Giuseppe Garibaldi (frégate)

Guiseppe Garibaldi
Image illustrative de l’article Giuseppe Garibaldi (frégate)
Le Garibaldi dans la baie de Naples de 1860
Autres noms Borbone, Saati
Type Navire de guerre à vapeur
Fonction Frégate
Histoire
Chantier naval Castellammare di Stabia Drapeau de l'Italie Italie
Quille posée
Lancement
Commission
Statut détruit en 1899
Caractéristiques techniques
Longueur 68,20 m
Maître-bau 15,20 m
Tirant d'eau 7,10 m
Tirant d'air m
Déplacement 3980 tonnes
Voilure Trois-mâts carré (2725 m²)
Propulsion 4 chaudières à vapeur
Puissance 1175 cv
Vitesse 11 nœuds (maxi)
Caractéristiques militaires
Blindage non
Armement après 1871
  • 8 canons de 200 mm
  • 8 canons de 80 mm
  • 4 canons de 75 mm
Rayon d'action 1.800 milles nautiques
Carrière
Pavillon Pavillon civil italien Italie

La frégate italienne Giuseppe Garibaldi était une frégate à vapeur de la Regia Marina d'Italie. Ce fut le premier navire à porter le nom du général Giuseppe Garibaldi.

Histoire et états de serviceModifier

La frégate est mise en construction au chantier naval royal de Castellammare di Stabia le et mise à l'eau en [1]. Elle entre en service dans la Marine royale du royaume des Deux-Siciles le , sous le nom de Borbone.

En , le navire parvient à Messine pour aider d'autres navires de la marine de Garibaldi, échangeant le feu avec l'ancien navire Bourbon Veloce. Celui-ci est capturé par les forces garibaldiennes et renommé Tüköry en hommage à Lajos Tüköry, un responsable hongrois tué le à Palerme, lors de sa participation à l'Expédition des Mille.

Le , Garibaldi décréte que tous les navires et arsenaux de l'ancienne flotte Bourbonne soient intégrés à la flotte du roi d'Italie. Deux jours après l'entrée du Borbone, renommé Giuseppe Garibaldi, dans la flotte Sarde, il participe au siège de Gaète, la dernière place forte des Bourbons[1]. Elle est incorporée à la Regia Marina lors de sa création en 1861 et est désaffectée en 1870. Finalement, elle réaménagée après la bataille de Lissa en raison de la rareté des navires de la marine, son armement est amélioré, sa structure abaissée et ses voiles de gréement enlevées pour un coût de 200 000 £.

Le , le navire quitte Naples pour un tour du monde en s'arrête à Gibraltar et à Rio de Janeiro, contournant le cap de Bonne-Espérance et visitant en 1873 l'Australie, les Îles Fidji et le Japon. Après y avoir séjourné environ deux mois, le navire se rend à San Francisco et dans plusieurs ports du Mexique, en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Le Garibaldi contourne ensuite le cap Horn, s’arrête à Montevideo et retourne en Italie atteignant La Spezia le [1].

Le Garibaldi est reclassé en corvette en 1877 et l'année suivante, ses chaudières sont remplacées. Il effectue un deuxième tour du monde entre 1879 et 1882, défendant les communautés italiennes d’Amérique latine et aidant les colonies italienne et autrichienne de Suez en bloquant le canal de Suez. Paolo Emilio Thaon di Revel est à bord pendant ce voyage[1].

La corvette Garibaldi est modifiée en 1883 et stationnée en mer Rouge, prenant part à la défense du Massaoua avant d'être désarmée et transformée en navire-hôpital en 1893, puis rebaptisée Saati pour libérer le nom pour un nouveau croiseur blindé. Le navire est finalement désarmé le et démantelé en 1899[1].

RéférencesModifier