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Giuseppe Giordani

compositeur italien
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Giuseppe Giordani
Description de l'image GiuseppeGiordani.jpg.

Naissance
Naples, Drapeau du Royaume de Naples Royaume de Naples
Décès (à 46 ans)
Fermo, Flag of the Papal States (pre 1808).svg États pontificaux
Activité principale Compositeur
Style Musique baroque
Lieux d'activité Naples et Fermo
Famille Tommaso Giordani
Nicolina Giordani

Giuseppe Giordani dit Giordanello, né à Naples le et mort à Fermo le , est un compositeur italien. Son frère, Tommaso Giordani (1730-1806) est également compositeur.

BiographieModifier

Né à Naples le 19 décembre 1751, fils de Domenico Giordani et d’Anna Maria Tosato, il y étudie la musique au conservatoire de Santa Maria di Loreto. Il reçoit l’enseignement de Gennaro Manna, Antonio Sacchini, Pietro Antonio Gallo et Fedele Fenaroli. Parmi ses compagnons d’études, il côtoie Domenico Cimarosa et Niccolò Antonio Zingarelli. En 1774, il est nommé maestro soprannumerario della cappella (maître de chapelle surnuméraire) de la cathédrale de Naples[1] en remplacement de Manna. Dans cette période, en sus de la composition de musique sacrée, il s’occupe aussi d’enseigner. Il épouse la chanteuse Emanuela Cosmi le , et à l’automne de cette même année, il crée son premier opéra avec le drame L’Epponina qui inaugure le Teatro della Palla a Corda, à Florence. Dès lors et jusqu’en 1796, il écrit quelque quarante œuvres, parmi lesquelles des opéras seria, opéras-bouffes et oratorios. En 1780, Giordani entre à l’Académie philharmonique de Modène, et par la suite dans celle de Parme.

La distruzione di Gerusalemme (La Destruction de Jérusalem), sur un livret de Carlo Sernicola, est en 1787 la première œuvre sacrée à être représentée dans un théâtre : le Teatro San Carlo de Naples.

Le succès est grand, et l’écrivain Johann Wolfgang von Goethe qui a assiste à la représentation, mentionne l’opéra dans son essai Voyage en Italie[2]. L’année suivante, il inaugure le théâtre municipal de Faenza avec l’œuvre Cajo Ostilio.

Après le succès remporté par La disfatta di Dario (La Défaite de Darius) donnée au théâtre de la Scala à Milan, il devient maestro di cappella de la cathédrale de Fermo, le . Le 4 août, il obtient également le poste d’organiste et le , il occupe ces deux fonctions à la fois aussi pour l’église du Saint-Esprit.

 
Intérieur du théâtre de l’Aquila à Fermo (Italie)

Avec la représentation de La morte di Abele (La Mort d’Abel) et de La distruzione di Gerusalemme, il inaugure le théâtre de l’Aquila(it) de Fermo. Son opéra Ines de Castro, joué à Venise en 1793, comporte déjà les canons des opéras seria de la fin du XVIIe siècle, que caractérisent l’unité scénique plus articulée et complexe et l’introduction des passages choraux. Ses dernières années passées dans la région des Marches, Giordani s’attache principalement à la composition de musique sacrée et d’oratorios.

En son temps, Giordani jouit d’une réputation élevée. Ses œuvres sont représentées, outre les théâtres italiens, à Lisbonne, Dresde et Madrid.

Le célèbre aria Caro mio ben, est généralement attribué à Giordani, mais à tort, le style montrant que celui-ci lui est antérieur d'environ cinquante ans.

ŒuvresModifier

Œuvres instrumentalesModifier

Œuvres vocales profanesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Le duomo de Naples, est célèbre pour refermer le Trésor de saint Janvier.
  2. Reise italienische de Goethe, publié en 1816-1817, est le récit du voyage en Italie qu’il a effectué de 1786 à 1787, d’après son journal et la correspondance.

Sources de WikipédiaModifier

Cet article est partiellement issu d’une traduction des articles de Wikipédia, en italien Giuseppe Giordani (voir la page de discussion)(it) et en anglais Giuseppe Giordani (voir la page de discussion)(en).

Sources et bibliographieModifier

Liens externesModifier