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Global Chance
Logo de l’association
Cadre
But Face aux menaces liées aux effets des activités humaines sur l’environnement global, promouvoir un dévelop- pement mondial équilibré.
Zone d’influence France
Fondation
Fondation 1992
Fondateurs M. Barrère, B. Dessus
B. Laponche, F. Pharabod
A. Riedacker, P. Roqueplo
Identité
Siège 5 avenue de Trivaux
92190 Meudon
Personnages clés Benjamin Dessus, président d'honneur
Président Mathieu Richard
Secrétaire Sophie Attali
Trésorier Edgar Blaustein
Membres environ 40
Site web global-chance.org

Global Chance est une association française créée en 1992 pour contribuer à la prise de conscience des menaces croissantes qui pèsent sur l’environnement global et inciter à un développement mondial plus équilibré.

Historique et présentationModifier

Global Chance a été créée par six membres fondateurs : Martine Barrère, Benjamin Dessus, Bernard Laponche, François Pharabod, Arthur Riedacker et Philippe Roqueplo.

Dans son allocution d'ouverture au colloque « Énergie : une autre politique est possible en France », organisé le 25 avril 2003 dans le cadre de l'initiative « Énergie : le vrai débat », Bernard Laponche évoquait l'association dans les termes suivants :

« Global Chance a été créée en 1992 (année du Sommet de Rio) ; son nom est un clin d’œil au "Global Change" (changement global qui désigne les dérèglements environnementaux planétaires). C’est une association de scientifiques et d’experts qui discutent sur des problèmes tels que les changements climatiques, essentiellement sous l’angle de l’énergie car beaucoup de ses membres sont issus de ce domaine. Leur mot d’ordre est qu’au lieu de voir les problèmes environnementaux globaux uniquement comme des contraintes dont il faut se prémunir, en se rabattant sur nos « certitudes » et en continuant comme avant, ces risques constituent une chance de bâtir une civilisation différente - en particulier dans le domaine de l’énergie - qui mette fin à ces risques[1]. »

— Bernard Laponche, allocution d'ouverture au colloque « Énergie : une autre politique est possible en France »

Face à ces menaces, Global Chance met les compétences de ses membres au service d’une expertise publique multiple et contradictoire, afin d’identifier et de promouvoir des réponses collectives, et ce dans un esprit de solidarité Nord Sud, d’humanisme et de démocratie[réf. nécessaire].

L'association est particulièrement active sur la problématique énergie-environnement-développement et privilégie une démarche pluridisciplinaire, croisant les approches scientifique et technique, économique et financière, politique et réglementaire, sociale et culturelle.

En 2017, l’association compte près d’une quarantaine de membres, dont Hélène Gassin, Yves Marignac, Pierre Radanne, Laurence Tubiana et Jean-Luc Wingert.

Le conseil d’administration de l'association se compose de sept membres élus : Benjamin Dessus (président d'honneur), Mathieu Richard (président), Sophie Attali (secrétaire), Edgard Blaustein (trésorier), Michel Colombier, Yves Marignac et Jean-Luc Wingert.

Interventions et actionsModifier

Une des actions principales de l'association est l'élaboration des Cahiers de Global Chance (voir ci-après). À plusieurs reprises ses membres interviennent dans le débat public.

Dans une tribune parue dans Politis le 18 juin 2009[2], huit personnalités du monde scientifique, universitaire et associatif, parmi lesquelles Benjamin Dessus, mettent en cause Claude Allègre qui attaque le journal et les scientifiques un an plus tard[3]. En 2012, Claude Allègre fait savoir au tribunal qu’il se désiste de sa procédure[4].

En juin 2011, Benjamin Dessus élabore une note de travail « Sortir du nucléaire en 20 ans. À quelles conditions et à quels coûts ? »[5]. Cette note fait l'objet d'une actualisation en janvier 2012[5],[6].

En octobre 2016, dans une entrevue à Actu-Environnement, Yves Marignac revient sur les lacunes du projet de programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE). Pour l'association, le volet nucléaire de la PPE est une non-décision qui pose des questions en matière de sûreté et d'environnement[7].

En 2019, l'association participe au débat public sur la gestion des matières et déchets radioactifs en déposant un cahier d'acteur où elle préconise l’entreposage à sec et à faible profondeur des combustibles irradiés en attendant qu'aient porté leurs fruits les recherches destinées à réduire la nocivité et la durée de vie des éléments contenus dans les déchets de haute et moyenne activité à vie longue.

Les Cahiers de Global ChanceModifier

Depuis sa création en 1992, l'association publie Les Cahiers de Global Chance (deux numéros par an). L'ensemble des n° sont disponibles en ligne sur le site de l'association[8].

En plus des numéros périodiques, Global Chance a publié 4 n° hors-série, sous forme de mémentos :

  • HS no 1, janvier 2003 : Petit mémento énergétique
  • HS no 2, septembre 2005 : Petit mémento des déchets nucléaires
  • HS no 3, septembre 2007 : Petit mémento des énergies renouvelables
  • HS no 4, avril 2009 : Petit mémento énergétique de l’Union européenne

Le , l'association annonce qu'elle cesse la publication de la revue[14].

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Patrick Piro, Le Nucléaire, une névrose française : après Fukushima, à quand la sortie ?, éd. Les Petits matins, coll. « Essais », , 248 p. (ISBN 978-2-36383004-3)

Liens externesModifier