, ministre responsable de la Condition féminine et de la Condition des aînés.
  • Nicole Léger: ministre déléguée à la Pauvreté et l'Exclusion.
  • Jocelyne Caron: secrétaire d'État à la Condition féminine.
  • Jean Rochon: ministre d'État aux Ressources humaines et au Travail.
  • Agnès Maltais: ministre déléguée à l'Emploi.
  • Rémy Trudel: ministre d'État à la Population (Affaires autochtones, Relations avec les citoyens, Immigration).
  • André Boulerice: ministre délégué aux Relations avec les citoyens et à l'Immigration.
  • Gilles Baril: ministre d'État aux Ressources naturelles et aux Régions, ministre d'État au Développement du Nord.
  • Rita Dionne-Marsolais: ministre déléguée à l'Énergie.
  • Michel Létourneau: ministre délégué au Développement du Nord.
  • Serge Ménard: ministre des Transports.
  • Jacques Baril: ministre délégué aux Transports et à la Politique maritime.
  • André Boisclair: ministre d'État aux Affaires municipales, à l'Environnement et à l'Eau.
  • Claude Boucher: secrétaire d'État aux Infrastructures municipales.
  • Rosaire Bertrand: ministre délégué à la Capitale nationale.
  • Jean-François Simard: ministre délégué à l'Environnement et à l'Eau.
  • Maxime Arseneau: ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.
  • François Gendron: ministre délégué à la gestion de la Forêt et à la Ruralité.
  • Richard Legendre: ministre de la Jeunesse, des Loisirs, du Tourisme et des Sports.
  • Guy Julien: ministre du Revenu.
  • Jacques Côté: ministre délégué à l'Habitation.
  • Normand Jutras: ministre de la Sécurité publique.
  • Stéphane Bédard: secrétaire d'État au Renouvellement de la fonction publique.

Remaniement en février 2002:

  • Rémy Trudel: ministre d'État à la Population, ministre d'État aux Régions.
  • François Gendron: ministre d'État aux Ressources naturelles, ministre délégué à la gestion des Forêts et à la Ruralité.
  • Michel Létourneau: ministre des Affaires autochtones, ministre délégué au Développement du Nord.

Remaniement en septembre 2002:

  • Pauline Marois: ministre des Finances, de l'Économie et de la Recherche.

Remaniement en octobre 2002:

  • Normand Jutras: ministre de la Justice, procureur général.
  • Serge Ménard: ministre de la Sécurité publique, ministre des Transports.

ChronologieModifier

  • : assermentation du cabinet Landry devant le lieutenant-gouverneur Lise Thibault.
  • : le discours du Trône de la première session du gouvernement Landry met l'accent sur la question nationale et la lutte à la pauvreté
  • Avril 2001: Bernard Landry déplore qu'il n'ait pu participer au Sommet des Amériques.
  • Juillet 2001: tournée économique de Bernard Landry en Europe.
  • : Québec et les Cris signent une entente portant sur le développement des ressources naturelles à la Baie James. Elle permet la création d'un barrage sur la rivière Eastmain et doit durer 50 ans.
  • : à cause du contexte de ralentissement économique, Pauline Marois présente un second budget pour l'année en cours.
  • : insatisfaits d'avoir été évincés du prochain remaniement ministériel, Guy Chevrette et Jacques Brassard démissionnent[1].
  • : Gilles Baril démissionne à son tour. Il dit avoir été très secoué par les accusations entourant son départ au Mexique avec un lobbyiste connu.
  • : le rapport de la commission Séguin fait état d'un déséquilibre fiscal entre le fédéral et les provinces, qui ira en s'aggravant si rien n'est fait pour le régler. Ottawa nie le déséquilibre fiscal.
  • : dépôt du projet de loi anti-pauvreté donnant un revenu minimum garanti aux travailleurs ayant le salaire minimum, aux chômeurs et aux assistés sociaux inaptes au travail.
  • : Québec adhère aux principes du protocole de Kyoto.
  • : au conseil national du P.Q., à Gatineau, Landry demande la mobilisation de ses 68,000 membres afin de réaliser la souveraineté dans 1000 jours.
  • : Forum national sur le déséquilibre fiscal. Le Conseil du patronat du Québec fait bande à part dans la déclaration finale acceptée par les partis en présence.
  • : le Parti libéral de Jean Charest remporte les élections générales avec 76 candidats élus contre 45 au Parti québécois. Le PLQ a obtenu 46 % des votes, le PQ 33 %, et l'A.D.Q. 18 %.

SourcesModifier

  • LCN-National-Archives

Notes et référencesModifier