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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gourounsi.
Gourounsi

Populations significatives par région
Autres
Langues gourounsi, lyele
Ethnies liées Mossis

Les Gourounsi forment un ensemble de populations d'Afrique de l'Ouest présentes au sud du Burkina Faso et au nord du Ghana[1].

Ils sont répartis du long de la frontière nord du Ghana jusqu'aux localités de Koudougou et Réo. Ils sont constitués de plusieurs sous-groupes répartis dans le centre-sud du Burkina-Faso. Les Kasséna, connus pour leur architecture originale dans la région de , Tiébélé et Léo, les Lélé ou Lyélé dans la région de Réo, les Nuni dans la région de Léo, de Pouni et de Zawara, les Nounouma dans la région de Tchériba, les Sissala autour de Léo, les Ko dans la région de Siby.

Sommaire

EthnonymieModifier

En fonction des sources et du contexte, on observe de multiples variantes : Gorise, Gourounsis, Gruinse, Grunshi, Grunsi, Grusi, Grusis, Grussi, Guren, Gurensi, Guresa, Gurinse, Gurumsi, Gurunga, Gurunse, Gurunshi, Gurunsi, Gurunsis, Jaman, Youlsi[2].

Selon le docteur Salif Titamba Lankoande[3], le mot Gourounsi proviendrait de la déformation du mot Guru-si qui signifie en langue Djerma du Niger « le fer ne pénètre pas ». Lors de l'invasion des Gourounsi par les Djermas venus du Niger vers 1860-1899 et conduit par Babatu, celui-ci ayant recruté dans son armée un bataillon de jeunes hommes forts du pays annexé, les a fait consommer du médicament traditionnel les rendant invulnérables au fer ; on les appelait Guru-si que le langage commun a transformé en « Gurunsi ».

HistoireModifier

La tradition orale des Gourounsi les dit originaires de la région du lac Tchad. Les études historiques confirment en tout cas leur présence au Burkina dès le XIIe siècle[réf. nécessaire].

Malgré les conquêtes de l'empire Mossis à partir du XVe siècle et ses raids esclavagistes sur les villages Gourounsi, les différentes communautés de cette ethnie ont toujours conservé autonomie et indépendance. Leur résistance pour garder leur autonomie et leur indépendance est due au groupe Lyélé qui était doté d'une monarchie extraordinaire dirigé par un roi nommé Taga Otiè Bassole que personne n'a pu découvrir jusqu'à présent. Il était doté d'une forte armée de cavaliers bien organisés dans toute la région du Sanguié. Leur arrière base est à Réo[réf. nécessaire].

Sous-groupesModifier

CultureModifier

Notes et référencesModifier

  1. C. Vermeulen, « Le pays gourounsi », in Willy Delvingt et Cédric Vermeulen (dir.), Nazinga, Les Presses agronomiques de Gembloux, 2007, p. 21 (ISBN 978-2-87016-083-1)
  2. Source RAMEAU, BnF [1]
  3. Salif Titamba Lankoande, Noms de famille (patronymes) au Burkina Faso, Ouagadougou, Burkina Faso, 2004 ?, 106 p.
  4. Musée Théodore-Monod d'art africain, Dakar
  5. a et b Musée d'Aquitaine, Bordeaux

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • (de) Dittmer Kunz, Die sakralen Häuptlinge der Gurunsi im Obervolta-Gebeit, Westafrika, Kommissionsverlag Cram, de Gruyter, Hambourg, 1961, 176 p.
  • Anne-Marie Duperray, Les Gourounsi de Haute-Volta : conquête et colonisation : 1896-1933, F. Steiner, Stuttgart, 280 p. (ISBN 3-515-04112-5) (texte remanié d'une thèse de 3e cycle), 1978)
  • Ned Noll, « Les Français au Gourounsi » in À travers le monde, 1898, p. 21-23
  • Luc Pecquet, L'Habitat Gurunsi, Université Panthéon-Sorbonne, Paris, 1985, 228 p. (mémoire de maîtrise)
  • Louis Tauxier, Le Noir du Soudan : pays Mossi et Gourounsi : documents et analyses, E. Larose, Paris, 1912, 796 p.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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