Goudomp

ville au Sénégal

Goudomp
Goudomp
Tendaba de Goudomp
Administration
Pays Drapeau du Sénégal Sénégal
Région Sédhiou
Département Goudomp
Commune Goudomp
Maire
Mandat
Malang Vieux CISSE[1]
2019-2021
Démographie
Gentilé Goudompois
Géographie
Coordonnées 12° 34′ 40″ nord, 15° 52′ 20″ ouest
Altitude 27 m
Localisation
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Goudomp
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Goudomp
Liens
Site web www.goudomp.com

Goudomp est une ville et une commune de Casamance (Sénégal), située sur la rive gauche du fleuve Casamance, dans le sud du pays. C'est le chef-lieu du département de Goudomp dans la région de Sédhiou.

Case des tout-petits.
ONCAD.
Grande place.
Forage.
Tabala de la grande mosquée.
Poste
Crédit Mutuel.
Résidence de feu Doudou seydi.jpg

HistoireModifier

Le village de Goudomp aurait été fondé entre 1835 et 1840, après la destruction de la capitale des Baïnouks, Birkama en 1825 par les chefs de guerre balantes. Deux versions sont communément admises dans l'histoire de la fondation du village de Goudomp.

Une première, plus répandue, accorde la paternité du village à l'ancêtre de la famille Seydi. Un chasseur du nom de Samba Seydi, petit-frère de Demba Oury SEYDI originaire du village de Tiidi dans le Boundou, au Sénégal oriental, s'installa entre Goudomp, Gnéna et Singhère Baînounk. Le site de Goudomp fut révélé à travers la communication codée d'une meute de chiens qui présageait un bel avenir pour la notoriété de cette localité aux alentours d'un grand tabatier qui jouxtait la maison de l'imam Sadio MANE; . Il partageait souvent ses gibiers avec ses cousins Balantes qui, de temps en temps, le menaçaient. Après sa mort à Singhère vers 1885, son grand- frère Demba Oury Seydi, berger de l'autorité coloniale de Sédhiou lui succéda et s'installa définitivement à Goudomp, après avoir traversé Bouno, Kindjinkourou, Sindina et Balmadou et rencontré Samba Biaye, homme très influent et respecté à Kaour par les baïnouks. Il installa sa base non loin de ce qui constitue aujourd'hui le quartier de Doumassou, aux abords de l'actuelle mosquée du village à proximité du fleuve. Ainsi, le nom du village serait un dérivé du terme Koudon qui signifierait « l'endroit où l'on partage la viande ».

Une deuxième version attribue la fondation du village à des Balantes venus des villages environnant pour la récolte de vin de palme. Ils auraient installé à l'endroit de l'actuel quartier Hamdallaye un campement de repos où ils se retrouvaient pour déguster du vin. Selon cette version, le nom Goudomp viendrait du terme Goudoumpou qui signifierait « le lieu où l'on partage du vin ».

Plusieurs vagues d'immigration de population de diverses ethnies marqueront l'histoire du peuplement de Goudomp. Ce fut d'abord les Diolas dirigés par Bourama Diédhiou et son hôte Sambou Diedhiou, ancien guerrier en fuite de Fodé Kaba Doumbiya; ensuite les Mandingues du Kabou (descendants des familles Cissé, Danfa, Sonko, Diassy Mandiang, Kidiéra, Sama, Faty, Diébaté, Camara). Certains Mandingues du Pakao (Souané, Dabo, Djitté, Touré) les rejoignirent ainsi que les Jakhankés (Gassama) de Fouta-Touba, les Sarakholés (Dramé, Bayo, Sylla), les Malinkés (Keita), les Soussous (Bangoura), les familles chérifiennes (Aïdara).

D'autres groupes ethniques s'installèrent plus tard à Goudomp à partir des années 1940 ; il s'agit des Wolofs du Walo (Wade, Niass, Niang, Diop, Fall, Ndiaye), des Toucouleurs du Fouta-Toro (Sy, Diop, Lam), des Manjacks(Thiangou), des Mankagnes (Kanfome, Ndecky, Malou, Kaly, Diompy) et des Papels.

