Godfrey Binaisa

personnalité politique ougandais

Godfrey Lukongwa Binaisa, né le à Mityana (Ouganda) et mort le , est un avocat et homme d'Etat ougandais. Il est procureur général de l'Ouganda de 1962 à 1968 puis président de l'Ouganda de à .

Godfrey Binaisa
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Fonctions
Président de l'Ouganda
-
Minister of Foreign Affairs of Uganda (d)
Attorney General of Uganda (en)
Biographie
Naissance
Décès
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KampalaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Godfrey Lukongwa BinaisaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Parti politique
Uganda National Liberation Front (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

FormationModifier

Né à Mityana à l'est de la capitale ougandaise, il part à ses 17 ans étudier le droit à l'Université de Makerere de Kampala.

En 1940, il est renvoyé de l'université pour avoir pris part à une manifestation contre la participation à l'effort de guerre britannique, et banni de la capitale. Pourtant une année après, alors que le gouvernement colonial recherche un homme d'affaires natif pour reprendre les rênes de la production minière pour participer à l'effort de guerre, il est pardonné et reçoit une licence en industrie minière[1].

Dès 1947, il prend part aux actions du Bataka Movement contre la domination britannique. Lors d'une manifestation particulièrement violente en 1949, les leaders du mouvement sont arrêtés. Binaisa est alors accusé d'avoir trahi les membres du groupe.

Il gagne une bourse pour aller étudier la géologie et les mines à l'Université de Glasgow, mais son manque d'implication pendant ses études amène l'institution à annuler sa bourse. Il trouve alors un emploi à Londres avant d'entrer au King's College pour étudier le droit[1].

Après avoir passé son barreau en 1956, il retourne en Ouganda où il ouvre un cabinet d'avocats.

Carrière politiqueModifier

Devenu leader du mouvement rebelle ougandais, il déclare en 1959 que les Anglais ont jusqu'au mois de pour quitter le pays. Il est arrêté en pour avoir incité à la terreur et exilé dans un village reculé de la province du Karamoja[1].

A l'indépendance de l'Ouganda, celui qui était devenu le plus grand hors-la-loi du pays en 1959 devient le premier procureur général indigène du pays en .

Sous le règne de Milton Obote, il participe à la rédaction de la nouvelle constitution, en 1967. Il donne pourtant sa démission un an plus tard à la suite d'un désaccord avec Obote, et retourne dans le privé[1] où il exerce en tant qu'avocat jusqu'en 1972.

A la chute d'Obote lors du coup d'état de 1972, il repart en exil sous la pression d'Idi Amin Dada, à Londres puis à New-York, où il continue d'exercer le droit et mène une campagne continue contre le nouveau dirigeant ougandais. En , Amin est renversé, permettant à Binaisa de rentrer au pays. Il est élu président en juin de la même année.

Onze mois plus tard, il est évincé du pouvoir lors d'un coup d'Etat militaire, et repart en exil au Kenya, puis en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Ce n'est qu'en 2001 qu'il retourne en Ouganda[1].

Vie privéeModifier

Il se marie avec Ruth Namakula en 1945, dont il divorce à la fin des années 50. Il se marie en secondes noces avec Irene Kabamori au début des années 60, dont il divorce lors de son exil en Grande-Bretagne vingt ans plus tard. Il se marie une troisième fois en 2004 avec Tomolo Yamamoto, qu'il n'a alors jamais rencontrée. De ses différents mariages, il a quatre filles et quatre garçons.

RéférencesModifier

  1. a b c d et e Godfrey Binaisa, The Guardian, 3 octobre 2010 (consulté le 16 août 2018)