Giulietto Chiesa

journaliste et politicien italien

Giulietto Chiesa
Illustration.
Giulietto Chiesa en 2005.
Fonctions
Député européen
Biographie
Date de naissance (79 ans)
Lieu de naissance Acqui Terme Drapeau de l'Italie Italie
Profession journaliste

Giulietto Chiesa

Giulietto Chiesa (né le à Acqui Terme) est un homme politique italien.

Parcours politiqueModifier

Ancien membre du Parti communiste italien dont il a dirigé la fédération de Gênes de 1970 à 1979, Giulietto Chiesa a été par la suite député européen, élu pour la circonscription italienne du Nord-Est sur la liste indépendante d'Antonio Di Pietro et d'Achille Occhetto. À Bruxelles, il a d'abord siégé dans le groupe parlementaire ADLE qu'il a quitté pour le groupe socialiste. Pour les élections européennes de 2009, il était candidat en Lettonie, pour la liste russophone Pour les droits de l'Homme dans une Lettonie unie, mais il n'a pas été élu.

Au Parlement européen, il était membre titulaire de la Commission du commerce international, membre suppléant de la Commission de la culture et de l'éducation, et membre du groupe d'amitié parlementaire Union européenne-Russie (il parle d'ailleurs très bien russe[1]).

Ancien correspondant de L'Unità et de La Stampa à Moscou, il s'est lié à Mikhaïl Gorbatchev et a fondé avec lui le World Political Forum. Il est également membre du Valdai International Discussion Club.

Il a participé en 2005 à la conférence « anti-impérialiste » Axis for Peace organisée par le Réseau Voltaire et milite pour la réouverture d'une enquête internationale indépendante sur les attentats du 11 septembre 2001, car il considère la version que donne le gouvernement américain de ces événements incomplète et erronée.

Activités et publications depuis 2004Modifier

Giulietto Chiesa est élu député du Parlement européen en 2004 sur la liste Di Pietro - Occhetto, società civile, dans la circonscription Nord-Ouest (Piémont, Vallée d’Aoste, Ligurie), en remplacement d’Occhetto, qui a finalement opté pour son siège au Sénat, laissant ainsi le poste à Chiesa, qui avait reçu environ 14 000 votes.

Une fois parlementaire européen, il s’inscrit dans le groupe « alliance des Libéraux et Démocrates pour l’Europe », mais le quitte le pour devenir indépendant du Groupe Socialiste au Parlement Européen, affirmant qu’il s’agissait « d’un choix plus naturel considérant mon passé politique et mes prises de position sur de nombreuses questions cruciales de la vie contemporaine. »

Au sein du Parlement européen, il est nommé vice-président de la commission pour le commerce international, membre de la commission pour la culture et la défense, de la sous-commission pour la sécurité et la défense, de la délégation à la commission de coopération parlementaire Union Européenne (UE) – Russie, de la délégation à la commission de coopération parlementaire UE-Kazakhstan, UE-Kirghizistan et UE-Ouzbékistan et pour les relations avec le Tadjikistan, le Turkménistan et la Mongolie.

Il a participé à la conférence anti-impérialiste Axis for Peace, organisée en 2005 par Thierry Meyssan du Réseau Voltaire. Rudy Reichstadt, de Conspiracy Watch, qualifie la liste des participants de « who’s who des auteurs conspirationnistes les plus en vue de l’époque[2]. »

En 2006, au travers de Megachip il forme un groupe de travail qui enquête sur les attentats du 11 septembre 2001, et qui critique fortement les enquêtes officielles et les interprétations courantes dans les mass-médias. Au sein de ce groupe de travail, Giulietto Chiesa est l’auteur du film Zero - Inchiesta sull'11 settembre (en français « Zéro – Enquête sur le  ») un film documentaire mis en scène par Franco Fracassi et Francesco Trento, et produit par Thomas Telemaco, qui a été projeté lors du festival du cinéma de Rome en octobre 2007, dans la catégorie « Extra ». Le film a commencé à être distribué en Italie début 2008. Il remet en cause nombre de points du rapport officiel de la commission d’enquêtes du sénat américain rendu public en 2004, et voit la participation entre autres de Dario Fo, Moni Ovadia, Lella Costa, Gore Vidal.

Zero a été critiqué par des debunkers qui ont relevé qu'il contenait de nombreuses inexactitudes, approximations et affirmations erronées ou fausses au rythme moyen d'une par minute de projection[3].

Toujours en 2006, il est également le premier directeur avec Adalberto Minucci de la revue Left.

En , il adhère à Sinistra Democratica (la Gauche démocrate).