Goudomp obtient sa première école en 1935 sous le règne de Ismaïla Diedhiou, le dispensaire en 1941, la cabine téléphonique devenue poste en 1951, la construction de la grande mosquée en 1952 par l'appui financier de feu Babacar NIASS (mareyeur) et d'autres bonnes volontés de la localité, le Centre de pêche en 1962 inauguré par l'ancien Président du Sénégal Léopold Sédar Senghor.

Différents chefs de villages se sont succédé à la tête de Goudomp. Parmi eux :

  • Thierno Seydi (Imam et chef de village)
  • Sambou Diedhiou (Diolacounda)
  • Ndène Cissé (Doumassou)
  • Ismïla Diedhiou
  • Kara Diédhiou
  • Binné Mane
  • Demba Badji
  • Massiré Seydi
  • Sergent Malang Diatta(1951-1982)
  • Caporal-chef de vaisseau Sidy Diatta (1982-1990)

Avec la Réforme territoriale de 1974, Goudomp est érigé en chef-lieu de Communauté Rurale. Les principaux Présidents de la Communauté Rurale de Goudomp sont :

  • EL Hadji Karfa Sonko
  • Ibrahima Ibou Sane

1990 : Goudomp est érigé en commune. Le premier maire fut El Hadji Kéba Ndiaye (1990-1995) et les trois premiers délégués de quartier furent :

  • Amdallah : Omar Salia Seydi(1920- )
  • Doumassou : Kéba Sadio
  • Diolacounda : Kéba Diédhiou.

Sous le règne du Maire Adama SONKO, les quartiers administratifs sont dirigés par les délégués de quartier suivants: Diolacounda1 dirigé par Malamine Badji, Diolacounda2 dirigé par Aba Kébé, Sansankoto par Salif Mané, Amdallaye par Balla Moussa Mané.

De 1990 à 2012, la commune de Goudomp fut successivement administrée par les Maires suivants:

  • El Hadji Kéba Ndiaye (1990-1995)
  • Adama Sonko (1995- 2000)
  • Malamine Kourouma (2001-2008)
  • Abdoulaye Bosco Sadio (2009-2014), réélu pour un second mandat (2014-2019)

Les principaux imams qui se sont succédé à la Grande Mosquée de Goudomp sont :

  • Thierno Seydi (imam et chef de village)
  • EL Hadji Ibrahima Dramé (père de feu Sékou Dramé de Diannah-Malary)
  • EL Hadji Ibrahima Aidara (père de Yancouba Aidara)
  • Sadio Mané

Histoire de la Jeunesse de GoudompModifier

Situation de la jeunesse à Goudomp 1.Le rappel historique de l’organisation de la jeunesse à Goudomp :

Ce rappel historique s’articule autour de trois points :

a. L’organisation de la jeunesse dans la société traditionnelle :

Dans la société traditionnelle l’éducation, la formation, la socialisation et l’insertion des jeunes sont assurées au sein des structures organisationnelles traditionnelles à savoir les classes d’âges, la famille et la société clanique par les adultes, les aînés et les personnes âgées. Le jeune adolescent évolue dans une société où la famille élargie constitue le cadre social premier au sein duquel lui sont inculquées les valeurs d’obéissance, de respect et de discipline. Ces valeurs sont essentielles et fondamentales dans la société traditionnelle. Dans la plupart des sociétés africaines, le passage de l’enfant à la vie adulte se fait à travers des rites initiatiques telles que le « Kouyang » au cours desquels les jeunes sont regroupés et bénéficient d’un enseignement. Cet enseignement permet aux initiés d’acquérir des connaissances sur l’histoire de leur ethnie ou clan, l’origine de leur village, les mythes fondamentaux, la cosmogonie, la morale. Les techniques culturales, d’élevage, d’architecture leur sont également enseignées à l’occasion de ces rites initiatiques. Dans les sociétés traditionnelles africaines, les jeunes occupent une place primordiale parmi les forces vives et jouent un rôle essentiel dans l’animation des activités socio-économiques, culturelles et de loisirs. En effet, ce sont les jeunes qui s’occupent des travaux champêtres, de la garde des animaux, de l’organisation des soirées culturelles et des compétitions sportives telle que la lutte traditionnelle.

Les travaux domestiques sont assurés par les jeunes filles. Les personnes âgées et les aînés, investis de l’autorité morale, assument les tâches politiques, coutumières et religieuses dans le souci de la sauvegarde de l’intérêt général. 

b.Évolution dans l’organisation de la jeunesse goudompoise :

L’organisation de la jeunesse à la manière occidentale, notamment française, a commencé avec l’administration coloniale. Le nouveau mode d’organisation de la jeunesse est fortement influencé par des valeurs culturelles importées qui désagrègent progressivement celles qui étaient en cours dans la société traditionnelle.

•La période embryonnaire : de 1920 à 1970 ; l’ère des « Compagnies » :

La nécessité d’encadrer et d’éduquer les jeunes est à l’origine de la création des mouvements et associations de jeunesse. La vie associative était essentiellement animée par les « kouros » connus sous le nom de « Compagnies », de 1920 à 1970, sous la direction de fortes personnalités telles que Fékouroung SANE (1er Président de la Compagnie des jeunes de Goudomp), Kéba DIASSY, Kasseko SONKO, Sountoukoung DIANDING, Tonbon SONKO, Kémo DIEDHIOU, Omar Salia SEYDI, Balla DIEDHIOU, Ibou KOURMANG, Kébanding DIEDHIOU. De grandes manifestations (séances de lutte, de danse Assiko, de festins collectifs) s’organisaient dans le village ainsi que des sorties fréquentes d’amitié à Adéane avec l’aide de la voiture de Papa DIOP. •

L’avènement des premiers clubs :

À partir des années 1970, de nouvelles formes d’organisation de jeunesse apparaissent dont les plus connues furent La Renaissance (avec un orchestre nommé, la Renaibande), la JAG(Jeunesse Amicale de Goudomp) avec Ismaila DIOP, la JUG(Jeunesse Unifiée de Goudomp) créée en et l’AGD (Association des Goudompois de Dakar) et l’AERGZ(l’Association des élèves ressortissants de Goudomp à Ziguinchor). Cet éveil de la jeunesse a abouti à la mise en place des équipes de quartier, des matches amicaux avec d’autres localités, du mouvement embryonnaire des Navétanes inspiré de la jeunesse de Dakar.

Ainsi naquirent des clubs de football tels que le Jonny Club, le Santos ancien (composée de fonctionnaires et d’agents de l’administration dont le frère d’honneur fut Sédalaye SIDIBE/ONCAD), les Espoirs, le DOS, le GEC, le Kéléfa, le Royal d’Akintou (d’où sont sortis les joueurs Paul MPAMI, Kadiona, Boissy et Pierre KALY du Casa Sport), plus tard le Réal, le Fambonding et le Santos. Des tournois de football sont organisés sous l’égide de la commission sportive de la JUG et de la ligue de Football dont le dernier président fut Aliou Bamba DIALLO (1988/1989).

Sous l’impulsion du Président de la jeunesse de la Communauté rurale de Goudomp, Siaka Diong DIEDHIOU, la Semaine culturelle de la Jeunesse furent organisées du 1er au , regroupant des centaines de jeunes des villages de la défunte CR de Goudomp. Pour encourager les activités des jeunes, le Conseil rural octroya l’espace jeunesse, sis à l’actuel camp militaire de Goudomp en 1985 où elle construisit foyer des jeunes avec un espace de spectacle et des coulisses pour le théâtre. Des orchestres tels que le Super Mama Jombo de Guinée-Bissau y se sont produits.

Avec l’érection de Goudomp en commune de plein exercice en 1990, la jeunesse de Goudomp organisa le 1er congrès de la JUG à l’école 1 sous la présidence du Maire Kéba NDIAYE. Ces journées de réflexion ont apporté de profondes réformes dans les statuts et règlements de la structure et a occasionné le renouvellement du bureau. Ainsi M. Samba Waré BA fut remplacé par l’infirmier Baba TOP à la présidence de la JUG Pour mieux s’adapter et intégrer les structures de l’ONCAV, M. Siaka Diong DIEDHIOU, le président de l’OCCAM de Goudomp et de l’OACAM de Diattacounda initia la dissolution des ASC traditionnelles au profit des entités associatives territorialement viables. Ainsi naquirent, parfois dans la douleur du sevrage émotionnel des clubs, des ASC de quartier (ASC Amdallah des cendres du CARA, de l’ASC Doumassou du RJD, des ASC Diolacounda, Santossou.) A l’heure actuelle, la zone compte plusieurs ASC qui évoluent dans l’ONCAV.