Toujours en 2007, Chiesa signe deux nouveaux volumes, Les Prisons secrètes de la CIA en Europe qu’il écrit avec deux de ses plus proches collaborateurs, Francesco De Carlo et Giovanni Melogli, et Zéro. Pourquoi la version officielle sur le est fausse, un ouvrage collectif élaboré avec un autre de ses collaborateurs, Roberto Vignoli, et auquel Chiesa a contribué en écrivant l’introduction et un volumineux essai de géopolitique (Europe, pourquoi Mars a défait Venus).

Il est président de l’association MegaChip et membre de la présidence nationale de l’association Gruppo del Cantiere per il bene comune (groupement pour le Bien commun) avec Achille Occhetto, qui en est le président national, Elio Veltri, Antonello Falomi et Diego Novelli. On trouvait aussi dans ce groupe l’économiste Paolo Sylos Labini, disparu depuis.

Giulietto Chiesa est éditorialiste pour différentes revues et journaux : La Stampa, Galatea, Megachip, MicroMega, Il Manifesto et Latinoamerica.

Le à Tallinn, il est arrêté par la police estonienne avant d’être expulsé d’Estonie pour avoir, selon certaines sources, évoqué des « mystifications » qui auraient conduit à Euromaïdan par lequel les Américains auraient, selon certains, renversé le gouvernement de Viktor Yanukovich pour le remplacer par un gouvernement proaméricain[4],[5].

PublicationsModifier

Originales en italienModifier

  • Obiettivo Teheran (1980, De Donato)
  • L'Urss che cambia avec Roy Medvedev (1987, Editori Riuniti)
  • La rivoluzione di Gorbaciov, avec Roy Medvedev (1990, Garzanti)
  • Transizione alla Democrazia, (1990, Lucarini Editore)
  • Cronaca del Golpe Rosso (1991, Baldini & Castaldi)
  • Da Mosca, Cronaca di un colpo di stato annunciato (1995, Laterza)
  • Russia Addio (1997, Editori Riuniti)
  • Roulette russa (1999, Guerini & Associati)
  • G8-Genova, (2001, Einaudi)
  • Afghanistan anno zero, (2001, Guerini & Associati)
  • La Guerra Infinita , (2002, Feltrinelli)
  • Superclan, avec Marcello Villari, (2003, Feltrinelli)
  • La guerra come menzogna, (2004, casa editrice Nottetempo)
  • Invece di questa sinistra, (2004, Edizioni Nottetempo)
  • I peggiori crimini del Comunismo, (2004, casa editrice Piemme)
  • Cronache Marxiane, (2005, Editore Fazi)
  • Prima della tempesta, (2006, Nottetempo)
  • Le carceri segrete della Cia in Europa, (2007, Piemme)
  • Zero. Perchè la versione ufficiale sull'11/9 è un falso, ouvrage collectif, (2007, Piemme)
  • Il candidato lettone. Inedite avventure di un alieno in Europa, Ponte alle Grazie, 2010. (ISBN 978-88-6220-123-0).
  • Zero 2. Le pistole fumanti che dimostrano che la versione ufficiale sull'11/9 è un falso, a cura di, Piemme, 2011. (ISBN 978-88-566-2279-9).
  • Invece della catastrofe. Perché costruire un'alternativa è ormai indispensabile, Piemme, 2013. (ISBN 978-88-566-3145-6).
  • È arrivata la bufera, Casale Monferrato, Piemme, 2015.
  • Putinfobia, Piemme, 2016 (ISBN 978-88-566-5453-0)

Traductions en françaisModifier

  • Guerre et mensonge : Terrorisme d'État américain [« La guerra come menzogna »], éditions Timéli, , 48 p. (ISBN 978-2940342075)
  • Russophobie 2.0 (titre original : Putinfobia) Traduction de Damien Bigini, Le retour aux sources, 212p., 2016

Notes et référencesModifier

  1. Voir, par exemple, ses interventions lors du débat en Russie autour de son documentaire Zéro - enquête sur le 11 septembre, diffusé sur la première chaîne nationale russe le 12 septembre 2008.
  2. Rudy Reichstadt, « Conspirationnisme : Un état des lieux - Note n° 11 », Fondation Jean-Jaurès, Observatoire des radicalités politiques, 24 février 2015, [lire en ligne].
  3. Zéro pointé pocket - Critique technique de la vidéo « Zéro » sur Bastison.net.
  4. « Estonia: rilasciato Giulietto Chiesa dopo l’arresto a Tallinn », Corriere della sera du 15 décembre 2014.
  5. « Estonie : Le journaliste italien et ancien eurodéputé Giulietto Chiesa arrêté », L'Humanité, du 18 décembre 2014.

Liens externesModifier