Le sport de la petite catégorie était structuré par des clubs de quartier :

Doumassou ; Saint-Etienne, DDB, Olympia,

Amdallah : Le Diamano, le Réal, le Sobeya, le Brésil

Santossou : Oxfort

Diolacounda : Le Casa-Sport, la Police, la JA

Des tournois réguliers de football s’organisaient aux terrains de l’École 1, de l’école 2(Diolacounda), de Bartez, et dans les villages voisins sous le parrainage du Vieux Moulaye DIAOULA, de Ba Demba SEYDI, des Walowalo et toucouleurs de Goudomp. Goudomp fut une zone d’attraction pour toute la jeunesse de Casamance à cause de la richesse de ses ressources halieutiques avec l’organisation périodiques de gala de Lutte et Concerts (UCAS de Sédhiou, Super Waraba de Kolda, le Super Mama Jombo de Guinée Bissau(1988), Baba Maal(1987), Ouza et ses Ouzettes, Dialiba KOUYATE..), ainsi que des carnavals populaires des batteurs de balafon, d’Assiko(Poulé), de bombolong, de tam-tams , des roumbas et ritis peuls .

Cela a façonné  l’esprit d’ouverture  et de tolérance du jeune goudompois au sien d’une population multiculturelle. L’exode rural et la raréfaction du précieux poisson et « métora » eut un impact négatif sur le dynamisme de la jeunesse  entrainant, du coup, une forte émigration des jeunes vers les villes côtières et la diaspora. 

c. Les structures d’encadrement de la jeunesse : L’encadrement de la jeunesse constitue un puissant moyen de canalisation de son énergie créatrice en vue d’entreprendre avec elle des actions efficaces et efficientes pour un développement durable et participatif. À Goudomp, cet encadrement fut assuré par les principales structures suivantes : Les compagnies :

La structuration de la jeunesse de Goudomp débuta vers les années 1920 à travers la classe d’âge d’initiation appelée « Compagnie » et l’émergence du leadership comme celui de Fékouroung SANE, premier dirigeant des jeunes qui jouissait d’un respect de ses pairs et de l’onction des sages.

Cette forme d’organisation des jeunes a joué un grand rôle dans la pacification du village et la participation aux travaux d’intérêtscommunautaires (champs collectifs, construction de la classe en pierre de l’école1 en 1935). La jeunesse a connu une période trouble vers 1940 avec le recrutement forcé dans l’armée coloniale engagée dans la Seconde guerre mondiale. Plusieurs jeunes fuirent Goudomp pour se réfugier en brousse au village de Sikoung. Certains jeunes étaient impliqués dans le jeu politique autour du BDS et du PRA/ Sénégal, du MAC et du MFDC originel et du PAI

L’ère des « Clubs » :

À partir des indépendances, les organisations de jeunesse de Goudomp furent structurées en clubs d’amitié, de quartiers ou de même génération de classes scolaires. Ainsi naquirent des clubs tels que Renaibande, Renaissance, Jonny Club, la JUG, la JAG...La réunification des clubs autour de la JUG (Jeunesse Unifiée de Goudomp) vers les années 1975 fut un déclic vers la formalisation des associations. La JUG organise le premier tournoi formel de football confié à un commissaire au sport qui mit en place La Ligue de football. Cette ligue était structurée et confectionnait un règlement du tournoi de football. Les premiers clubs de Navétane de Goudomp étaient le Jonny club, le DOS, le GEC, les Espoirs puis suivirent le Kéléfa, le Royal, le Réal, le Fambonding et le Santos. Le dernier président de la Ligue de Football fut Aliou Bamba DIALLO. L’avènement des ASC de quartier :

Avec l’érection de Goudomp en commune de plein exercice en 1990, M. Siaka Diong DIEDHIOU le président de l’OCCAM de Goudomp et de l’OACAM de Diattacounda initia la dissolution des ASC traditionnelles au profit des entités associatives territorialement viables. Ainsi naquirent, parfois dans la douleur du sevrage émotionnel des clubs (comme le DOS), des ASC de quartiers (ASC Amdallah des cendres du CARA, de l’ASC Doumassou de l’UJD, des ASC Diolacounda, Santossou.) Goudomp est érigé en 1990 en zone communale affiliée à l’ONCAV (Organisme National de Coordination des Activités de Vacances). Le premier président fut Siaka Diong DIEDHIOU qui sera la même année le Président de l’ODCAV de Sédhiou. Plusieurs présidents se succédèrent à la tête de la zone : • 1990/1991 : Siaka Diong DIEDHIOU en même temps Président de l’ODCAV • 1992/1993 : Ousmane CISSE • 1993/ 1996 : Ismaïla LAM • 1997/1998 : Alphousseyni Diato SEYDI • 1998/1999 : Ousmane Diack BARRO et 1er Vice-président de l’ODCAV et président de la CQRP de l’ORCAV de Kolda. • 1999/2002 : Ibrahima le Colon SONKO et TGA de l’ODCAV de Sédhiou. En , le délégué de Goudomp, Alphousseyni Diato SEYDI fut élu Président de l’ODCAV de Sédhiou où il mena d’importantes réformes dans le fonctionnement des structures départementales de navétane(l’érection de chaque Communauté Rural en zone, délocalisation des phases finales départementales à Marsassoum, Bounkiling, Bona, Tanaf, le plaidoyer pour l’octroi des fonds de dotation de la jeunesse, la création de nouvelles zones :Samine, Djibanar, Niagha, Karantaba, Diamacouta, Sansamba, Bona, Djirédji, Bémet, Djibabouya

La JUG connut aussi deux crises majeures dans sa destinée. La première était liée à la révolte des membres de la JUG contre la sortie inopinée d’un kankourang lors de leur soirée dansante, en . Les représailles des vieux du village furent lourdes de conséquences sur la jeunesse. La seconde fut la réforme des structures de la jeunesse lors du Congrès de la JUG en et le renouvellement du Bureau qui sera dirigé pendant deux années successives par Baba TOP, infirmier d’État en service au Poste de Santé de Goudomp. Aujourd’hui, la JUG est dirigée par une nouvelle génération de jeunes dynamiques conduits par Mamadou Lamine BADJI, qui ont essayé d’hisser le flambeau sportif de la structure dans les championnats régionaux et nationaux de la FSF (Fédération Sénégalaise de Football) Les infrastructures de jeunesse étaient

Les Infrastructures sportives : • Le terrain de l’école1 où se déroulaient toutes les compétitions civiles et de navétane de Goudomp. Sous la houlette de Siaka Diong DIEDHIOU, l’OCCAM a initié la clôture payante au crintins du terrain(1984). Cette idée fut reprise partout dans les terrains nus de la Casamance pendant les Navétanes • Le terrain de la Maison des Jeunes de la Communauté rurale de Goudomp, sis la RN6 • Le terrain municipal de Goudomp clôturé où se déroulent actuellement les compétitions sportives • Le terrain de Basket-ball du Lycée de Goudomp • Des terrains vagues de quartiers

Les Infrastructures de loisirs :

• L’ancien Foyer des Jeunes devenu actuellement une école maternelle • Les orchestres se produisaient souvent dans l’amphithéâtre du Centre de pêche de Goudomp (Super Waraba de Kolda, l’UCAS de Sédhiou...), le Magasin du quai de pêche (UCAS de Sédhiou, Baba MAAL...), la Maison des Jeunes de la Communauté rurale de Goudomp (Super Mama Jombo de Guinée-Bissau), le Centre socio collectif(CDPES). • Des opérateurs privés ont créé des dancings (Ba Demba SEYDI ; le Bakoo et le Dinon, Lamine DIALLO ; la Frontière, Robert MINGOU ; la Salle Ernest, Dembo SONKO ; Le Kansala, l’association Manjack ; la Salle Manjonka, Adama DIATTA dit Ado ; la Salle Balante)

AdministrationModifier

Longtemps communauté rurale polarisant divers villages de la rive gauche du fleuve Casamance (Balantacounda) de Mangacounda à Djibanar en passant par Singhère ou Bindaba (réforme de l'administration territoriale de 1978), Goudomp fut érigé en commune en 1990[2]. Une des trois communes du département de Sédhiou avec les villes de Sédhiou et de Marsassoum, Goudomp a été choisi pour abriter le chef-lieu de département de la nouvelle région de Sédhiou à la faveur de la 24e réforme territoriale votée par l'Assemblée nationale le .

Ce projet de loi modifiant le découpage administratif du Sénégal, notamment le choix de la ville devant abriter le chef-lieu du nouveau département, a suscité des vocations départementales dans plusieurs villages (Tanaff, Samine Escale, Marsassoum) où certaines populations ont organisé des marches pacifiques afin que leurs localités abritent le chef-lieu de département. C'est finalement la ville de Goudomp qui fut choisie pour abriter le chef-lieu du nouveau département. La Commune de Goudomp est actuellement divisé en sept quartiers:Amdallah, Cité Millionnaire, Cité Eaux et Forêts, Diolacounda, Doumassou, Liberté, Santassou, dirigés chacun par un délégué de quartier.

La commune de Goudomp, qui a de longue date souffert de l'enclavement de son département de tutelle (Sédhiou) rendant difficiles certaines démarches administratives, voit dans sa nouvelle stature une occasion de s'affranchir encore un peu plus de sa dépendance(administrative) vis-à-vis de son voisin de l'autre rive (Sédhiou).

GéographieModifier

Goudomp se trouve sur la route nationale N6 qui relie Kolda à Ziguinchor.

Les localités les plus proches sont Kaour, Bakoundi, Akentou et Pantodosse.

Physique géologiqueModifier

PopulationModifier

Lors du recensement de 2002, la population s'élevait à 11 013 habitants.

En 2007, selon les estimations officielles, Goudomp compterait 12 012 personnes.

Situé dans le Balantacounda, Goudomp est l'un des villages les plus cosmopolites de la région. Goudomp est un lieu de forte migration des ethnies de la sous-région. Outre les Balantes, on y retrouve des Mandingues ou Socés, des Peuls (originaires du Boundou, du Fouta Djallon et du Fouladou), des [Diakhankés] originaires de Fouta Touba, des Diolas du Fogny, des Toucouleurs et des Wolofs (venus du Waalo, du Fouta Toro et du Baol), des Manjaques, des Mancagnes(originaires de Pelundo, de Bùla en Guinée-Bissau)et dans une moindre mesure des Sérères. Ces différentes ethnies vivent en parfaite osmose communicant entre elles en mandingue.

La commune de Goudomp est divisée en sept quartiers : Amdallah, Sansacono, Diolacounda 1, Diolacounda 2, Liberté, Cité Millionnaire et Cité Eaux et Forêts. Chaque quartier est dirigé par un conseil de quartier présidé par un délégué.

La population, essentiellement musulmane, vit en parfaite intelligence avec la minorité chrétienne.

ÉconomieModifier

Goudomp, à l'instar des autres villages du Sénégal, est un village agricole. La vie économique est rythmée par l'activité agricole qui occupe une bonne partie de la population pendant l'hivernage et la pêche des crevettes dans le fleuve Casamance le reste de l'année. Les revenus des paysans étaient assurés par la culture de l'arachide, la bananeraie et l'arboriculture fruitière (orange et mangue) pratiqués à côté des cultures d'autosuffisance (riz, maïs, sorgho, etc.).

Mais Goudomp est surtout connu pour ses produits de pêche. C'était jadis un centre de pêche prospère d'où partaient des poissons frais ou fumés vers les villages environnants et les usines de transformation de Ziguinchor. Depuis quelque temps, la pêche aux poissons (mulets, tilapias...) est quasi supplantée par la pêche aux crevettes qui constitue l'une des principales sources de revenus des populations.

Aujourd'hui pour des raisons liées à la crise irrédentiste casamançaise, la production d'arachide est quasi nulle, la bananeraie n'est plus qu'un vieux souvenir, les fruits pourrissent sur place du fait de l'insécurité qui rend difficile la cueillette et/ou l'acheminement des produits vers Ziguinchor. En outre, l'agriculture souffre de la salinisation croissante des sols qui grignotent des pans entiers de surfaces cultivables des rizières. Cette salinisation liée à la baisse de la pluviométrie a comme corollaire la disparition de la mangrove des côtes de Goudomp.

La pêche, quant à elle, supporte mal la surexploitation (liée à l'augmentation de la population); poissons et crevettes se font de plus en plus rares dans les eaux du fleuve.

Jumelages et partenariatsModifier

Personnalités nées à GoudompModifier

  • Abdoulaye Bosco Sadio - expert évaluateur et député (2018)
  • Idrissa Seydi- SGBS
  • Ousmane Seydi -ancien député
  • Youssouph Seydi
  • Lamine Konate - ancien directeur du Contrôle financier de l'État
  • Saloume Kande - ancien ambassadeur

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Drame Souleymane, Goudomp, des origines à l'indépendance, Mémoire de Spécialité, FASTEF(UCAD), 2015 sous la direction du Professeur Valy Faye, Chef du Département d'histoire.
  • Saloume Kande, Gestion de l’espace et problèmes fonciers dans la Commune de Goudomp (Région de Kolda), Mémoire de spécialité, fin de stage CAES/GEO, FASTEF/ Dakar, , sous la Direction du Professeur Mamadou Faye du Département Géo/FASTEF
  • Saloume Kande, La filière crevette dans la Commune de Goudomp (Région de Kolda), Mémoire de Maîtrise Géographie, Université C. A. Diop, Dakar, Déc. 2003, sous la direction du Professeur Guilgane Faye du Département de Géo/UCAD.
  • Saloume Kande, Evolution des pêcheries traditionnelles dans la Commune de Goudomp (Région de Sédhiou) de 1960 à 2017, Mémoire de Master Géographie. Spécialité : environnement et développement. Université Assane Seck de Ziguinchor (UAS/Z) , 185 pages + annexes
  • Albinou Ndecky, Pratiques et représentations des parlers mancagnes de Goudomp (Sénégal). Thèse de doctorat de l'Université de Picardie Jules Verne d'Amiens (France), 2011.
  • Albinou Ndecky, Borrowings from creole based portuguese in Goudomp spoken mancagne: a phonological, morphological and semantic analysis. Mémoire de DEA, Section d'Anglais de l'Université Gaston Berger de St-Louis du Sénégal, 2007.
  • Saloume Faty, Conflit autour de l’aménagement foncier dans la commune de Goudomp : cas du troisième projet de lotissement, Mémoire de fin d’étude de Master Géographie, Master : Espaces, Sociétés et Développement Spécialité : Aménagement et Territoires, Université Assane Seck de Ziguinchor (UAS/Z),113 pages
  • Monique Bertrand et Alain Dubresson, Petites et moyennes villes d'Afrique noire, Karthala, 1997, p. 121 (ISBN 2865377431)
  • Insa Manga[3], Crise agricole dans une vallée de Casamance : le bassin de Goudomp (Sénégal), Université de Rouen (mémoire de maîtrise)[4]
  • Alphousseyni Diato Seydi, Le Kankourang, masque d'initiation des Mandingues de la Sénégambie, Master d'arts 2007 (École Nationale des Arts du Sénégal)
  • Alphousseyni Diato Seydi in https://goudomp.com/la-jeunesse-de-goudomp-une-histoire-plurielle/
  • Histoire de Goudomp, Version d' Ibrahima Kébading DIEDHIOU in https://www.youtube.com/watch?v=zlJojx94Llo
  • Hommage à Demba Oury Seydi et Samba Seydi in https://www.youtube.com/watch?v=GhgTYs65ixs&t=8s
  • Ibrahima Mane, (Poésie) : Présent du Ciel, Édition Le Nègre International, Dakar,

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier